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Côte d'Ivoire

Guillaume Soro affirme qu'on ne l'empêchera pas d'être candidat à la présidentielle ivoirienne

Guillaume Soro, alors président de l'Assemblée nationale ivoirienne, prend la parole à Abidjan, le 15 février 2019.

L'ancien chef de la rébellion ivoirienne et ex-Premier ministre Guillaume Soro, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt dans son pays, a déclaré mardi à Paris qu'il maintenait sa candidature à la présidentielle ivoirienne en octobre.

"Ceux qui m'ont empêché de fouler la terre de mon pays ne m'empêcheront pas de m'adresser à vous et d'être candidat à la magistrature suprême", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Paris, un mois après sa tentative avortée de retour à Abidjan.

"Je suis candidat à l'élection présidentielle de mon pays (...). Je le demeure définitivement, j'ai même envie de dire que je le suis davantage", a insisté cette figure de la vie politique ivoirienne, populaire parmi la jeunesse, qui ambitionne de bousculer l'échiquier politique ivoirien.

M. Soro avait tenté le 23 décembre de revenir en Côte d'Ivoire, après six mois à l'étranger. Mais il était reparti en avion vers l'Europe après avoir appris qu'il faisait l’objet d'un mandat d'arrêt. Plusieurs de ses proches, dont des députés, ont été ensuite arrêtés.

Guillaume Soro est notamment accusé par la justice ivoirienne d'avoir fomenté "une insurrection civile et militaire" pour s'emparer du pouvoir, ce qu'il nie.

L'ancien Premier ministre a qualifié mardi ce mandat d'arrêt "de fantasque, illégal et purement opportuniste" et assuré qu'il "ne cèderait pas au chantage".

"Cette cabale ne détournera pas l'histoire de son cours inévitable", a-t-il martelé, en assurant: "les Ivoiriens souhaitent le changement, c'est incontestable".

Longtemps allié au président Alassane Ouattara, qu'il a aidé à porter au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro s'est ensuite brouillé avec lui, jusqu'à la rupture début 2019.

Dix ans après la crise de 2010-2011 qui a fait 3.000 morts, le scrutin s'annonce tendu. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

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Des violences font au moins 11 morts dans la ville ivoirienne de Dabou

Les gens applaudissent derrière une banderole "Adjame dit non, non et non, à un 3e mandat de Ouattara", le 26 septembre 2020, à Yopougon, Abidjan. (AFP)

Les affrontements intercommunautaires qui ont commencé lundi dans et autour de Dabou, à 50 km à l'ouest d'Abidjan, ont fait au moins "11 morts" selon un nouveau bilan donné vendredi par le maire la ville Jean-Claude Yede Niangne, à 8 jours de la présidentielle.

"On a retrouvé un onzième corps, qui était en état de putréfaction et devait être là depuis lundi ou mardi", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Cela porte à 11 nombre de morts. Et cela sans compter les dégâts collatéraux. Une dame est décédée" faute de soins parce qu'elle ne pouvait se rendre dans un dispensaire, a-t-il ajouté.

"La situation est calme ce matin. La circulation des camions a repris. La plupart des magasins ont rouvert", a assuré le maire qui continue vendredi les visites dans les villages voisins pour discuter avec les populations.

Selon des habitants, des premiers troubles ont commencé lundi et ont dégénéré en affrontements intercommunautaires mardi entre Adioukrous (ethnie locale, réputée favorable à l'opposition) et Dioulas (ethnie du Nord réputée pro-pouvoir).La situation s'est ensuite aggravée avec l'utilisation d'armes automatiques, selon plusieurs témoins. Le maire évoque une "milice avec des (fusil d'assaut) Kalachnikov".

Un couvre-feu de 19 heures à 6 heures est en vigueur jusqu'à dimanche.

Une trentaine de personnes sont mortes depuis le mois d'août dans des violences liées à la présidentielle du 31 octobre. Au pouvoir depuis 2010, le président Alassane Ouattara se présente à un troisième mandat controversé, tandis que les candidatures de plusieurs figures de l'opposition ont été invalidées.

Le pays a basculé dans une crise préélectorale avec des explosions de violences dans plusieurs villes de province depuis le mois d'aout, dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011, née du refus du président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara. Survenant après une décennie de tensions qui avaient coupé le pays en deux, elle avait fait 3.000 morts.

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