Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

George A. Romero, père de "La Nuit des morts vivants", est mort

George A. Romero avec ses zombies avant la première de "Land of The Dead,", Las Vegas, le 18 juin 2005.

Le réalisateur américain George A. Romero, dont le film-culte "La Nuit des morts vivants" a lancé le genre des films de zombies, est décédé dimanche à l'âge de 77 ans, a annoncé son manager.

"Le réalisateur légendaire George A. Romero est décédé dimanche 16 juillet, en écoutant la bande originale de 'L'homme tranquille', un de ses films préférés", a annoncé Chris Roe dans un communiqué.

"Il est mort en paix dans son sommeil, après un combat bref mais déterminé contre un cancer du poumon, laissant derrière lui une famille aimante, beaucoup d'amis et un héritage cinématographique qui a persisté et continuera de persister, à l'épreuve du temps", a ajouté son manager.

Sa femme et sa fille étaient à ses côtés, selon le communiqué.

Tourné en noir et blanc, avec un budget d'à peine plus de 100.000 dollars et des acteurs inconnus, "La nuit des morts vivants", sorti en 1968, raconte l'assaut d'une ferme isolée par une horde de morts sortis de leurs tombes à la suite d'une mutation.

Avec son esthétique "gore", il sera considéré plus tard comme une critique subversive de la société américaine des années 1960, jouant sur les frayeurs d'une époque marquée par la guerre du Vietnam, la course aux armements et la fascination pour les ovnis.

Le film, devenu un classique, a rapporté plus de 30 millions de dollars à travers le monde. Le réalisateur avait reconnu s'être inspiré du roman de science-fiction "Je suis une légende" de Richard Matheson, paru en 1954.

Avec ce long-métrage, "j'ai commencé quelque chose et je n'ai jamais pu y échapper. Je n'ai jamais voulu y échapper !", confiait George A. Romero dans les notes de production de "Land of the Dead", sorti en 2005, qui s'inscrit dans sa saga dédiée aux morts-vivants.

Nouveau genre cinématographique

Nourri aux "comics" et aux films d'épouvante, le réalisateur, né en 1940 d'un père cubain et d'une mère américano-lituanienne, était aussi l'auteur de longs métrages entre épouvante, fantastique et comédie macabre comme "Creepshow" (1982), ou dans un autre genre, de "Knightriders" (1981), retraçant l'épopée d'une troupe ambulante de chevaliers-motards.

"La nuit des morts-vivants" a donné naissance à un nouveau genre cinématographique, devenu incontournable à Hollywood. Les zombies ont envahi plus tard le monde des jeux vidéos et des séries télévisées.

A l'annonce de son décès, les hommages se sont multipliés. "Triste d'apprendre que mon collaborateur favori -et ami de longue date- George Romero est mort. George, il n'y aura jamais personne comme toi", a twitté l'écrivain Stephen King, maître du roman d'horreur.

Le réalisateur américain Eli Roth a salué George A. Romero pour avoir "fait face au racisme il y a 50 ans", en confiant le rôle principal de "La nuit des morts-vivants" à un acteur noir, Duane Jones.

"Romero est décédé. Difficile de trouver les mots pour l'instant. La perte est tellement grande", s'est désolé le Mexicain Guillermo del Toro, réalisateur du film fantastique "Le labyrinthe de Pan".

"Chaque film de la saga reflète à sa manière le climat politique et social de son époque. Si les histoires que j'y raconte sont finalement assez proches les unes des autres, elles prennent tout leur sens par le contexte dans lequel elles se situent, par l'évolution du monde et de la société sur plusieurs décennies", expliquait George A. Romero.

La plupart de ses films ont été tournés à Pittsburgh, en Pennsylvanie, ville où il a fait ses études universitaires, ou dans les alentours.

"La nuit des morts-vivants" a été ajoutée en 1999 au Registre national des films aux Etats-Unis, qui regroupe des oeuvres considérées comme "culturellement, historiquement ou esthétiquement importantes".

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Idriss Fall a discuté des conclusions du rapport de Robert Mueller avec l’ancien Secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires africaines, Hermann Cohen

Idriss Fall a discuté des conclusions du rapport de Robert Mueller avec l’ancien Secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires africaines, Hermann Cohen
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:09 0:00

États-Unis: le rapport Mueller sur l'enquête russe rendu public

États-Unis: le rapport Mueller sur l'enquête russe rendu public
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:33 0:00

Le Rapport Mueller finalement livré au public

Le Rapport Mueller finalement livré au public
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:37 0:00

Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:08 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG