Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Gabon

Le président Bongo "se porte plutôt bien", selon le Premier ministre

Le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet lors de la cérémonie présidentiel à Libreville, au Gabon, le 7 mai 2018.

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, malade et hospitalisé depuis plus d'un mois et demi, "se porte plutôt bien", a déclaré son Premier ministre après l'avoir rencontré mardi à Rabat où M. Bongo est en convalescence.

"Le chef de l'Etat se porte plutôt bien, le processus de sa rééducation évolue très rapidement et positivement", a affirmé mardi soir à Libreville le chef du gouvernement, Emmanuel Issoze Ngondet, à son retour de Rabat. Il n'a pas précisé quand le chef de l'Etat rentrerait à Libreville.

M. Ngondet s'y est rendu accompagné du vice-président, Pierre-Claver Maganga Moussavou, de la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, et du directeur de cabinet d'Ali Bongo, Brice Lacruche Alihanga.

"Le chef de l'Etat est conscient, il reconnaît ses interlocuteurs, il voit bien, il parle bien, sa modulation de ton est bonne", a affirmé M. Ngondet à la presse. "Nous avons été rassurés et apaisés en sortant de cette audience" avec le président à laquelle assistaient également M. Maganga et Mme Mborantsuo, a-t-il ajouté.

Selon lui, M. Bongo "nous a demandé de tout mettre en oeuvre, chacun dans les responsabilités qui sont les siennes, pour que la paix et la stabilité du Gabon soient préservées".

Les chaînes de TV publiques gabonaises, Gabon 1ère et Gabon 24, ont diffusé mardi soir une vidéo de la rencontre entre le chef de l'Etat, son Premier ministre, le vice président et la présidente de la Cour, sans son.

Lundi, une photo et une vidéo avaient déjà été diffusées par le palais royal du Maroc, montrant le roi Mohammed VI rendant visite à Ali Bongo à l'hôpital militaire de Rabat où il est soigné.

Le vice-président gabonais a pour sa part affirmé que l'hospitalisation du chef de l'Etat "n'est pas l'occasion de parler de la vacance" du pouvoir. "L'histoire est jonchée de cas où le président de la République est malade et prend le temps de se remettre en bonne santé. Il n'y a pas de limite à cela", a-t-il affirmé.

A la suite d'un malaise, le président gabonais, âgé de 59 ans, a été admis le 24 octobre dans un hôpital de Ryad où il est resté jusqu'au 29 novembre, date de son transfèrement dans un établissement hospitalier militaire de Rabat pour y poursuivre sa convalescence et sa rééducation.

A aucun moment les autorités gabonaises n'ont révélé le mal dont il souffrait. Seules des sources non officielles ont évoqué un accident vasculaire cérébral (AVC).

Toutes les actualités

Le vice-président et le ministre des Forêts limogés

Pierre Claver Maganga Moussavou, le vice-président, viré par le président gabonais Ali Bongo.

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a annoncé mardi soir le limogeage de son vice-président Pierre Claver Maganga Moussavou, ainsi que celui du ministre des Forêts et de l'Environnement, Guy Bertrand Mapangou.

"Par décret du président de la République, il est mis fin aux fonctions du vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou", a annoncé la présidence dans un communiqué.

Le poste de vice-président de la République avait été restauré en 2017 et confié à M. Maganga Moussavou, un opposant à Ali Bongo, candidat malheureux à la présidentielle de 2016.

"Il est mis fin aux fonctions du ministre des Forêts et de l'Environnement, chargé du Plan Climat, Guy-Bertrand Mapangou", a ajouté la présidence dans le même communiqué.

Ancien porte-parole du gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou est un pilier du régime, qui a été plusieurs fois ministre, notamment à l'Intérieur.

Le président a placé le ministère des Forêts et de l'Environnement "sous l'autorité directe du Premier ministre", Julien Nkoghe Bekalé.

La présidence n'a donné aucun détail sur les raisons de ces limogeages, mais les appels à la démission de M. Mapangou s'étaient multiplié ces derniers jours dans la presse et la société civile gabonaises, dans le sillage du "kévazingogate", une affaire de trafic de bois précieux interdit d'exploitation.

Fin février et début mars, près de 5.000 mètres cube de kévazingo, une essence rare très prisée en Asie, d'une valeur d'environ 7 millions d'euros, avaient été découverts dans deux sites d'entreposage appartenant à des sociétés chinoises, au port d'Owendo, à Libreville.

Une partie du kévazingo était chargée dans des conteneurs sur lesquels figurait le tampon du ministère des Eaux et Forêts indiquant une cargaison d'okoumé, une essence de bois dont l'exploitation est autorisée.

Après la découverte de ces documents falsifiés, le responsable de ce ministère au port et son équipe avaient été arrêtés, soupçonnés d'implication dans ce trafic.

Mais le 30 avril, 353 de ces conteneurs, placés sous l'autorité de la justice, s'étaient mystérieusement volatilisés. Deux cents conteneurs ont par la suite été retrouvés dans les entrepôts de deux entreprises différentes, toujours au port d'Owendo.

Le kévazingo est un bois rare d'Afrique centrale, considéré comme sacré par certaines communautés locales et très apprécié en Asie, notamment pour la réalisation de parquets, escaliers, meubles de luxe ou portails de temples.

La justice gabonaise a annoncé l'arrestation de deux ressortissants chinois, accusés d'avoir participé au trafic, avec la complicité de fonctionnaires gabonais.

Représentant 60% du PIB (hors hydrocarbures), le secteur forestier est l'un des piliers historiques de l'économie du Gabon, un pays recouvert à près de 80% par la forêt.

Fin mars, le rapport d'une ONG britannique avait dénoncé les pratiques illégales d'un groupe chinois à l'origine d'un vaste trafic d'exploitation de bois au Gabon et au Congo, accusant notamment plusieurs personnalités politiques et agents de l'administration d'y être impliqués.

Avec AFP

L'entrepreneur chinois mis en cause dans le Kévazongogate proclame son innocence

Les gens visitent la Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) à Owendo, port de Libreville le 11 octobre 2012.

L'avocat de l'entrepreneur chinois mis en cause par la justice gabonaise dans une affaire de trafic de bois précieux interdit d'exploitation a affirmé lundi l'innocence de son client, dénonçant le fait qu'il ait été "jeté à la vindicte populaire" dans une procédure sans fondement.

Fin février et début mars, près de 5.000 mètres cube de kévazingo, une essence rare très prisée en Asie, d'une valeur d'environ 7 millions d'euros, avaient été découverts dans deux sites d'entreposage appartenant à des sociétés chinoises, au port d'Owendo, à Libreville.

Une partie du kévazingo était chargée dans des conteneurs sur lesquels figurait le tampon du ministère des Eaux et forêts indiquant une cargaison d'okoumé, une essence de bois dont l'exploitation est autorisée.

Après la découverte de ces documents falsifiés, le responsable de ce ministère au port et son équipe avaient été arrêtés, soupçonnés d'être impliqués dans ce trafic.

Mais le 30 avril, 353 de ces conteneurs, placés sous l'autorité de la justice, s'étaient mystérieusement volatilisés.

François Wu, un influent homme d'affaires chinois, conseiller juridique pour des entreprises chinoises désireuses d'investir dans le secteur forestier au Gabon, avait été désigné le 13 mai comme "la pièce maîtresse du réseau de trafiquants" par le procureur de Libreville, qui avait précisé qu'il était "activement recherché".

"M. Wu n'a rien à se reprocher. Il n'était pas sur le territoire gabonais quand l'affaire a éclaté, il n'a jamais été convoqué par la justice. Mais il fallait absolument trouver un coupable dans ce dossier, alors il est présenté comme le cerveau d'un réseau", s'est emporté lors d'une conférence de presse à Libreville son avocat, Tony Serge Minko Mi Ddong.

"Comment pourrait-il regagner le Gabon, quand avant même d'avoir été jugé, il est déjà condamné, victime d'une instruction qui se fait à ciel ouvert et jeté à la vindicte populaire", a-t-il demandé, dénonçant une atteinte à la présomption d'innocence.

Me Minko a évoqué une "procédure mort-née". "Je n'ai pas vu d'acte qui confirme que 353 containers ont été saisis. Il faut que l'infraction ait été constatée pour qu'elle existe. S'il n'y a pas de procès-verbal, il n'y a pas d'infraction".

Plusieurs hauts cadres ont été suspendus de leurs fonctions, dont les directeurs de cabinet des ministères des Eaux et Forêt et de l'Economie.

La justice gabonaise a annoncé l'arrestation de deux ressortissants chinois, accusés d'avoir participé au trafic, avec la complicité de fonctionnaires gabonais.

Premières sanctions dans l'affaire Kevazingo au Gabon

Premières sanctions dans l'affaire Kevazingo au Gabon
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:11 0:00

Plusieurs hauts responsables suspendus

Les gens visitent la Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) à Owendo, port de Libreville le 11 octobre 2012.

Le gouvernement gabonais a annoncé jeudi avoir suspendu plusieurs hauts responsables de l'administration gabonaise après la disparition fin avril de centaines de conteneurs chargés de kévazingo, un bois précieux interdit d'exploitation, saisis par la justice deux mois plus tôt.

Les investigations de ce que certains dans la presse gabonaise ont baptisé le Kévazingogate, se poursuivent et les autorités ont prévenu que personne ne serait à l'abri, pas même des membres du gouvernement s'ils étaient impliqués.

Les résultats "d'une enquête confiée à la direction générale des contre-ingérences ont relevé à ce jour de graves et inadmissibles dysfonctionnements ainsi que des complicités actives et passive, dans les administrations des Eaux et forêts et des douanes", a déclaré jeudi la porte-parole du gouvernement, Nanette Longa-Makinda.

Plusieurs hauts cadres ont été suspendus de leurs fonctions, dont le directeur de cabinet du ministère des Eaux et Forêt ainsi que celui de l'Economie.

Fin février et début mars, près de 5.000 mètres cube de kévazingo (d'une valeur d'environ 7 millions d'euros) avaient été découverts dans deux sites d'entreposage appartenant à des sociétés chinoises, au port d'Owendo, à Libreville.

Une partie du kévazingo était chargée dans des conteneurs sur lesquels figurait le tampon du ministère des Eaux et forêts indiquant une cargaison d'okoumé, une essence de bois dont l'exploitation est autorisée.

Après la découverte de ces documents falsifiés, le responsable de ce ministère au port et son équipe avaient été arrêtés, soupçonnés d'être impliqués dans ce trafic.

Mais le 30 avril, 353 de ces conteneurs, placés sous l'autorité de la justice, s'étaient mystérieusement volatilisés.

La justice gabonaise a mis en cause lundi un influent entrepreneur chinois, accusé d'être le cerveau d'un trafic de kévazingo, avec la complicité de fonctionnaires gabonais.

Deux cents conteneurs ont par la suite été retrouvés dans les entrepôts de deux entreprises différentes.

"Le Premier ministre avait déclaré que son gouvernement serait exemplaire, et que les membres de son gouvernement qui s'éloignerait de cette attitude serait sanctionnés. Les membres du gouvernement qui seraient impliqué dans cette affaire sont invités à en tirer les conséquences qui s'imposent", a ajouté la porte-parole.

Le kévazingo est un bois rare d'Afrique centrale très apprécié en Asie, notamment pour la réalisation de portails de temples, de tables de thé et de tables de réunions.

Représentant 60% du PIB (hors hydrocarbures), le secteur forestier est l'un des piliers historiques de l'économie du Gabon, un pays recouvert à près de 80% par la forêt.

Fin mars, le rapport d'une ONG britannique avait dénoncé les pratiques illégales d'un groupe chinois à l'origine d'un vaste trafic d'exploitation de bois au Gabon et au Congo, accusant notamment plusieurs personnalités politiques et agents de l'administration d'être impliqués.

Le président gabonais accueille Alassane Ouattara à Libreville

Le président gabonais accueille Alassane Ouattara à Libreville
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:31 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG