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L'agro-industriel Olam va suspendre un an le défrichement des forêts au Gabon

Un éléphant solitaire broute une clairière dans la forêt tropicale de la réserve de Lope, au Gabon, 4 juillet 2001

Une multinationale de l'agro-industrie, Olam, s'est engagée à suspendre pendant un an le défrichement des forêts primaires du Gabon, l'une des grandes réserves de biodiversité en Afrique, a indiqué l'ONG environnementaliste Mighty Earth dans un communiqué reçu vendredi

Partenaire du gouvernement gabonais, l'entreprise agro-industrielle de Singapour Olam s'est engagée "à suspendre tout défrichement de forêts au Gabon pour ses plantations de palmiers à huile et de caoutchouc pendant un an (une période qui peut-être prolongée)", s'est félicité Mighty Earth.

L'accord a été signé par le PDG d'Olam, Sunny Verghese, et le président de Mighty Earth Henry Waxman, précise Mighty Earth.

En retour, Mighty Earth "suspend pour un an son actuelle campagne contre Olam".

"Nous espérons que cet accord avec Olam aura un impact direct sur l'habitat des chimpanzés, gorilles, et éléphants au Gabon (qui est un de leurs derniers refuges)", a commenté Etelle Higonnet, responsable des campagnes de Mighty Earth, dans un mail à l'AFP.

Publiée en février, une étude de l'Université américaine Duke (Caroline du Nord) a montré que des populations d'éléphants de forêt au Gabon ont chuté de près de 80% en une décennie à cause du braconnage. "Notre étude suggère que plus de 25.000 éléphants dans le parc national gabonais de Minkébé pourraient avoir été abattus pour leur ivoire entre 2004 et 2014", précise John Poulsen, professeur d'écologie tropicale.

En décembre, Mighty Earth et une autre ONG, Brainforest, avaient estimé qu'Olam avait "déboisé depuis 2012 environ 20.000 hectares de forêts dans ses concessions gabonaises".

Olam a avancé un chiffre supérieur -25.000 hectares-, précisant que cette superficie ne représentait que 0,1% des zones forestières du Gabon, et qu'il s'agissait "de forêts secondaires hautement exploitées et dégradées".

Au coeur de l'Afrique centrale, le territoire du Gabon (267.667 km2) est recouvert de forêt à 80%. "Les dernières grandes forêts riches en biodiversité et quasi intactes comme celles que l'on trouve au Gabon sont précisément celles qui doivent être protégées contre l'expansion agro-industrielle", estime Mighty Forest.

Avec AFP

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Deux élus congolais condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l'Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

Le député provincial "figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l'attaque contre un convoi d'exploitants d'or chinois, le 17 juin", a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin, avait rapporté l'AFP.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d'un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu, a rapporté un correspondant de l'AFP présent à l'audience.

L'auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L'impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l'est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu'ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

"Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille", a indiqué l'administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l'AFP.

Les autorités attribuent comme d'habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

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