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Grammy Awards 2013 : Fun, révélation de l’année

Rihanna à la 55ème cérémonie des Grammy Awards à Los Angeles, Californie, 10 février 2013. (REUTERS/Mike Blake)

Palmarès éclectique à la 55ème cérémonie des Grammy Awards dimanche soir au Staples Center de Los Angeles.

Pour cette année 2013, un léger avantage a été consacré au jeune trio new-yorkais Fun, qui a remporté deux des trophées les plus prestigieux ; la révélation de l'année et la meilleure chanson pour "We Are Young".

Le trophée sans doute le plus convoité, celui du meilleur album est allé au groupe rock-folk Britannique Mumford & Sons pour « Babel ».

Les Black Keys, groupe de rock américain, sont reparti avec trois trophées 100% rock ; meilleure chanson rock, meilleur album rock pour « El Camino » et meilleur interprétation rock.

Gotye, auteur-compositeur-interprète et musicien australo-belge, auteur du tube "Somebody That I Used To Know", a aussi remporté trois trophées ; meilleur album de musique alternative pour "Making Mirrors", meilleur duo pop et meilleur enregistrement avec la Néo-Zélandaise Kimbra, qui l'accompagne sur le titre. Ce dernier lui a été remis par Prince.

L’Anglaise Adèle, qui avait raflé la mise en 2012 avec six trophées, a décroché cette année la meilleure interprétation pop solo pour son titre "Set Fire To The Rain".
L’américaine Kelly Clarkson a remporté le trophée du meilleur album vocal pop pour « Stronger ».

La catégorie du meilleur Album de musique urbaine a été remportée par Frank Ocean pour «Channel Orange ».

Lors de la soirée, des hommages posthumes ont été rendus, notamment au musicien sitariste et compositeur indien, de notoriété internationale, Ravi Shanka, décédé le 11 décembre 2012 à San Diego en Californie, et au précurseur du mouvement rastafari Bob Marley, avec un pot-pourri de Bruno Mars, Sting et Rihanna.

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Nuit de rage à Minneapolis: émeutes et incendies pour réclamer justice

Un manifestant casse la vitrine d'un magasin non loin du troisième commissariat de la police de Minneapolis, au Minnesota, le 27 mai 2020. (Photo REUTERS/Nicholas )

La rage et la désolation causées par la mort de George Floyd aux mains de la police ont viré aux émeutes mercredi soir dans la ville américaine de Minneapolis, dans l'Etat du Minnesota.

C'était la deuxième nuit d'affrontements entre manifestants et policiers dans cette ville.

A l’origine, la mort violente de l’Afro-Américain George Floyd lundi, en pleine rue, entre les mains des éléments de police. Dans une vidéo largement diffusée, on voit M. Floyd haleter alors qu'un policier blanc s'appuie de tout son poids sur son cou. Trois autres policiers observent, impassibles malgré les supplications des passants.

M. Floyd, 46 ans, n'était pas armé. Selon la police, il était soupçonné d'avoir essayé de faire passer des faux billets dans un restaurant du coin. Transporté des lieux en ambulance, il a été déclaré mort à l'hôpital.

Les quatre policiers ont été limogés.

Mais pour le maire de la ville, Jacob Frey - un Blanc -, il faut aller plus loin. Selon lui, si un citoyen ordinaire avait causé la mort d’un tiers comme ce fut le cas avec M. Floyd, cette personne serait déjà derrière les barreaux. "Je demande donc au procureur du comté de Hennepin, Mike Freeman, d'inculper l'agent de police", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

La députée d’origine somalienne Ilhan Omar, dont la circonscription électorale inclut l’ensemble de Minneapolis, s’est voulue plus précise. Elle a écrit sur son compte Twitter que le policier responsable de la mort de M. Floyd "devrait être inculpé pour meurtre".

Quelques heures plus tard, elle a lancé un appel à l’apaisement, sans doute au vu de la tournure que prenaient les événements. "Nous devrions et devons protester pacifiquement. Mettons fin au cycle de la violence", a-t-elle écrit.

Peine perdue.

Des manifestants ont incendié plusieurs magasins. Le feu s'est ensuite propagé aux bâtiments voisins.

Selon le site web Twin Cities, la police, dont certains éléments ont pris position sur les toits, a utilisé des gaz lacrymogènes, des balles en plastique et des grenades à concussion pour tenir la foule à distance. Mais les manifestants ont répliqué de plus belle. Beaucoup ont lancé des pierres et d'autres projectiles sur les policiers. D’autres ont renvoyé des bombes lacrymogènes vers les policiers.

D'après le quotidien Minneapolis Star Tribune, une personne est morte par balle dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'agirait d'un individu surpris en train de piller un magasin. C'est le propriétaire du magasin qui aurait tiré sur cette personne, selon la police.

Ce n'est pas la première fois que la police est impliquée dans la mort d'un civil sur fond de tensions raciales au Minnesota.

En 2017 Mohamed Noor, un policier d’origine somalienne, avait tué par balle une femme blanche dans la même ville de Minneapolis. Il avait été arrêté et inculpé pour meurtre. Il purge actuellement une peine de 12 ans et demie de prison. Un verdict qualifié de “deux poids, deux mesures”, selon le New York Times.

Pour sa part, le président américain Donald Trump a dit que la mort de M. Floyd est un événement "très triste". Il a jouté que les autorités fédérales enquêtent sur cet incident.

Quatre policiers de Minneapolis licenciés après la mort d’un Noir
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Quatre policiers de Minneapolis licenciés après la mort d’un Noir

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Deuxième soirée de manifestations après la mort d'un Noir américain aux mains de la police

Des manifestants se rassemblent sur les lieux où George Floyd, un homme noir non armé, a été immobilisé par un policier à genoux sur son cou avant de mourir à l'hôpital de Minneapolis, Minnesota, États-Unis, le 26 mai 2020. REUTERS / Eric Miller

Des manifestants se sont rassemblés mercredi pour la deuxième soirée consécutive à Minneapolis, où la mort d'un Noir après son arrestation violente par des policiers a provoqué colère et appels à ce que justice soit faite.

Le chef de la police de la ville du Nord des Etats-Unis a demandé aux manifestants de garder leur calme pour ne pas connaître les mêmes débordements que la veille.

Les vitres d'un commissariat avaient notamment été brisées mardi soir et les forces de l'ordre avaient répliqué en utilisant du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc.

La famille de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans décédé après une arrestation brutale dont la vidéo est devenue virale, a réclamé mercredi que les policiers impliqués soient inculpés pour meurtre.

"Car c'est exactement ce qu'ils ont fait, ils ont commis un meurtre contre mon frère", a affirmé sur la chaîne NBC sa soeur, Bridgett Floyd.

"J'ai la foi et je crois que justice sera rendue", a-t-elle ajouté, affirmant que le renvoi des policiers n'était "pas suffisant".

Les quatre policiers impliqués dans l'arrestation de M. Floyd ont été limogés mardi, mais laissés en liberté alors qu'une enquête a été ouverte.

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, s'est demandé mercredi "pourquoi l'homme qui a tué George Floyd (n'était) pas en prison". "Si vous ou moi avions fait cela, nous serions en ce moment derrière les barreaux", a-t-il affirmé.

Le président Donald Trump a écrit sur Twitter qu'il avait demandé à la police fédérale (FBI) et au ministère de la Justice de faire la lumière sur cette disparition "triste et tragique".

"Mes pensées vont à la famille et aux amis de George. Justice sera rendue!", a-t-il promis.

- Nouvelles images -

Filmée par une passante lundi, une vidéo de l'arrestation montre un agent de police plaquer au sol George Floyd en gardant pendant de longues minutes son genou sur son cou.

On y voit ce dernier geindre et répéter "Je ne peux pas respirer".

L'agent, un Blanc, lui répond de rester calme. Un second policier tient à distance les passants qui commencent à s'emporter alors que l'homme appréhendé ne bouge plus et semble inconscient.

De nouvelles vidéos semblent écarter la thèse mise en avant par la police, selon laquelle George Floyd, soupçonné d'avoir tenté d'écouler un faux billet de 20 dollars, aurait résisté aux agents venus l'interpeller.

Sur des images captées par les caméras du restaurant devant lequel il a été arrêté, il a les mains menottées dans le dos et n'oppose aucune résistance quand un policier le conduit vers une voiture de patrouille.

Sans les images diffusées sur les réseaux sociaux, les policiers "auraient donné une fausse version des faits et ils auraient planqué ça sous le tapis", a dénoncé Benjamin Crump, avocat de la famille du défunt.

- "Voilà pourquoi" -

De nombreuses personnalités ont dénoncé une violence injustifiée de la part des policiers à l'encontre des Noirs.

La sénatrice noire Kamala Harris, ancienne procureure de Californie, a ainsi fustigé "un acte de torture" et une "exécution publique" dans une société marquée par le racisme.

"C'est un rappel tragique que ce n'est pas un incident isolé, mais qui fait partie d'un cycle d'injustice systématique qui existe encore dans notre pays", a déclaré l'ancien vice-président américain et candidat démocrate à la présidentielle de novembre, Joe Biden.

Cette affaire, a-t-il dit, rappelle les circonstances de la mort d'Eric Garner en 2014 à New York. Cet homme noir était décédé après avoir été asphyxié lors de son arrestation par des policiers blancs qui le soupçonnaient de vendre des cigarettes de contrebande.

L'affaire avait notamment contribué à l'émergence du mouvement de protestation Black Lives Matter ("La vie des Noirs compte"). D'autres décès de Noirs aux mains de la police avaient provoqué des émeutes dans le pays.

La star de la NBA LeBron James a publié sur Instagram une photo de l'ancien joueur de football américain, Colin Kaepernick, agenouillé, et une de George Floyd plaqué au sol sous le titre: "Voilà pourquoi".

"Vous comprenez MAINTENANT? Ou c'est toujours aussi confus pour vous?", a écrit LeBron James, basketteur vedette des Los Angeles Lakers.

Pour protester contre les violences policières visant les Noirs, Colin Kaepernick avait lancé un boycott de l'hymne national en mettant un genou à terre quand il était joué avant les matches du championnat de football américain.

Donald Trump menace de « fermer » les réseaux sociaux

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Coronavirus: un coût économique, social et sanitaire hors du commun

Un homme portant un masque facial pour aider à freiner la propagation du nouveau coronavirus se tient devant une librairie à Bangkok, en Thaïlande, le mardi 26 mai 2020. (AP Photo/Sakchai Lalit)

L'Asie semble en bonne voie vers une sortie de crise, l'Europe accélère son déconfinement, l'Amérique du Sud s'enlise et partout le coût social et économique de la pandémie de coronavirus, qui s'ajoute au terrible coût humain, apparaît chaque jour davantage.

Alors que la barre des 350.000 morts dans le monde (plus des trois quarts en Europe et aux Etats-Unis) a été franchie mercredi, l'Union européenne s'apprête à dévoiler dans la journée un important plan de relance, un pari à au moins mille milliards d'euros pour tenter de faire repartir les économies des 27 pays membres.

Même dans les pays dans lesquels les systèmes de santé ont résisté, les indicateurs économiques et sociaux sont au rouge.

"Je me couvre le visage parce que j'ai vraiment honte, je n'avais jamais demandé de la nourriture", confie à Madrid Jacqueline Alvarez, 42 ans, un sac de provisions à la main dans le quartier populaire d'Aluche.

Elle fait la queue, comme près de 700 autres, devant le guichet d'une association de quartier transformée en banque alimentaire. En Espagne, la pauvreté explose plus vite que lors de la crise financière de 2008, mais le monde entier est touché.

- "Faire la manche"

Selon l'ONG Oxfam, la crise sanitaire pourrait précipiter 500 millions de personnes dans la pauvreté.

Au Brésil, les experts s'attendent à une chute de 6 à 10% du PIB cette année, avec taux de chômage bondissant de 12,2% actuellement à plus de 18%.

En France, avec un effondrement d'environ 20% du PIB au deuxième trimestre, les experts tablent sur un repli de plus de 8% sur l'année. C'est "la plus importante récession depuis la création des comptes nationaux en 1948", assure l'Institut national de la statistique.

Après l'Argentine et le Liban, qui se sont déclarés en défaut de paiement, les experts du G20 craignent que la pandémie ne provoque avant la fin de l'année une contagion de défaillances chez les pays émergents, incapables d'honorer les remboursements de leurs dettes.

En Afrique du Sud, considérée par la Banque mondiale comme le pays le plus inégalitaire au monde, la pandémie a accru la misère et plongé dans le dénuement bon nombre des quelque 4 millions d'étrangers, la plupart illégaux.

"Ici, beaucoup de gens souffrent à cause du confinement. La plupart sont migrants ou réfugiés et ils ne peuvent pas travailler", explique Alfred Djanga, porte-parole de familles réfugiées dans le quartier de Mayfair, à Johannesburg.

"Avant, ils étaient employés dans des boutiques ou ils vendaient au coin de la rue. Mais ils n'en ont plus le droit", poursuit cet avocat de 50 ans. "Sans papiers, ils n'ont pas d'autre choix que de faire la manche".

Le coronavirus fait des ravages dans les économies, les systèmes sociaux et sanitaires du monde entier, mais il prélève aussi un lourd tribut dans la tête des soignants, soumis depuis le début de l'année à une surcharge de travail et à un stress exceptionnels.

"On a tous les ingrédients d'un risque majeur de stress post-traumatique", estime Xavier Noël, expert des questions de santé mentale à l'Université libre de Bruxelles.

Ceux qui interviennent en soins intensifs "ont fait face à un taux de décès et à une manière de mourir totalement inhabituels, dans un contexte plus déshumanisé, sans la présence des familles pour les soulager sur la prise de décision", dit-il à l'AFP.

Une étude menée début mai auprès de 3.300 soignants de Belgique néerlandophone montre que 15% songent à "quitter la profession" contre 6% en temps normal.

En Espagne, une étude de l'université de Madrid montre que 51% des 1.200 soignants interrogés présentent des "symptômes dépressifs". 53% présentaient des signes "compatibles avec un stress post-traumatique".

En Amérique du Sud, l'heure est encore à la mobilisation, face aux ravages provoqués par le virus sur des sociétés et des systèmes de santé fragiles.

La propagation du coronavirus "s'accélère" au Brésil, au Pérou et au Chili, a prévenu mardi une agence régionale de l'Organisation mondiale de la santé, appelant ces pays à ne pas relâcher les mesures destinées à ralentir les contaminations.

"En Amérique du Sud, nous sommes particulièrement inquiets étant donné que le nombre de nouveaux cas enregistré la semaine dernière au Brésil est le plus haut sur une période de sept jours, depuis le début de la pandémie", déclare Carissa Etienne, directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), basée à Washington.

Le Pérou a de son côté enregistré un nombre record de 5.772 nouvelles contaminations au coronavirus en 24 heures, pour un total de près de 130.000, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

- Nouvel épicentre -

Le nombre quotidien de nouvelles contaminations en Amérique latine a dépassé celui de l'Europe et des Etats-Unis, faisant du continent latino-américain "sans aucun doute" le nouvel épicentre de la pandémie, selon l'OPS.

En revanche, pour le troisième jour d'affilée, les Etats-Unis ont déploré moins de 700 morts quotidiens du Covid-19, selon le comptage de l'université Johns Hopkins, qui fait référence, à 20H30 mardi (00H30 GMT mercredi).

Dans une Europe où les chiffres et les indicateurs s'améliorent chaque jour, la pression monte pour une réouverture coordonnée des frontières.

L'Italie pousse à une reprise concertée des déplacements en Europe le 15 juin, qui pourrait devenir le "D-Day" du tourisme, a indiqué lundi soir son ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

Ses déclarations vont dans le sens d'un appel franco-allemand pour une réouverture le plus vite possible des frontières, lancé mardi par le président de l'Assemblée nationale française et son homologue allemand.

En France, un décret a par ailleurs annoncé mercredi que l'hydroxychloroquine, médicament à l'utilisation controversée, ne pourra plus être prescrite contre le Covid-19 dans les hôpitaux, hors essais cliniques.

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