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France: un an après l'incendie, Notre-Dame résonne dans un pays éprouvé par le virus


Notre-Dame de Paris, le 24 juillet 2019.

Le bourdon de Notre-Dame de Paris sonnera ce mercredi à 20H00 locales (18H00 GMT) pour marquer le premier anniversaire de l'incendie de la cathédrale, marquant un temps de rassemblement pour la France éprouvée par le coronavirus, alors que le chantier est en sommeil.


"Nous reconstruirons Notre-Dame en cinq ans, ai-je promis, et nous ferons tout pour tenir ce délai", a assuré mercredi le président français Emmanuel Macron dans un message vidéo.

Il a remercié "sauveteurs, donateurs, bâtisseurs", qui ont "pavé le chemin de ces jours meilleurs qui approchent où les Français retrouveront la joie d'être ensemble et où la flèche de Notre-Dame s'élancera de nouveau vers le ciel".

Un an après l'incendie géant qui avait détruit la toiture de Notre-Dame et ému la planète, le 15 avril 2019, la restauration est loin d'avoir commencé, la cathédrale étant encore en "urgence absolue". Même si, a confié sur la radio RTL le général Jean-Louis Georgelin qui dirige l'établissement public chargé de la restaurer, les capteurs "n'ont rien enregistré de préoccupant", malgré "les chocs thermiques".

Ce bourdon baptisé "Emmanuel", offert jadis à l'Eglise par le roi Louis XIV (1638-1715), s'ébranlera à l'heure où, depuis plusieurs semaines, les Français applaudissent de leurs fenêtres les personnels soignants en première ligne face à l'épidémie de coronavirus.

Cette sonnerie, qui a ponctué des grands événements de la France, est la seule commémoration prévue mercredi sur le chantier.

Interrogé par l'AFP, le ministre français de la Culture Franck Riester a d'ailleurs relié l'"héroïsme" des personnels de santé et celui des pompiers de la nuit du 15 au 16 avril 2019: "il est pour nous, dans l'épreuve que nous traversons, un formidable message d'espérance. La promesse d'une reconstruction collective". .

Pour Mgr Benoist de Sinety, vicaire général de Paris, "le délai de cinq ans est possible à tenir, sauf éléments extérieurs". "Que le culte puisse reprendre est le plus important, c'est un lieu vivant, ce n'est pas un musée".

"L'architecture doit respecter ce que le bâtiment est. Nous serons vigilants", prévient-il.

Interrogé sur les 902 millions d'euros de dons et de promesses de dons, le général Georgelin dit avoir "enregistré de l'ordre de 200 millions d'euros" et n'avoir "aucune inquiétude sur le fait que cet argent arrivera bien".

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