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Mezeng, village gabonais à la frontière avec la ville natale modernisée d’Obiang Nguema

  • Timothée Donangmaye

Mezeng, village d’une centaine d’âmes, en Guinée équatoriale, 27 janvier 2017. (VOA/ Timothée Donangmaye)

De passage à Oyem pour les matchs de la 31e Coupe d’Afrique des Nations, Gabon 2017, notre envoyé spécial Timothée Donangmaye en a profité pour se rendre à la frontière de la Guinée équatoriale. Récit.

A bord d’un véhicule tout terrain, nous quittons Oyem par une voie latéritique cahoteuse, serpentant à travers la forêt équatoriale. Destination : Mezeng, village frontalier d’une centaine d’âmes, situé à 37 km. Nous y arrivons 45 minutes plus tard.

En face de la brigade gendarmerie locale, une barrière. Et au-delà, sur une colline, une ville moderne, aux larges rues et aux immeubles flambant neuf, Mongomo, ville natale du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema.

Frontière de Mezeng, au Gabon, et Mongomo en Guinée équatoriale visible au loin, 26 janvier 2017. (VOA/ Timothée Donangmaye)
Frontière de Mezeng, au Gabon, et Mongomo en Guinée équatoriale visible au loin, 26 janvier 2017. (VOA/ Timothée Donangmaye)

Oumar Abderahmane, boutiquier tchadien établi à Mezeng, s’y rend souvent pour se procurer certains articles.

Rosette Meyemeze, contrôleuse des affaires maritimes (37 ans), revient justement de la Guinée équatoriale où elle est allée acheter des produits cosmétiques espagnols. Les agents d’immigration de ce pays voisin ne sont pas d’un abord facile, soupire-t-elle.

A la faveur de la CAN 2017, le contrôle s’est tout de même assoupli en Guinée équatoriale, reconnait cette fonctionnaire gabonaise. Pour regagner Oyem, elle doit s’adresser à Gervais Nguema, âgé de 34 ans, qui enregistre les passagers.

L’un chauffeur qu’aide Gervais Nguema est Obame.

L’état de la route, c’est aussi l’un des soucis de Mba Ngoua Messa, 62 ans, depuis deux ans chef du groupement Assock Mezeng dont fait partie Mezeng.

Devant la brigade de gendarmerie de Mezeng, Gabon, 26 janvier 2017. (VOA/ Timothée Donangmaye)
Devant la brigade de gendarmerie de Mezeng, Gabon, 26 janvier 2017. (VOA/ Timothée Donangmaye)

Mezeng connait une activité économique limitée, ce qui est source de tensions entre la population locale et les étrangers, nous explique Jerry Omain, jeune sans emploi.

Pour la population locale, goudronner la route Oyem-Medzeng permettra à ce village d’exploiter son potentiel commercial et touristique pour devenir un important pôle de développement.

Reportage de Timothée Donangmaye depuis Oyem au Gabon

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