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Fusillade dans un lycée américain: les parents du tireur inculpés

Fusillade dans un lycée dans l'Etat du Michigan, dans le nord des Etats-Unis.

Les parents de l'adolescent qui a ouvert le feu mardi dans un lycée du nord des Etats-Unis, faisant quatre morts, ont été inculpés vendredi d'homicides involontaires, a annoncé la procureure du comté d'Oakland Karen McDonald.

Ethan Crumbley, âgé de 15 ans "est celui qui est entré dans le lycée et a appuyé sur la détente", mais "d'autres personnes ont contribué à cet évènement et j'ai l'intention de leur faire rendre des comptes", a-t-elle dit en annonçant les poursuites contre James et Jennifer Crumbley.

James Crumbley avait acheté quelques jours plus tôt le pistolet semi-automatique utilisé par son fils.

Quatre élèves du lycée d'Oxford, une petite ville du Michigan, sont morts et six autres ont été blessés, ainsi qu'un enseignant.

Le tireur a été arrêté sur les lieux. Il a été inculpé pour "acte terroriste" et "assassinats", et risque la prison à vie car il est poursuivi comme s'il était majeur.

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Ambassadeur italien assassiné en RDC: des suspects arrêtés

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L'ancien président Trump accusé de fraude fiscale à New York

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Affaire Floribert Chebeya: l'ex-président Joseph Kabila ne comparaitra pas

Floribert Chebeya Bahizire, défenseur des Droits de l'Homme assassiné le 2 Juin 2010 à Kinshasa en République Démocratqieu du Congo (Congo).

En RDC, l’ex président Joseph Kabila ne comparaîtra pas au procès en appel de l'assassinat du défenseur des droits humains Floribert Chebeya. Usant de “son pouvoir discrétionnaire”, le tribunal militaire de Kinshasa-Gombe a rejeté mercredi la demande des ONG et des parties civiles en ce sens

"Nous sommes très déçus par cette position", a confié à l'AFP Rostin Manketa, directeur exécutif de l'ONG “La Voix des sans voix “(VSV), à laquelle appartenait Floribert Chebeya et qui s’est constituée partie civile au procès de l’assassinat de ce dernier.

Cette organisation, figure parmi les 50 entités non gouvernementales qui, avec les parties civiles, réclamaient la comparution de plusieurs personnes citées dans l'affaire par l'un des prévenus. Parmi ces personnes figure l’ex-président et sénateur à vie Joseph Kabila.

Mais le président de la Haute Cour militaire a rejeté leur demande, jugeant inopportun de faire venir au procès ces personnalités. Les plaidoiries débuteront dès le 26 janvier.

Pouvoir discrétionnaire ou immunité?

Selon les médias congolais, le juge a usé de son “pouvoir discrétionnaire”, que lui reconnait l'article 249 du Code judiciaire militaire.

Le pouvoir discrétionnaire permet aux acteurs investis d’une autorité légale de faire des choix , de s'abstenir ou de décider avec une marge plus ou moins grande de liberté, en fonction d'une appréciation d'opportunité. Ce pouvoir n’est pas arbitraire car celui qui l’invoque reste soumis à la loi.

A cela s'ajoute un détail important: la loi congolaise prévoit que les anciens chefs de l’Etat ne peuvent pas être poursuivis pour des faits ayant eu lieu pendant leurs mandats. Ils bénéficient d'une certaine immunité.

Floribert Chebeya, natif de Bukavu et figure de “La Voix des sans voix“ avait été retrouvé mort, assassiné, le 2 juin 2010, à l’âge de 47 ans, alors que Joseph Kabila était président de la RDC.

Le défenseur des droits humains avait disparu la veille à l'issue d'un rendez-vous dans les locaux de la police à Kinshasa. Son chauffeur, Fidèle Bazana, avait aussi disparu et son corps n'a jamais été retrouvé, poussant la justice à conclure que lui aussi avait été assassiné.

Trois policiers, en lien avec ces disparitions, sont actuellement jugés en appel en audiences publiques. Ils ont été condamnés à mort par contumace en première instance.

Dans le cadre de cette affaire, un colonel a déjà été condamné en appel à 15 ans de prison. Un haut gradé et ancien chef de la police, le général John Numbi, est en fuite. Il a fait l'objet d'une enquête du Parquet militaire ayant conclu à son implication dans cette affaire.

La mort d'un collégien de 11 ans dans des circonstances troubles agite le Nigeria

Un camion de police est stationné devant la porte des quartiers du personnel de l'Université d'Abuja où des hommes armés inconnus ont enlevé deux professeurs d'université, des conférenciers et des membres de leur famille à Abuja, au Nigeria, le 2 novembre 2021.

L'enquête sur la mort d'un collégien de onze ans fait scandale au Nigeria, la famille affirmant que leur enfant scolarisé dans un pensionnat d'élite à Lagos a été empoisonné par cinq de ses camarades et dénonçant une tentative de dissimulation d'un homicide.

La mort le 30 novembre de Sylvester Oromoni a ému le pays le plus peuplé d'Afrique, et pris une tournure nationale après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une insoutenable vidéo montrant le garçon hurlant sur son lit d'hôpital, faisant réagir jusqu'à la présidence.

La famille affirme que leur enfant a été forcé par ses camarades à ingurgiter un liquide toxique, et que les responsables sont protégés. L'école affirme qu'il n'y a pas eu de dissimulation et qu'elle coopère avec les enquêteurs.

Les autorités locales ont fermé le pensionnat, où sont scolarisés des enfants de familles riches et influentes, jusqu'à nouvel ordre et le président Muhammadu Buhari a appelé dans un communiqué la police "à faire toute la lumière" sur la mort du garçon.

Cette affaire commence le 22 novembre, quand les responsables du Collège Dowen, à Lagos, appellent les parents de Sylvester et leur demandent de venir récupérer leur fils, blessé la veille à la cheville au cours d'un match de football, raconte à l'AFP sa famille.

Initialement, le garçon affirme s'être blessé lui-même mais alors que son état de santé se détériore sur la route le menant à Warri, sa ville natale dans le sud-est du Nigeria où il est finalement admis à l'hôpital, sa famille commence à douter.

Sylvester a été victime de harcèlement un mois plus tôt, battu par des camarades qui ont menacé "de le tuer", affirme à l'AFP son grand frère Keyness Oromoni.

"Je lui ai demandé: 'ça ne peut pas être que le football, qu'est ce qu'il t'es arrivé, dis-moi!' mais il n'a rien dit, il pleurait juste et avait l'air de tellement souffrir", poursuit le grand frère.

"Problème récurrent"

Le 29 novembre, un jour avant son décès, il soutient finalement que cinq garçons sont entrés dans sa chambre la nuit, le brutalisant et le forçant à boire un liquide chimique, toujours selon sa famille.

Dans un communiqué, les responsables du pensionnat affirment que la famille les a appelés le jour même pour les informer de ses accusations.

"Nous avons alors immédiatement lancé une enquête interne... Malheureusement, nous avions à peine avancé que la frénésie des réseaux sociaux a commencé", a déclaré la commission scolaire dans un communiqué, ajoutant qu'elle coopérait avec les autorités et qu'elle s'engageait à ce que justice soit faite.

Les cas de harcèlement scolaire entraînant la mort ne sont pas rares au Nigeria, et les auteurs de ces actes sont rarement traduits en justice.

La presse se fait souvent l'écho de cas d'élèves et d'étudiants qui engagent ou contraignent d'autres personnes à des pratiques violentes pour rejoindre des sectes, appelées localement "cultes".

"Si cet incident découle vraiment de l'intimidation ou du cultisme", a déclaré un porte-parole du président Buhari dans un communiqué, "il doit servir de déclencheur pour répondre de façon permanente à ce problème récurrent".

Dissimuler un crime ?

Le 7 décembre, cinq adolescents ainsi que trois surveillants ont finalement été arrêtés, mais ils ont tous été libérés sous caution quelques jours plus tard.

Les conclusions d'une autopsie conduite à Lagos affirme qu'il "n'y a aucune preuve pouvant établir un cas de torture, d'intimidations et d'ingurgitation forcée de substances toxiques", a affirmé la semaine passée le chef de la police locale, Hakeem Odumosu.

Mais les conclusions d'une autre autopsie conduite elle dans l'Etat du Delta, où le collégien est décédé, diffèrent.

Une copie de ce rapport d'autopsie, consultée par l'AFP, fait état de "flancs et dos meurtris" et décrit la cause du décès comme étant "une lésion pulmonaire aiguë" due à "une intoxication chimique dans un contexte de traumatisme contondant".

Contactés par l'AFP, les avocats représentant les cinq adolescents n'étaient pas joignables et l'école a refusé de répondre.

L'enquête a repris le 15 janvier, et la justice a demandé aux différentes parties de s'abstenir de faire de déclarations à la presse jusqu'à la fin de l'instruction.

Mais contactée la semaine passée, la famille du collégien, s'appuyant sur le rapport d'autopsie réalisé à Delta, a affirmé qu'il y a eu une tentative de couvrir un crime.

"Avec cinq familles qui se réunissent pour essayer de tuer l'affaire, avec l'école et le gouvernement empêtrés, il n'y a presque aucune chance pour nous de nous battre", déclare à l'AFP la soeur du collégien, Annabel Oromoni, jointe au téléphone au Canada où elle réside.

"Mon frère était en train de mourir parce que tout le monde a essayé de se couvrir", dénonce-t-elle en larmes.

L'enquête sur la mort de Sylvester n'est toutefois pas terminée, et le père du garçon dit lui garder espoir: "Je pense que nous allons y arriver, ce n'est pas la fin".

Un attentat à la bombe fait au moins quatre morts en Somalie

Le porte-parole du gouvernement somalien, Mohamed Ibrahim Moalimuu, a été blessé dans un attentat suicide à Mogadiscio, en Somalie, le 16 janvier 2022.

Le groupe militant al-Shabab a revendiqué la responsabilité de l'attaque.

Au moins quatre personnes ont été tuées et plus de dix autres blessées après qu'un kamikaze a fait exploser une veste explosive dans un salon de thé à l'extérieur d'un centre d'entraînement de l'armée dans le quartier de Wadajir à Mogadiscio, a déclaré la police.

Selon la police, le kamikaze est entré dans le salon de thé, s'est fait passer pour un client et s'est assis pour prendre le thé. Quelques instants plus tard, le kamikaze s'est fait exploser.

Le porte-parole de la police, le major Abdifatah Aden, a déclaré que le kamikaze avait délibérément visé les clients du salon de thé. Quatorze personnes ont été blessées dans l'explosion, et quatre d'entre elles ont succombé à leurs blessures après avoir été évacuées de la scène, a déclaré Aden.

Le groupe militant al-Shabab a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque de mardi.

Somalie : au moins 10 morts dans un attentat-suicide à Mogadiscio
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L'explosion a fortement endommagé le salon de thé, qui était fait de tôle ondulée.

Une deuxième explosion s'est produite environ deux heures après la première, dans le même quartier, selon la police. Cette dernière a été provoquée par un engin fixé à un véhicule appartenant à une société privée, et aucune victime n'a été signalée, a indiqué la police.

Dimanche, le porte-parole du gouvernement somalien et ancien journaliste Mohamed Ibrahim Moalimuu a été grièvement blessé lorsqu'un kamikaze s'est précipité vers sa voiture et a fait détoner une veste explosive.

La main et la jambe de Moalimuu ont été blessées par les éclats de l'engin. Il a depuis été transporté par avion en Turquie pour y recevoir un traitement médical.

Article rédigé par Harun Maruf. Lire l'original en anglais >>

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