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Trump et les républicains perdent des scrutins tests à un an de la présidentielle

Des électeurs accomplissant leur devoir de citoyen lors des élections régionales et locales à la Robious Elementary School de Midlothian, dans la banlieue de Richmond, en Virginie, le 5 novembre 2019. REUTERS / Ryan M. Kelly

Donald Trump et les républicains tentaient mercredi de minimiser des revers électoraux locaux, particulièrement embarrassants à un an de la présidentielle américaine pour le milliardaire, qui s'était personnellement impliqué dans la campagne en appelant à barrer la route aux démocrates "radicaux".

Dans un pays très divisé, ces scrutins étaient attendus comme un test révélateur de la popularité de Donald Trump, quatrième président seulement de l'histoire américaine menacé par une procédure de destitution, à cause de l'affaire ukrainienne.

Ironisant sur la frénésie médiatique, le milliardaire républicain avait eu ces mots prémonitoires lundi soir, en appelant ses partisans dans l'Etat conservateur du Kentucky à aller voter: "Parce que si on perd, cela envoie un très mauvais message (...) Vous ne pouvez pas laisser cela m'arriver".

Vingt-quatre heures plus tard, c'est le candidat démocrate qui a arraché la victoire au gouverneur sortant républicain.

La différence de voix est mince et le républicain Matt Bevin n'avait pas admis sa défaite mercredi, demandant à ce que les urnes électroniques et votes par procuration soient vérifiés.

Mais même de peu et face à ce gouverneur très impopulaire, la victoire du démocrate Andy Beshear, dans cet Etat que Donald Trump avait remporté avec une écrasante avance de 30 points sur sa rivale démocrate Hillary Clinton en 2016, était très remarquée.

Le locataire de la Maison Blanche a réagi en soulignant les autres victoires républicaines locales dans le Kentucky, tout en sous-entendant que M. Bevin avait "gagné au moins 15 points" grâce à son soutien.

"Mais peut-être pas assez (Les médias bidons feront toujours retomber la faute sur Trump!)", a-t-il tweeté.

- "Victoire historique" -

Les démocrates ont, dans le même temps, repris pour la première fois en plus de 25 ans le contrôle des deux chambres de l'Assemblée de Virginie.

Tenant déjà le poste de gouverneur, ils s'emparent ainsi de tous les grands leviers du pouvoir, après une campagne marquée notamment par le débat sur les armes à feu dans cet Etat frappé par une tuerie en mai.

"Cette victoire historique devrait faire trembler Donald Trump et tous les républicains", a réagi le président du parti démocrate Tom Perez.

Dans un courriel aux sympathisants démocrates, il tentait mercredi d'utiliser ces résultats "incroyables" pour lever des fonds, avec une mise en garde: "Il sera plus dur de battre Trump et ses alliés en 2020".

"L'année prochaine, nous allons finir le boulot", a tweeté le sénateur indépendant Bernie Sanders, candidat à la présidentielle. "Nous débarrasserons la Maison Blanche" de Donald Trump "et de tout ce qu'il représente".

- Les régions péri-urbaines en jeu -

Dans le Mississippi, le candidat républicain Tate Reeves a lui été élu au poste de gouverneur après une course qui semblait exceptionnellement serrée.

Donald Trump était allé le soutenir dans cet Etat conservateur qu'il avait remporté avec 18 points d'avance en 2016.

"Notre meeting vendredi soir a fait évoluer les chiffres depuis un score à égalité jusqu'à une grosse VICTOIRE", s'est réjoui le président américain.

Le président n'avait pas fait campagne en Virginie, Etat voisin de Washington qu'il avait perdu de cinq points lors de la présidentielle. Mais dans le Mississippi comme au Kentucky, il s'était employé à galvaniser sa base.

Appelant à "envoyer un message aux démocrates radicaux", il avait affirmé que l'enquête en vue de le destituer avait créé "une majorité en colère".

En Virginie et dans le Kentucky, le basculement était perçu comme un signe inquiétant pour le milliardaire, notamment chez les électeurs des régions péri-urbaines plutôt aisées.

"Les résultats ont donné de nouvelles preuves d'une division qui se creuse entre les régions rurales et urbaines", estiment les analystes du site spécialisé FiveThirtyEight, Nathaniel Rakich et Geoffrey Skelley.

Les "succès des démocrates mardi (et nous incluons leur défaite de peu dans le Mississippi parmi ces +succès+) reposent sur leurs performances remarquablement solides dans les régions péri-urbaines", poursuivent-ils sur leur blog.

Donald Trump se rendait mercredi soir en Louisiane pour soutenir le candidat républicain au poste de gouverneur, face au démocrate qui briguera un second mandat le 16 novembre dans cet Etat du sud des Etats-Unis.

Avec AFP

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Le coronavirus s’invite dans une prison américaine, 9 détenues prennent le large

Cellule dans une aile de la prison d'État de Camp Hill, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, le 13 janvier 2017. (Photo: Marc Levy / AP)

Les autorités carcérales de l'État américain du Dakota du Sud ont annoncé en fin de semaine qu'elles avaient appréhendé 7 des 9 détenues qui s'étaient évadées d'une prison pour femmes après qu'un cas de coronavirus ait été confirmé au sein de l'établissement.

Deux des 9 évadées sont toujours en cavale, selon la base de données en ligne du service pénitentiaire de l’État.

L’évasion a été révélée en premier lieu par nos confrères du quotidien Argus Leader, publié à Sioux Falls, la ville la plus peuplée de cet État qui compte moins de 900 000 habitants au total.

Les 9 prisonnières qui se sont évadées dans la nuit de lundi dernier étaient logées dans la même unité qu'une autre détenue qui a été testée positive au COVID-19, précise l’Argus Leader. La prison de sécurité minimum d’où elles se sont échappées est située dans la ville de Pierre, capitale du Dakota du Sud.

Depuis, 155 détenues sont en observation. La femme qui a été testée positive est en quarantaine. Elle “se porte bien”, rapporte le quotidien Rapid City Journal.

La directrice de la prison a démissionné mercredi.

Il y a désormais 68 cas positifs confirmés dans l'État, selon les autorités sanitaires. À ce jour, l'État a enregistré un décès lié au coronavirus et 26 rétablissements.

Au Dakota du Sud comme ailleurs, le coronavirus est en train de modifier le style de vie.

Selon la chaîne KotaTV, le rituel traditionnel du « Pow Wow », occasion festive très appréciée chez les Indiens d’Amérique du Nord (en grand nombre dans l'État), s’organise désormais via Facebook pour éviter les rassemblements.

La mairie de Sioux Falls a limité à 9 le nombre de clients simultanés dans les restaurants, les bars, les salons de coiffure et les magasins. Le chômage, technique ou permanent, devrait donc augmenter.

La gouverneure Kristi Noem a appelé à une réunion extraordinaire des législateurs de l’État pour rectifier le budget en tenant compte de la nouvelle donne imposée par le coronavirus. Aucune date n’a été arrêtée pour l’instant.

Situé dans la région du Midwest des États-Unis, le Dakota du Sud est le 5e État le moins peuplé du pays, selon les données du Bureau fédéral du recensement. Il est séparé du Canada par le Dakota du Nord.

Le dollar vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 1987

Un homme parle au téléphone devant un poster affichant des dollars américains à un bureau de change de Lahore, Pakistan, le 16 mai 2019. (Photo: ARIF ALI / AFP)

Le dollar s'apprêtait vendredi à achever sa baisse hebdomadaire la plus importante depuis 1987 à l'issue d'une semaine où le gouvernement fédéral et la Réserve fédérale ont tenté de venir à la rescousse de l'économie américaine, frappée de plein fouet par le coronavirus.

Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier d'autres devises, accusait un repli hebdomadaire de près de 4,5% aux alentours de 19H30 GMT.

Il faut remonter à août 1987 pour trouver une baisse d'une plus grande ampleur.

Face à l'euro, la devise américaine baissait vendredi de 0,86% à 1,1127 dollar.

Selon Joe Manimbo de Western Union, "la demande pour le dollar s'est asséchée après la semaine exceptionnelle à Wall Street et les promesses du patron de la Fed de verser des liquidités sans compter pour soutenir une économie complètement à l'arrêt."

Le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a assuré jeudi que l'institution allait continuer à prêter de l'argent "agressivement" pour combattre l'impact économique de l'épidémie de Covid-19.

M. Powell, dont la banque a déjà annoncé qu'elle injectait plusieurs milliers de milliards de dollars dans la première économie du monde, a également affirmé que "les munitions" de la Fed n'allaient "pas s'épuiser", lors de cet entretien au Today Show de NBC, l'une des émissions matinales les plus populaires aux Etats-Unis.

Par ailleurs, "les données sur les demandes d'allocations chômage aux États-Unis ont été un véritable choc, et peut-être l'une des raisons pour lesquelles le président de la Fed, Jerome Powell, s'est adressé à la nation dans une interview télévisée hier", a ajouté Antje Praefcke, analyste pour Commerzbank.

Le nombre de nouveaux chômeurs a explosé, avec plus de trois millions de nouvelles demandes d'allocations chômage la semaine passée, un niveau jamais vu dans le pays.

"De plus, les Etats-Unis ont le niveau d'infection le plus élevé du monde à l'heure actuelle", ce qui met le dollar "sous pression", a ajouté M. Praefcke.

Les Etats-Unis sont depuis jeudi le pays avec le plus grand nombre de cas de coronavirus officiellement déclarés. Ils comptent plus de 97.000 cas et 1.475 décès.

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