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Notre-Dame de Paris ravagée par un incendie, émotion planétaire

Des flammes et de la fumée montent de la cathédrale Notre-Dame à Paris, le lundi 15 avril 2019. (Photo AP / Thibault Camus)

La flèche et la toiture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, joyau de l’art gothique et emblème de la capitale française, se sont effondrées lundi soir sous l’effet d’un violent incendie, soulevant une vague d’émotion dans le monde entier.

Le sinistre, dont la cause n’était pas connue dans l’immédiat, a poussé le président Emmanuel Macron à reporter une intervention télévisée très attendue prévue à 20h00. Il s’est rendu sur place, sur l’île de la Cité, en compagnie de son épouse et du Premier ministre, Edouard Philippe.

Visité par plus de 13 millions de personnes chaque année, ce monument dont la construction remonte au XIIe siècle était en réfection, un de ses flancs étant en particulier couvert d’échafaudages.

Le feu s’est déclaré peu avant 19h00 dans les combles, selon un porte-parole des pompiers joint par Reuters.

Vers 21h00 (19h00 GMT), des flammes étaient visibles à l’intérieur d’une des deux tours, a constaté une journaliste de Reuters sur place.

“On n’est pas sûr de pouvoir enrayer la propagation au beffroi Nord”, a déclaré un porte-parole des pompiers à des journalistes peu avant 21h45. “Si celui-ci s’effondre, je vous laisse imaginer l’importance des dégâts.”

Quelque 400 pompiers ont été mobilisés, de même que des hélicoptères et deux vedettes chargées d’alimenter les engins avec l’eau de la Seine. Un pompier a été légèrement blessé, selon un porte-parole.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour déterminer les causes de la catastrophe.

CAUSES DU SINISTRE ENCORE INCONNUES

“Tout est mis en oeuvre pour circonscrire cet incendie. Nous ne connaissons pas (...) les causes de l’incendie”, a dit le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Laurent Nunez, à des journalistes.

“Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Émotion de toute une nation. Pensée pour tous les catholiques et pour tous les Français. Comme tous nos compatriotes, je suis triste ce soir de voir brûler cette part de nous”, a écrit Emmanuel Macron sur Twitter.

Le chef de l’Etat devait initialement annoncer à 20h00 les premières mesures qu’il comptait prendre après trois mois de “grand débat” lancé pour tenter d’endiguer la crise des “Gilets jaunes”. Son intervention télévisée a été reportée à une date pour l’instant indéterminée, a précisé l’Elysée.

La Halle des Blancs Manteaux, rue Vieille du Temple, a été ouverte pour accueillir les riverains de l’île de la Cité.

La priorité a d’abord été “d’éviter que le risque d’effondrement fasse des victimes collatérales sur les riverains, les touristes”, a souligné Emmanuel Grégoire, maire adjoint à la mairie de Paris, sur BFM Paris.

“Désormais la double priorité est de sauver les oeuvres d’art à l’intérieur qui peuvent l’être car les dégâts seront majeurs et ensuite il y a la question du contrôle de l’incendie lui-même qui s’est étendu à toute la charpente et dont la violence est tout à fait spectaculaire”, a-t-il ajouté.

Une partie des oeuvres ont été extraites de l’édifice, a fait savoir la maire de Paris, Anne Hidalgo. Seize statues avaient été retirées de la flèche le 11 avril pour être restaurées.

“NOTRE-DAME DE PARIS APPARTIENT À L’HUMANITÉ”

Des centaines de personnes ont assisté à cette scène inédite dans l’histoire de Paris depuis les ponts et les rues proches de la Seine qui coule au pied de la cathédrale, héroïne d’un roman éponyme de Victor Hugo (1832) et classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991.

“J’ai beaucoup d’amis à l’étranger et chaque fois qu’ils viennent je leur fais visiter Notre-Dame. Je l’ai visitée tellement de fois, mais ça ne sera plus la même”, a dit à Reuters une Parisienne de 30 ans, Samantha Silva, les larmes aux yeux.

L’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a invité les prêtres de la capitale qui le souhaitent à faire sonner les cloches “pour inviter à la prière”. Une collecte sera lancée mardi pour la reconstruction, a annoncé un représentant de la Fondation du patrimoine.

L’incendie a provoqué “choc et tristesse” au Vatican, a dit son porte-parole, Alessandro Gisotti.

L’émotion était également forte dans les messages postés sur les réseaux sociaux, en provenance du monde entier.

Le président américain, Donald Trump, a déclaré sur Twitter que le spectacle de l’incendie était “horrible à regarder”.

“Notre-Dame de Paris appartient à l’humanité tout entière. Quel triste spectacle. Quelle horreur”, a écrit le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, auquel ont fait écho Angela Merkel, en Allemagne, ou Theresa May, au Royaume-Uni.

Pour Anne Hidalgo, “tous les Parisiens et Français pleurent cet emblème de notre Histoire commune. De notre devise, nous tirerons la force de nous relever. Fluctuat nec mergitur”.

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Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

Soupçonné de corruption, l'ancien roi d'Espagne Juan Carlos s'exile

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos dans une voiture après qu'il a quitté l'hôpital Quiron une semaine après une chirurgie cardiaque à Madrid, en Espagne, le 31 août 2019. Forta / ReutersTV via REUTERS

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos, longtemps révéré pour avoir mené la transition de la dictature de Franco à la démocratie, s'est résolu lundi à l'exil après que la justice de son pays a ouvert contre lui une enquête pour corruption.

L'ancien monarque, âgé de 82 ans, a annoncé sa décision de quitter l'Espagne à son fils, le roi Felipe VI, qui l'a acceptée et l'en a remercié dans un communiqué publié par la Maison Royale.

"Guidé (...) par la conviction de rendre le meilleur service aux Espagnols, à leurs institutions, et à toi en tant que Roi, je t'informe de ma décision réfléchie de m'exiler, en cette période, en dehors de l'Espagne", a écrit l'ancien souverain cité dans le communiqué, qui n'a pas précisé sa destination.

Juan Carlos explique à son fils sa décision par la volonté de "faciliter l'exercice de (ses) fonctions", devant "les conséquences publiques de certains évènements passés de (sa) vie privée", une allusion transparente à l'enquête ouverte contre lui en juin par le parquet de la Cour suprême.

Celle-ci cherche à établir si Juan Carlos s'est rendu coupable de corruption en recevant de l'Arabie saoudite une énorme commission lors de l'attribution de la construction d'un TGV entre la Mecque et Médine à un consortium d'entreprises espagnoles.

En juillet, le chef du gouvernement Pedro Sanchez s'était dit "troublé" par ces "informations inquiétantes".

L'avocat de Juan Carlos, Javier Sanchez-Junco, a précisé dans un communiqué que l'ancien monarque ne cherchait pas à échapper à la justice en s'exilant mais restait à la disposition du parquet.

- "Il devra payer" -

"Où qu'il aille, il devra payer pour ce qu'il a fait. C'est dommage parce qu'il a fait beaucoup pour l'Espagne, mais il est clair qu'à un moment de sa carrière il s'est corrompu", a déclaré à l'AFP Iñigo Inchaurraga, un publicitaire de 33 ans, qui promenait son chien à Madrid.

Mais Maria Nogueira, une fonctionnaire de 30 ans, s'est dit "un peu fâchée" par cette affaire en pleine pandémie. "C'est une façon de laver l'institution qui ne me plaît pas, c'est seulement un lavage de façade".

Sur son site où a été publiée la lettre officielle, la Maison Royale précise que le Roi a souligné "l'importance historique" du règne de son père "au service de l'Espagne et la démocratie".

De fait, Juan Carlos, choisi par Francisco Franco pour lui succéder, avait surpris après la mort du dictateur en 1975 ménageant une transition en douceur vers la démocratie avec son Premier ministre Adolphe Saurez. Il avait ensuite neutralisé une tentative de coup d’État en février 1981.

Cela avait valu au souverain sportif aux nombreuses conquêtes féminines une immense popularité dans un pays où la monarchie est pourtant contestée.

Mais son image avait été progressivement ternie par des rumeurs de corruption du monarque très proche des monarchies du Golfe.

- Dénoncé par sa maîtresse -

En 2012, alors que les Espagnols souffraient de la grande récession, ils apprenaient que leur roi s'était cassé la hanche lors d'un safari de luxe au Botswana payé par un homme d'affaires saoudien en compagnie de sa maîtresse, une femme d'affaires allemande. Le scandale était devenu intenable et le roi avait fini par abdiquer en faveur de son fils.

Cette ancienne maîtresse, Corinne U Sayn-Wittgenstein, a affirmé dans des enregistrements publiés en 2018, que Juan Carlos avait touché une commission lors de l'adjudication de la construction du TGV à un consortium espagnol. Les justices suisse et espagnole enquêtent sur cette affaire.

A la suite de nouvelles révélations cette année du quotidien suisse Tribune de Genève et du journal britannique Daily Telegraph, Felipe VI a retiré à son père une dotation annuelle du Palais royal évaluée à plus de 194.000 euros par an. Puis il a annoncé qu'il renonçait à l'héritage de son père "afin de préserver l'exemplarité de la Couronne".

Les femmes prêtres désormais plus nombreuses que les hommes en Suède

L'archevêque Antje Jackelen, qui est une femme, baptisant le prince Nicolas de Suède, à l'église du château de Drottningholm, près de Stockholm, le 11 octobre 2015. (Maja Suslin/TT News Agency via AP)

Pour la première fois de son histoire, la Suède compte plus de femmes prêtres que d’hommes, soixante ans après les premières ordinations féminines de l’église luthérienne suédoise.

"Sur les 3.060 prêtres aujourd’hui en service en Suède, 1.533 sont des femmes et 1.527 sont des hommes", a précisé Cristina Grenholm, secrétaire de l'Eglise de Suède, soit une proportion de 50,1% de femmes pour 49,9% d’hommes.

Contrairement à l'église catholique, l’église luthérienne suédoise, qui a ordonné trois femmes pour la première fois en 1960, autorise les femmes à devenir prêtres depuis 1958. En 1982, le Parlement suédois a voté une loi supprimant la "clause de conscience" qui permettait aux prêtres de refuser toute collaboration avec une femme.

"La parité est arrivée plus vite que nous l’avions imaginé", raconte Cristina Grenholm. En 1990, un rapport estimait que la part des femmes dans le clergé suédois ne représenterait la moitié des prêtres qu’en 2090. Cela n'a finalement pris que trente ans".

Une des raisons qui expliquent ce phénomène est l'augmentation progressive de la proportion d’étudiantes dans l’enseignement sacerdotal, particulièrement après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, en 2000. En 2013, environ 70% des étudiants suédois qui suivaient une formation pratique de prêtre étaient des femmes.

"Aujourd’hui, de nombreuses paroisses tentent d’avoir à la fois un homme et une femme pour dire la messe lors du service dominical", explique Cristina Grenholm. "Puisque nous pensons que Dieu a créé les êtres humains, aussi bien l’homme que la femme à son image, il est essentiel que nous le montrions. Si l’on exclut la moitié de l’expérience que représente la vie d'une femme, alors on exclut beaucoup de choses".

Si en Suède le clergé a atteint la parité, l’écart de salaire entre les prêtres hommes et femmes demeure en moyenne de 2.200 couronnes suédoises, soit environ 215 euros par mois, selon le journal spécialisé Kyrkans tidning.

"Une des explications que l’on peut donner à cette différence est qu’elle concerne l’ensemble des prêtres de l’Eglise suédoise. Or les hommes détiennent toujours les positions hiérarchiques les plus élevées", souligne Mme Grenholm.

Les ministres du culte de l'Eglise de Suède ont le titre de prêtre, tandis que ceux servant dans des paroisses extérieures à l'ancienne Eglise d'Etat sont qualifiés de pasteurs.

Deux médaillées mondiales de gymnastique britanniques dénoncent la "culture de la peur"

La Britannique Elissa Downie à la poutre lors des qualification pour les Championnats du monde de gymnastique à Stuttgart, Allemagne, 5 octobre 2019. (AP Photo/Matthias Schrader)

Becky et Ellie Downie, médaillées aux Mondiaux de gymnastique l'an dernier, ont dénoncé le "climat de peur et d'abus mental" au sein de leur discipline, après l'ouverture par leur fédération d'une enquête indépendante sur plusieurs allégations de mauvais traitements.

Dans une déclaration commune diffusée sur les réseaux sociaux, les deux soeurs ont déclaré avoir été victimes d'une litanie d'intimidations et d'abus, notamment concernant leur poids, qui, selon Ellie, ont "laissé de profondes cicatrices qui ne seront jamais guéries".

"Nous n'avons certainement pas réalisé à quel point c'était mal à l'époque", affirment Becky, 28 ans, et Ellie, 20 ans. "Il a fallu des années et des années pour le comprendre et l'accepter". Les deux jeunes femmes ont décidé de s'exprimer publiquement après avoir écouté les témoignages "courageux" d'un nombre croissant d'autres gymnastes.

"Pendant trop longtemps, la santé et le bien-être des filles ont été d'une importance secondaire par rapport à une culture dépassée, cruelle et que nous qualifions de souvent inefficace au sein de l'entraînement de gymnastique féminine", soulignent Becky, médaillée d'argent aux barres asymétriques à Stuttgart, et Ellie, médaillée de bronze au cheval d'arçon.

"Nous nous exprimons maintenant, juste un an avant les Jeux olympiques, parce que nous avons le devoir de veiller au bien-être des filles qui commencent la gymnastique, et leur sécurité est plus importante que n'importe quelle médaille olympique", concluent les deux soeurs.

La directrice générale de British Gymnastics, Jane Allen, s'est dite "consternée et honteuse" à la suite de ces allégations. Alors que certains la poussent à démissionner, elle a toutefois écrit une lettre à tous les membres de la fédération dans laquelle elle salue "le courage" des soeurs Downie, en espérant que leurs mots serviront de catalyseurs pour un véritable changement dans le milieu de la gymnastique.

"Tout mauvais traitement de gymnaste est inexcusable", a-t-elle écrit. "Nous avons travaillé dur pour mettre en place des programmes positifs d'entraînement", qui incluent des "comportements obligatoires", ainsi qu'une unité spéciale "pour enquêter sur les allégations d'abus émotionnel et de harcèlement", ajoute Jane Allen, pour qui "il faut faire plus, et vite".

La Fédération britannique a annoncé mardi avoir lancé une enquête indépendante pour faire la lumière sur plusieurs témoignages "choquants et bouleversants" de gymnastes britanniques, faisant état de mauvais traitements physiques et psychologiques de la part de leurs entraîneurs.

Depuis les révélations liées à l'affaire Nassar aux Etats-Unis, le monde de la gymnastique fait l'objet de nombreuses dénonciations d'abus en tout genres. Outre l'ancien médecin de l'équipe nationale, condamné à une lourde peine de prison pour des abus sexuels sur plus de 200 gymnastes, plusieurs entraîneurs et responsables de la fédération américaine ont été mis à pied à la suite d'accusations de mauvais traitements ou pour avoir fermé les yeux sur les maltraitances subies par certaines gymnastes.

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