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Fusillade dans la cour du lycée, deux élèves tués et trois blessés

Evacuation des élèves du lycée Saugus après la fusillade survenue le jeudi 14 novembre 2019 à Santa Clarita, en Californie.

Scénario choquant mais devenu trop tristement banal aux États-Unis: le jour même de son seizième anniversaire, un adolescent a ouvert le feu jeudi dans la cour de son lycée, au nord de Los Angeles, tuant deux camarades et en blessant trois autres avant de tenter de se suicider.

Ironie du sort, le drame qui a frappé le lycée Saugus de Santa Clarita, en Californie, est survenu au moment même où le Sénat débattait à Washington d'une éventuelle limitation des armes à feu, dans un pays qui a connu ces dernières années plusieurs tueries sanglantes en milieu scolaire sans pour autant remettre fondamentalement en cause la législation en la matière.

"Cela me fait horreur d'ajouter Saugus aux noms de Columbine, Parkland, Sandy Hook", autant d'établissements américains endeuillés par de telles fusillades, a lancé le shérif du comté de Los Angeles, Alex Villanueva, "mais c'est une réalité qui nous affecte tous à travers le pays".

L'appel d'urgence a été reçu par la police jeudi à 07h38, alors que certains élèves du lycée Saugus étaient déjà en cours et que d'autres continuaient à s'y présenter.

Les policiers sont arrivés sur place seulement deux minutes plus tard et ont découvert dans la cour "six personnes présentant des blessures par balles. Tous étaient des élèves du lycée", a raconté lors d'une conférence de presse le capitaine Kent Wegener, des services du shérif de Los Angeles.

Les blessés ont été pris en charge et transportés vers des hôpitaux locaux mais "il s'est avéré que parmi eux se trouvait le suspect, actuellement hospitalisé dans un état grave", a expliqué Alex Villanueva, précisant qu'il s'agit d'un jeune homme "asiatique" scolarisé au lycée et résidant à Santa Clarita.

La fusillade a fait deux morts, une lycéenne de seize ans et un garçon de quatorze ans qui ont tous deux succombé à leurs blessures après avoir été hospitalisés dans un "état critique".

Les trois autres jeunes blessés sont un garçon et deux filles âgés de quatorze à quinze ans. L'une des victimes a pu rentrer chez elle après avoir été soignée, ont souligné les médecins.

- Message sur Instagram -

Pendant plus d'une heure, les forces de l'ordre avaient ratissé en vain la zone résidentielle environnante et les collines voisines du lycée à la recherche du tireur, dont on pensait qu'il avait pris la fuite.

Mais les policiers ont visionné des images de caméras de surveillance "qui montrent clairement le suspect dans la cour en train de sortir une arme de poing de son sac à dos, ouvrir le feu sur cinq personnes puis se tirer dans la tête", a dit le capitaine Wegener.

L'arme, un pistolet semi automatique de calibre .45, a été retrouvée sur place avec le chargeur vide, et aucun autre suspect n'est recherché, a-t-il précisé.

L'enquête ne fait que commencer mais à ce stade, aucune motivation précise ou idéologie ne permet d'expliquer le geste du tireur, qui semble avoir agi seul et prémédité son geste.

Le capitaine Wegener a confirmé les informations selon lesquelles le suspect avait publié sur son compte Instagram le message suivant: "Saugus, amusez-vous bien à l'école demain". Le message a été retiré jeudi et les enquêteurs cherchent à déterminer par qui et dans quelles circonstances.

Sur le campus du lycée, des centaines d'élèves étaient restés cloîtrés dans l'attente du feu vert des autorités.

Denzel Abesamis, en dernière année à Saugus, avait aperçu des camarades de classe s'enfuir en courant au moment où il allait se garer. Il avait alors fait demi-tour et appelé une amie qui se trouvait déjà sur le campus. Selon le Los Angeles Times, cette dernière lui a dit qu'il y avait un tireur et qu'elle se cachait dans une salle de classe avec cinq autres élèves.

"J'ai toujours eu peur que quelque chose comme ça arrive", a-t-il dit.

Amber Miller, élève du lycée, a raconté aux télévisions comment elle s'est couchée au sol, toutes lumières éteintes dans sa classe, avec ses camarades lorsque les coups de feu ont retenti.

"On a utilisé nos pupitres et pris de grandes tables pour barricader la porte. Et beaucoup ont pris des ciseaux pour être prêts si on devait se défendre" comme on le leur a appris lors d'exercices de sécurité, a-t-elle expliqué.

"Je ne devrais pas me rendre à l'école et craindre pour ma vie, je ne suis pas une cible, et malheureusement c'est l'Amérique de Trump", a estimé la lycéenne.

Avec AFP

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Présidentielle américaine: pour les démocrates, ce sera Biden-Harris

L'ancien vice-président Joe Biden s'entretient avec la sénatrice Kamala Harris après la conclusion du débat présidentiel démocrate 2020 à Houston, Texas, États-Unis, le 12 septembre 2019. REUTERS/Mike Blake/File Photo

Le candidat du parti démocrate Joe Biden a annoncé mardi qu'il avait choisi la sénatrice de Californie Kamala Harris comme sa colistière pour la présidentielle américaine du 3 novembre.

Avec Mme Harris, M. Biden fait un choix historique et pour la deuxième fois de sa vie, il est candidat dans une équipe biraciale, après son partenariat gagnant avec Barack Obama en 2008 et 2012.

Mme Harris, 55 ans, est la première femme noire à être désignée comme colistière d'un candidat de l'un des deux principaux partis politiques américains.

La sénatrice est issue d'un couple biracial (père jamaicain et mère indienne). Elle est née à Oakland, dans l'État de Californie qu'elle représente. Elle a fait ses études universitaires à l'Université Howard, une université historiquement noire de Washington, D.C. et a obtenu un doctorat en droit en 1989 à l'Université de Californie.

Après avoir exercé comme avocate pendant plusieurs années, elle est devenue en 2003 la première procureure générale afro-américaine de Californie.

En 2016, elle est élue sénatrice.

En 2019, elle est entrée dans la course à la présidence sous la bannière du parti démocratique. Durant les débats, Mme Harris a captivé l'attention des électeurs en défiant avec éloquence Joe Biden. Elle a finalement abandonné la course en décembre.

Pour Joe Biden, Mme Harris est un choix logique : M. Biden, qui aura 78 ans en novembre, avait besoin de quelqu'un de plus jeune. Il avait aussi promis que son colistier serait une femme.

Le fait que Mme Harris soit de race noire est aussi une façon pour lui de montrer sa gratitude envers les femmes noires qui ont été à l'origine de sa résurgence en Caroline du Sud, après deux défaites consécutives dans l'Iowa et le New Hampshire lors des primaires.

Lundi, le New York Times avait révélé que M. Biden avait fini d'interviewer toutes les personnes qui figuraient sur sa liste de compagnons potentiels et que le comité de quatre membres qui filtrait ces candidats potentiels avait été dissous.

Le quotidien avait aussi révélé que cette liste comprenait des dames issues de toutes les races. En dehors de la sénatrice Kamala Harris de Californie, il y avait aussi Susan Rice, ancienne conseillère à la sécurité nationale sous l'ancien président Barack Obama, la sénatrice Elizabeth Warren du Massachusetts et la gouverneure Gretchen Whitmer du Michigan.

M. Biden et son équipe avaient également examiné de près la sénatrice Tammy Duckworth de l'Illinois, la gouverneure Michelle Lujan Grisham du Nouveau-Mexique et les représentantes Karen Bass de Californie et Val Demings de Floride.

Finalement, c'est Mme Harris qui a été sélectionnée.

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, annonce sa retraite

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, tient une conférence de presse à Seattle, dans l'État de Washington, aux États-Unis, le 29 juin 2020.

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, a annoncé lundi soir, à la surprise générale, qu’elle prendrait la retraite à partir du 2 septembre, selon les médias locaux.

La décision de Mme Best intervient quelques heures après que le conseil municipal de la ville ait décidé de couper le budget de la police à hauteur de 14 %, selon plusieurs sources.

L’annonce de son départ a causé la consternation au sein de la communauté noire de Seattle, selon la chaîne de télévision KOMO News. Mme Best, la cinquantaine, est la première femme noire à diriger la police de la plus grande ville de l’État de Washington, situé dans le nord-ouest des États-Unis, à la frontière avec le Canada.

Selon la chaîne de télévision King 5, Mme Best est née et a grandi dans la ville voisine de Tacoma. C’est en 1992 qu’elle débute sa carrière au sein du département de police de Seattle. En juillet 2018 la mairesse de Seattle, Jenny Durkan, nomme Carmen Best au poste de cheffe de police.

Résultat du mouvement "Defund the police"

Selon le quotidien Seattle Post-Intelligencer, les réductions budgétaires approuvées par le conseil municipal entraîneront la suppression de 100 postes au sein de la police.

La rectification budgétaire, estimée à environ 3,5 millions de dollars, comprend également des réductions de salaire pour la cheffe et ses principaux adjoints.

Difficile de savoir, pour l’heure, si ces mesures suffiront à apaiser les manifestants. Ces derniers exigeaient une réduction de 50% du budget de la police, qui s’élève cette année à 400 millions de dollars.

Depuis la mort de George Floyd à Minneapolis, dans l’État du Minnesota, les manifestants défilent à Seattle.

En juin, ils ont investi une partie de la ville et l'ont déclarée zone autonome, avec interdiction formelle à la police d’y entrer. Le président américain Donald Trump a voulu déployer des agents fédéraux sur place, mais le gouverneur démocrate Jay Inslee a dit non, arguant que leur présence ne ferait que durcir les manifestants. Au final, la police municipale a repris le contrôle du quartier en juillet sous les ordres de Mme Best.

Avec plus de 750.000 habitants, Seattle est la capitale de l'État de Washington. C'est la ville où se trouvent les sièges d'Amazon et de Starbucks.

Black Lives Matter: pourquoi il ne faut pas abolir la police
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Un agent des services secrets ouvre le feu sur un homme près de la résidence du président Trump

Un agent des services secrets chuchote à l'oreille du président américain Donald Trump avant de l'escorter hors d'un briefing sur la maladie COVID-19 à la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 10 août 2020. REUTERS/Kevin Lamarque

Le président américain Donald Trump a été brusquement escorté d'un point de presse de la Maison Blanche lundi après-midi par un agent des services secrets en raison d'une fusillade près du bâtiment.

En retournant au pupitre de la salle de presse quelques minutes plus tard, M. Trump a dit : "Il y a eu une vraie fusillade, et quelqu'un a été emmené à l'hôpital".

Tom Sullivan, chef de division aux services secrets, a expliqué qu’un homme de 51 ans a approché un agent des services secrets en uniforme en poste autour de l’enceinte de la residence présidentielle et lui a dit qu'il avait une arme.

"Le suspect s'est alors retourné, a couru agressivement vers l'agent tout en retirant un objet de ses vêtements", a déclaré M. Sullivan. "Il s'est ensuite accroupi comme s'il allait tirer avec une arme. L'agent a tiré et l'individu a été atteint au torse".

L'agent et l'homme sur lequel il a tiré ont tous deux été emmenés à l'hôpital.

M. Sullivan n'a répondu à aucune question de la presse. Il n'a pas non plus précisé si l'homme avait effectivement une arme, s'il a tiré, ou pourquoi l’agent a été emmené à l’hôpital.

Auteur: Steve Herman. Traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'article original >>

Biden est donné en tête dans certains sondages

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Nouveau record de femmes candidates à la Chambre des représentants aux Etats-Unis

Des parlementaires écoutant le discours du président Donald Trump qui s'adresse au Congrès, à Washington, le 28 février 2017. (REUTERS/Kevin Lamarque)

Un nombre record de femmes se présentent pour être élues à la Chambre des représentants en novembre, a annoncé vendredi le Centre pour les Femmes Américaines en Politique (CAWP).

Déjà "243 femmes ont décroché leur candidature pour un siège à la Chambre américaine" lors des élections parlementaires du 3 novembre, "un nouveau record", écrit le CAWP, qui dépend de l'université Rutgers.

"Le précédent record de 234 avait été atteint en 2018", poursuit-il, en précisant que puisque des primaires doivent encore être organisées dans 13 Etats, le nombre actuel de candidates "devrait encore augmenter".

Fait marquant cette année, 74 femmes républicaines sont déjà candidates pour la Chambre en novembre, alors que leur précédent record, bien moindre avec 53 candidates, remontait à 2004.

En face, 169 femmes démocrates sont déjà candidates, moins que leur record de 182 atteint en 2018, souligne le CAWP.

Moins d'un quart des sièges du Congrès sont actuellement occupés par des femmes: 101 élues à la Chambre, dont 88 démocrates, et 26 sénatrices, dont 17 démocrates.

La présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi a repris, en janvier 2019, le marteau de Speaker, qu'elle avait déjà tenu entre 2007 et 2011, lorsqu'elle était devenue la première femme de l'histoire américaine à accéder à ce poste crucial.

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