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France : Marine Le Pen pose les premiers jalons de sa campagne

La candidate de l'extrême droite française à la présidentielle de 2017, Marine Le Pen, 10 décembre 105.

La candidate de l'extrême droite française à la présidentielle de 2017, Marine Le Pen, a posé samedi les premiers jalons de sa campagne, en intronisant son directeur de campagne et en levant un coin de voile sur son calendrier.

La présidente du Front national (FN) a désigné le sénateur-maire FN de Fréjus (sud-est) David Rachline, 28 ans, comme directeur de sa campagne, en amont du rendez-vous de rentrée de son mouvement dans cette ville.

Marine Le Pen a ensuite annoncé qu'elle commencerait sa "campagne présidentielle proprement dite mi-février avec une convention présidentielle."

"Il y aura deux séquences dans cette campagne, la pré-campagne et la campagne. La campagne ne peut pas se dérouler sans adversaire", a-t-elle dit devant des journalistes, en référence à la primaire à droite fin novembre et celle annoncée à gauche en janvier.

Pendant l'automne, le FN organisera huit conventions thématiques, dont la première sur l'éducation se tiendra jeudi à Paris.

L'objectif pour Marine Le Pen est aussi de mettre à profit cette période pour tenter de crédibiliser son parti et son image de dirigeante, l'eurodéputée étant toujours perçue dans l'opinion comme extrêmement clivante, bien qu'elle ait décliné à l'envi depuis le début de l'année le slogan-objectif de "la France apaisée".

"J'ai hâte que le match ait lieu", a affirmé Mme Le Pen, qui espère faire mentir les sondages la donnant présente au deuxième tour de la présidentielle mais systématiquement battue au final, quel que soit le candidat de droite, avec une très large marge.

Marine Le Pen, qui devait prononcer dimanche son discours majeur du week-end, a par ailleurs attaqué l'ancien président français Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de droite, en l'accusant d'avoir été le "promoteur d'une immigration massive, d'un laxisme total ou d'un communautarisme ravageur".

Ses déclarations n'ont pas pu être écoutées par tous les journalistes, dont certains ont vu leur accréditation refusée par le FN. Alors qu'une dizaine de sociétés de journalistes de grandes rédactions ont protesté contre cette "censure", Marine Le Pen a justifié ainsi cette interdiction : "Ce ne sont pas des journalistes, ce sont des militants politiques".

Avec AFP

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Somalie: l'ONU appelle à un consensus rapide pour organiser les élections

Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed arrive pour la cérémonie de prestation de serment de Cyril Ramaphosa à Pretoria, en Afrique du Sud, le 25 mai 2019.

Ce pays de la Corne de l'Afrique devait initialement organiser des élections législative et présidentielle avant le 8 février, mais le processus s'est embourbé dans les désaccords entre le gouvernement fédéral de Mogadiscio, soutenu par la communauté internationale, et les États régionaux somaliens.

Respecter cette date butoir est désormais "irréaliste", a reconnu M. Swan, étant donné les nombreux retards qui s'accumulent.

L'enjeu est selon lui de trouver un consensus pour éviter de déstabiliser ce pays déjà fragilisé par les violences entre clans et l'insurrection des islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda.

"La crainte, c'est que dépasser la date du 8 février sans accord clair nous emmène dans une situation imprévisible", a déclaré M. Swan lors d'une conférence de presse en ligne depuis Mogadiscio.

"Nous cherchons vraiment à (...) encourager les dirigeants somaliens à exploiter chaque occasion pour surmonter ces différends, et à prendre une décision dans les tout prochains jours afin de trouver des réponses, de trouver des solutions, bien avant le 8 février", a-t-il ajouté.

- "Climat de méfiance" -

La Somalie s'était initialement fixé l'objectif ambitieux de tenir ses premières élections entièrement démocratiques depuis 1969 en donnant une voix à chaque citoyen lors du scrutin. Selon le complexe système actuel, des délégués spéciaux élisent les parlementaires, qui votent ensuite pour le président.

Mais ce processus a patiné en raison de multiples désaccords politiques.

Mi-septembre, le président Mohamed Abdullahi Mohamed, surnommé "Farmajo", cinq leaders régionaux et le maire de Mogadiscio avaient finalement trouvé un accord. Celui-ci abandonnait la promesse dite du "un homme, une voix" mais prévoyait l'organisation d'élections indirectes, avec un système revisité, qui devaient se tenir avant la fin du mandat de Farmajo en février.

La communauté internationale appelle à respecter ce cadre et s'oppose à tout processus électoral parallèle ou alternatif, a fait savoir M. Swan.

"Il y a malheureusement un climat de méfiance entre de nombreux leaders politiques en Somalie", a-t-il déploré.

Mercredi, plusieurs candidats d'opposition ayant des ambitions présidentielles ont assuré ensemble vouloir trouver un accord politique pour organiser des élections avant le 8 février et ont demandé au gouvernement d'entamer des "négociations".

Selon eux, le pouvoir fédéral de Mogadiscio s'est jusqu'ici montré "incapable d'engager ou d'appeler à un dialogue national avec les différentes parties prenantes pour atteindre un compromis". Ils ont aussi mis en garde le gouvernement contre toute tentation d'organiser des élections partielles.

Les Nations Unies avaient qualifié "de réalisation historique" l'introduction annoncée d'un système électoral universel en Somalie, après des décennies de guerre et d'instabilité.

Mais les observateurs avaient jugé cette réforme improbable en raison des tensions politiques, des aspects techniques et des enjeux de sécurité liés aux insurgés islamistes shebab.

Le fragile gouvernement fédéral contrôle seulement une partie du territoire somalien, malgré le soutien de la force de l'Union Africaine en Somalie (Amisom).

Davos : Poutine se dit "prêt" à de meilleures relations avec les Européens

Le président russe Vladimir Poutine dans sa résidence de Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 10 décembre 2020.

Le président russe Vladimir Poutine a appelé mercredi, lors d'un discours vidéo au forum de Davos, à de meilleures relations entre Moscou et l'Union européenne, ajoutant que son pays était "prêt" à revenir à un "agenda positif".

S'adressant au Forum économique mondial pour la première fois depuis 2009, M. Poutine a affiché un ton conciliant, soulignant que l'Europe et la Russie partagaient une histoire commune.

"Bien entendu, l'Europe occidentale et la Russie devraient être ensemble. La situation actuelle n'est pas normale", a indiqué le président russe, alors que Moscou et l'UE traversent une période de crise profonde dans leurs relations avec notamment les désaccords sur l'Ukraine, la Syrie et des accusations d'ingérence et d'espionnage.

"Si nous pouvons surmonter les problèmes du passé, alors une phase positive dans nos relations nous attend", a poursuivi M. Poutine.

"Nous sommes prêts à cela, nous le voulons", a-t-il lancé, sans pour autant préciser comment Moscou et l'UE pourraient améliorer leurs relations.

Ces déclarations interviennent après des manifestations anti-pouvoir dans toute la Russie, le 23 janvier, pour dénoncer l'arrestation de l'opposant Alexeï Navalny arrêté à son retour à Moscou après des mois de convalescence en Allemagne pour un empoisonnement présumé.

L'arrestation de M. Navalny a été condamnée par les capitales européennes qui appellent à sa libération immédiate.

L'équipe de l'opposant russe a demandé, elle, l'adoption de nouvelles sanctions européennes à l'encontre de proches de Vladimir Poutine.

Mercredi, la diplomatie russe a pour sa part soutenu que les accusations européennes dans l'affaire Navalny avaient "mis en doute la possibilité de construire une interaction supplémentaire avec l'Union européenne".

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a précisé que la réaction de l'UE dans ce dossier constituait "l'apogée d'initiatives hostiles".

La Russie est déjà sanctionnée par les Occidentaux notamment pour l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014.

Iran: nouveau survol d'un bombardier américain dans le Golfe

Un B-52 Statofortress de l'armée de l'air américaine effectue un survol du Capital One Field avant un match de football universitaire de la NCAA entre le Maryland et le Michigan, le samedi 2 novembre 2019, à College Park, au Maryland.

Un bombardier américain B-52 a survolé mercredi la région du Golfe, dans la troisième démonstration de force dirigée vers les adversaires des Etats-Unis, notamment l'Iran, depuis le début de l'année.

Le bombardier lourd dit "Stratofortress", qui peut transporter des armes nucléaires, a décollé de la base aérienne de Barksdale, en Louisiane (sud des Etats-Unis), et volé en formation avec des chasseurs F-15 de l'armée de l'air saoudienne, a indiqué dans un communiqué le commandement central de l'armée américaine (Centcom).

Cette mission était destinée à "démontrer la capacité de l'armée américaine à déployer des forces aériennes partout dans le monde pour dissuader de toute éventuelle attaque et montrer l'engagement des Etats-Unis envers la sécurité de la région", a souligné Centcom.

C'est le troisième survol de la région par des B-52 depuis le début de l'année mais le premier depuis l'arrivéeà la Maison Blanche du président Joe Biden, qui n'apparait pas vouloir changer de stratégie militaire au Proche-Orient mais a fait part de son intention de ramener les Etats-Unis dans le giron de l'accord nucléaire avec Téhéran.

Même si l'armée américaine a réduit sa présence militaire en Irak et Afghanistan sous la direction de l'ex-président Donald Trump, portant le contingent à 2.500 militaires dans chaque pays, le Pentagone a fortement renforcé sa posture autour de l'Irak pour dissuader l'Iran d'y attaquer ses troupes.

"Les Etats-Unis ne cherchent pas le conflit, mais ils restent positionnés pour répondre à toute éventualité partout dans le monde et déterminés à le faire", a ajouté le commandement militaire américain.

Blinken, le nouveau secrétaire d'Etat américain, promet de rassurer le monde

Antony Blinken est assermenté en tant que 71e secrétaire d'État américain.

"Le monde nous observe attentivement." Le nouveau chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a promis mercredi de rassurer la communauté internationale bousculée par Donald Trump et choquée par la crise politique qui a précédé l'investiture de Joe Biden.

"Le monde veut savoir si nous pouvons panser nos plaies en tant que nation", a-t-il dit à son arrivée au département d'Etat au lendemain de la confirmation de sa nomination par le Congrès, à une large majorité.

"Il veut voir si nous allons guider le monde par le pouvoir de notre exemple", "et si nous allons privilégier la diplomatie avec nos alliés et partenaires pour faire face aux grands défis de notre époque, comme la pandémie, le changement climatique, la crise économique, les menaces qui pèsent sur les démocraties, les combats pour la justice raciale et les risques posés par nos rivaux et adversaires à notre sécurité et à la stabilité mondiale", a-t-il ajouté lors d'une brève cérémonie.

Celui qui a fait une partie de sa carrière au département d'Etat, dont il a été numéro deux à la fin de la présidence de Barack Obama, a dit avoir le sentiment de "revenir à la maison". Mais il a reconnu que le monde avait changé depuis son départ il y a quatre ans, évoquant la pandémie, mais aussi les "barricades" qui ont surgi à Washington à la suite de l'assaut meurtrier de partisans de Donald Trump sur le Capitole, le 6 janvier.

"C'est un jour nouveau pour l'Amérique, c'est un jour nouveau pour le monde", a-t-il toutefois assuré.

"Nous n'avons jamais traversé une période comme celle-ci. Le président est déterminé à nous en sortir le plus rapidement possible", a insisté ce proche de Joe Biden.

"Le monde a besoin du leadership américain, et nous le garantirons, parce que le monde a beaucoup plus de chances de résoudre ses problèmes et affronter ses défis quand les Etats-Unis répondent présent", a-t-il martelé, critiquant en creux le désengagement et l'unilatéralisme de la diplomatie trumpiste.

Dans une autre critique, à peine voilée, à ses prédécesseurs républicains Rex Tillerson puis Mike Pompeo, accusés d'avoir parfois méprisé voire abandonné les diplomates de carrière lorsqu'ils étaient menacés ou attaqués, Antony Blinken a promis de "défendre" le personnel du tentaculaire département d'Etat et de lui redonner "le moral".

En Europe, les bars et cafés confinés entre désarroi et rébellion

Un employé prépare un café-restaurant pour la réouverture à Amsterdam, aux Pays-Bas, le 26 mai 2020.

Alors que l'Europe se reconfine face aux assauts de la pandémie, la contestation grandit dans un secteur de la restauration laminé par des mois de fermeture et l'absence de perspectives.

Christina, Laurent, Jiri et Martin: de Genève à Sofia, l'AFP a rencontré quatre représentants qui racontent l'impact de la crise sanitaire sur leur métier.

- "Ne jamais abandonner" -

"Mourir d'ennui": à l'entrée d'un café viennois, un squelette en tenue de serveur brandit un écriteau qui reflète l'état d'esprit de la patronne, Christina Hummel.

Troisième génération de sa famille à diriger l'établissement du même nom, elle a récemment participé à une action symbolique pour dire son désarroi face au troisième confinement de l'Autriche.

"Nous essayons de traverser la crise de manière créative et positive", confie à l'AFP cette gérante de 44 ans, carré blond et masque noir, devant la salle au décor tamisé et aux moelleuses banquettes.

Mais elle se dit découragée par les revirements incessants du gouvernement. Nombreux sont ceux dans le secteur à avoir le sentiment d'être "baladés de semaine en semaine", regrette-t-elle.

En revanche, pas question pour elle de violer les règles. "Je ne ferais rien qui m'attire des ennuis ou m'oblige à payer une amende", souligne Christina Hummel, rappelant qu'elle a un fils de six ans et des employés à faire vivre.

Et de souligner le fait qu'elle a conscience de la "gravité" de la situation: "je ne suis ni une coronasceptique ni une théoricienne du complot", insiste cette "passionnée" qui garde espoir sur le long terme.

"La culture des cafés viennois a déjà traversé plusieurs crises et ce mode de vie ne disparaîtra jamais. Comme dit l'adage, +un vrai Viennois n'abandonne jamais+".

- "Déjà trop tard" -

A Genève, Laurent Terlinchamp est moins optimiste.

Président de la Société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers, il assiste impuissant à des faillites en série. Les adhérents sont au "désespoir", lourds de la "responsabilité de collaborateurs qu'ils ne peuvent pas payer, de charges" qu'ils ne peuvent pas honorer, "d'un avenir qui n'existe plus".

"Pour 30% d'entre eux, ce qui correspond à plus de 600 entreprises, c'est déjà trop tard", lâche-t-il.

Lui aussi déplore l'incertitude: "Ce qui m'importe, c'est de savoir quand on va rouvrir dans des conditions viables", et d'ici là "d'avoir des aides" suffisantes pour se dire: "Je ne vais pas perdre mon commerce, c'est-à-dire ma vie".

- En résistance -

Pour ne pas broyer du noir, le Tchèque Jiri Janacek a lui choisi de se rebeller.

Depuis le 9 décembre, il accueille de nouveau les clients dans sa petite brasserie, Maly Janek, située à une quarantaine de kilomètres au sud de Prague, défiant ouvertement les restrictions.

"Nous avons perdu patience quand le gouvernement a changé les règles trois fois en une seule semaine", explique cet ancien politicien de droite.

Dans ce pays champion du monde de la consommation de bière, il a organisé début janvier, avec d'autres restaurateurs, une chaîne de chopes d'un kilomètre de long dans le centre-ville de Prague.

"Je ne plierai jamais" malgré les visites de la police ou les amendes des autorités sanitaires, promet-il, balayant le risque que son pub ne devienne un foyer de contaminations.

- "Un jour", quand on rouvrira... -

A un petit millier de kilomètres de là, en Bulgarie, Martin Mihaylov se mobilise aussi.

Cet homme de 41 ans, qui tient trois bars qui sont de hauts lieux de la vie nocturne de Sofia, a prévu de descendre dans la rue ce mercredi pour dénoncer le "manque de soutien de l'Etat" et défendre sa "liberté".

"Les autorités n'ont jamais respecté le calendrier donné. On ne peut plus accepter un tel traitement!", s'emporte-t-il dans l'un de ses établissements déserts, Terminal 1, casquette vissée sur la tête.

"Nous ne le ferons pas de gaieté de coeur mais nous allons peut-être devoir finir par enfreindre la loi", prévient Martin, tout en remerciant ses créanciers pour leur "aide et tolérance".

Il ne se fait pas d'illusion: face aux "dettes accumulées", "la reprise sera très lente".

Quand "un jour" la foule reviendra, "ce sera le stress", imagine-il. "Je ne me souviens plus de la dernière fois que c'était plein", dit-il, en montrant la piste, triste sans ses danseurs.

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