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France: le gouvernement veut aller au bout sur les retraites, la grève se poursuit

Le Premier ministre français Edouard Philippe à Paris, France, le 8 avril 2019. REUTERS / Charles Platia

Le Premier ministre français veut aller au bout de la réforme des retraites après avoir retiré la mesure la plus contestée, et il a demandé aux opposants de mettre fin au mouvement de grève qui entre lundi dans son 40e jour.

Edouard Philippe s'était montré samedi "disposé à retirer" de son projet, sous condition, la mesure qui incite les Français à travailler jusqu'à 64 ans, unanimement rejetée par les syndicats, parvenant ainsi à fissurer le front de ses détracteurs.

Les syndicats "réformistes", opposés à cette mesure "d'âge pivot" mais favorables au nouveau système à points (CFDT, Unsa et CFTC), ont salué l'annonce et se sont dits prêts à discuter avec le patronat sur le financement pérenne du système, condition posée par le gouvernement.

Mais les plus durs - CGT, FO et Solidaires - ont appelé à poursuivre le mouvement, qui paralyse largement les transports en région parisienne et à défiler le 16 janvier pour la sixième fois depuis le début du conflit le 5 décembre.

Dimanche soir, le Premier ministre les a appelés à la "responsabilité", dans des déclarations à la chaîne de télévision publique France 2.

"Nous allons aller au bout et, au fond, tout ceux qui incitent (les grévistes) à poursuivre la grève les envoient peut-être dans une impasse (...), je pense qu'ils devraient prendre leurs responsabilités", a déclaré Edouard Philippe.

Et d'insister : "Il faut savoir terminer une grève. On n'en est pas loin", a-t-il ajouté. Et il a rendu hommage "à la résilience" des "millions de Français qui subissent" les grèves, avant de rappeler sa détermination à préserver l'équilibre financier du système.

- "Encore la galère" -

Le patron de la CGT, Philippe Martinez, a minimisé l'impact de l'entrée en négociation de la CFDT et de l'Unsa, soulignant les divergences internes au sein de ces organisations. Il a réitéré son appel à un retrait pur et simple du projet de loi gouvernemental.

L'opposition politique n'est pas plus convaincue. Le "compromis" du gouvernement a été qualifié de "renoncement" par le chef de file des sénateurs Les Républicains (droite), Bruno Retailleau, pour qui "cette réforme va se terminer en naufrage". A gauche, le patron des sénateurs socialistes Patrick Kanner a dénoncé la "navigation à vue" du gouvernement et réclamé le "retrait de la réforme".

Pour le gouvernement, le travail doit reprendre. "Il n'y a plus aucune raison que ce mouvement de grève se poursuive", a déclaré la ministre de la Transition écologique (en charge des transports), Elisabeth Borne.

"Malheureusement, il faut pas raconter d'histoires aux usagers, ça va encore être la galère lundi", a rétorqué Olivier Terriot de la CGT de la RATP, la régie des transports parisiens.

L'arrivée des feuilles de paye de janvier risque toutefois de refroidir certains salariés.

"On voit bien que des collègues veulent reprendre le travail", constatait, désabusé, un agent du métro parisien rencontré par l'AFP dans la manifestation de samedi. "Ca va être compliqué de continuer sur le plan financier (...) Ca pourrait continuer s'il y avait un engagement national, mais on voit bien que le privé n'a pas suivi".

- La bataille de l'opinion -

Les salariés du secteur privé se sont peu mobilisés pour ce conflit, mené principalement par les salariés de la compagnie ferroviaire SNCF et de la RATP, mais aussi par d'autres secteurs comme les enseignants, les personnels hospitaliers ou les avocats. Les assemblées générales de lundi donneront une indication sur la poursuite du mouvement.

Les manifestations de jeudi prochain seront aussi un test, alors que l'affluence décroît dans les manifestations.

Gouvernement et syndicats auront aussi les yeux braqués sur les prochains sondages. "L'opinion publique soutient les grévistes", déclarait samedi soir Philippe Martinez.

La "conférence de financement" qui doit se mettre en place fin janvier pour trouver un accord d'ici fin avril sur l'équilibre financier du système sera déterminante.

Gouvernement et patronat restent favorables à une mesure retardant l'âge de départ à la retraite et s'opposent à toute hausse des cotisations. Le gouvernement a également écarté une baisse des pensions, ce qui laisse une marge de manoeuvre étroite aux négociateurs.

Faute d'accord entre partenaires sociaux, le gouvernement reprendra la main, a averti Edouard Philippe.

Avec AFP

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L'Azerbaïdjan et l'Arménie au bord de la guerre

Les forces arméniennes détruisent un véhicule militaire azerbaïdjanais sur la ligne de contact de la République autoproclamée du Haut-Karabakh, en Azerbaïdjan. (Photo Armenian Defense Ministry via AP)

L’Arménie et l'Azerbaïdjan étaient au bord de la guerre dimanche, des combats meurtriers ayant éclaté entre les forces azerbaïdjanaises et la région séparatiste du Nagorny Karabakh soutenue par Erevan.

Les belligérants ont fait état de victimes militaires et civiles. Selon la partie arménienne, une femme et un enfant ont été tués.

Un conflit majeur impliquant l'Azerbaïdjan et l'Arménie pourrait entraîner l'intervention des puissances en concurrence dans la région du Caucase, la Russie et la Turquie. Le conflit autour du Nagorny Karabakh, qui a fait sécession de l'Azerbaïdjan avec le soutien arménien, nourrit les tensions régionales depuis 30 ans.

Après l'annonce des premiers combats dimanche matin, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a décrété "la mobilisation générale" et l'instauration de "la loi martiale", tout comme les autorités du Karabakh.

"Soutenons fermement notre Etat, notre armée (...) et nous allons vaincre. Longue vie à la glorieuse armée arménienne!", a-t-il écrit sur Facebook.

Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a lui aussi promis la victoire.

"L'armée azerbaïdjanaise combat aujourd'hui sur son territoire, défend son intégrité territoriale, porte des coups dévastateurs à l'ennemi. Notre cause est juste et nous allons vaincre", a-t-il dit, dans un discours à la télévision.

Moscou a appelé dès dimanche matin "à un cessez-le-feu immédiat" et à des pourparlers, alors que les deux camps se rejettent la responsabilité des hostilités.

La France, médiatrice du conflit avec la Russie et les Etats-Unis dans le cadre du Groupe de Minsk, a aussi appelé à "cesser immédiatement les hostilités".

Un porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan, allié traditionnel de Bakou, a lui dénoncé sur Twitter une "attaque de l'Arménie".

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a indiqué pour sa part avoir lancé une "contre-offensive sur toute la ligne de front" du Karabakh, afin de "mettre fin à des activités militaires des forces armées de l'Arménie".

Victimes civiles et militaires

"Des morts et des blessés ont été rapportés parmi les civils et les militaires", a ajouté la présidence azerbaïdjanaise, tandis que le médiateur public du Karabakh a déclaré qu'il y avait "des victimes civiles".

Aucun bilan chiffré n'a été avancé, tandis que le ministère de la Défense du Karabakh a dit avoir infligé "de lourdes pertes" à l'adversaire.

L'Azerbaïdjan avait auparavant indiqué qu'un de ses hélicoptères avait été abattu mais que son équipage était sain et sauf. Il affirme avoir détruit 12 batteries anti-aériennes.

"Tôt ce matin, la partie azerbaïdjanaise a lancé des bombardements (...) nous appelons la population à se mettre à l'abri", a pour sa part indiqué le porte-parole de la présidence séparatiste sur sa page Facebook.

Le Nagorny Karabakh est une région sécessionniste d'Azerbaïdjan, peuplée majoritairement d'Arméniens et soutenue par l'Arménie.

30 ans de conflit

Elle a été le théâtre d'une guerre au début des années 1990 qui a fait 30.000 morts, et depuis lors, les autorités azerbaïdjanaises veulent en reprendre le contrôle, par la force si nécessaire. Des pourparlers de paix sont dans l'impasse depuis de longues années.

Des combats opposent régulièrement séparatistes et Azerbaïdjanais, mais aussi Erevan et Bakou.

En 2016, de graves heurts avaient déjà failli dégénérer en guerre au Karabakh, et des combats meurtriers ont aussi opposé en juillet 2020 Arméniens et Azerbaïdjanais à leur frontière nord.

Les deux camps ont l'habitude de se rejeter la responsabilité de ces flambées de violence.

Le président Aliev avait menacé vendredi l'Arménie de représailles, en raison de son "comportement agressif", et accusé Erevan de "faire échouer à dessein les négociations" de paix sur le Karabakh.

Il avait estimé que l'Arménie préparait des "dizaines de milliers d'hommes" pour attaquer l'Azerbaïdjan.

Bakou a profité de ses réserves immenses de pétrole pour dépenser sans compter en matière d'armement. L'Azerbaïdjan peut aussi compter sur le soutien du président turc, qui considère l'Arménie comme une menace pour la stabilité du Caucase.

L'Arménie, bien plus pauvre, est par contre plus proche de la Russie, qui y dispose d'une base militaire. Erevan appartient aussi à une alliance politico-militaire dirigée par Moscou, l'Organisation du traité de sécurité collective.

Le Kremlin, qui se positionne en arbitre régional, livre des armes aux deux pays.

Attaque au couteau près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris

Des policiers sécurisent une entrée au palais de justice à l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015 contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, à Paris, France, le 2 septembre 2020. (Photo Reuters)

Quatre personnes ont été blessées vendredi lors d'une attaque au couteau près des anciens bureaux du journal satirique Charlie Hebdo à Paris, a-t-on appris des autorités françaises.

Selon un fonctionnaire de la police, une personne a été détenue près de l'esplanade de la Bastille, dans l'est de la ville.

Les autorités françaises ne savent pas exactement ce qui a motivé l'attaque de ni si elle avait un lien avec Charlie Hebdo, qui a déménagé ses bureaux après avoir été attaqué par des extrémistes en 2015.

La police n'a pas divulgué l'identité des agresseurs ni des blessés, dont deux personnes en état d'urgence absolue, a déclaré le fonctionnaire de la police, qui a requis l'anonymat.

Le Premier ministre Jean Castex a interrompu une visite dans une banlieue au nord de Paris pour se rendre au ministère de l'Intérieur afin de suivre l'évolution de la situation.

Le procès dans les attentats de Charlie Hebdo est actuellement en cours dans la ville. Des murmures ont éclaté lors du procès pour terrorisme de 14 personnes, dont 3 fugitifs, accusés d'avoir aidé les assaillants dans les meurtres de janvier 2015, alors que la nouvelle filtrait.

Les veuves des auteurs présumés des attentats du Charlie Hebdo doivent témoigner vendredi après-midi.

Juliette Gréco, muse de l'existentialisme parisien

Juliette Greco dans une scène du film Les Racines du Ciel de John Huston en 1958, tourné en Afrique équatoriale française, aujourd'hui les pays du Gabon, du Tchad, du Congo et de la Centrafrique. (Photo AP)

Morte mercredi à l'âge de 93 ans, cette icône de la chanson française qui côtoyait les intellectuels et les artistes parisiens dans l'effervescence de l'après-guerre, devint un symbole du quartier Saint-Germain-des-Prés, creuset de l'existentialisme.

"Je passe ma vie à essayer de justifier ça. Il n'y a pas de physique existentialiste... Simplement, je représentais dans l'après-guerre ce que la jeunesse avait décidé que j'étais: une image qui lui convenait".

Juliette Gréco, installée dans une pension de famille, sans le sous, à peine âgée de 20 ans, fréquentait Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Albert Camus.

Boris Vian, Roger Vadim étaient aussi ses amis. Bohêmes, ils discutaient des heures durant au "Bar Vert", puis dans la rue quand le café était fermé. Là, les habitants gênés par le bruit, n'hésitaient pas à leur jeter des brocs d'eau sale par la fenêtre.

C'est une de ces nuits que les jeunes artistes découvrirent un vieux bistrot, "Le Tabou", fréquenté par les rouleurs des messageries voisines, qui devint leur sanctuaire.

La description de la vie nocturne "des existentialistes pauvres", réfugiés dans la cave du Tabou, devenue la "bouche de l'enfer" sous la plume audacieuse d'Anne-Marie Cazalis, dans le journal "Samedi soir", fit le tour du monde. En Une, figurait la photo de Juliette Gréco et Roger Vadim. C'est ainsi, raconte la chanteuse, qu'elle devint "la muse de l'existentialisme".

Jean-Paul Sartre, le premier, lui composa une chanson "Les Blancs Manteaux", suivi par Raymond Queneau avec "Si tu t'imagines". "Je n'ai jamais cherché la rareté, je suis allée vers ce qui me plaisait", disait-elle des chansons écrites pour elle.

Gréco participe aux soirées du "Tabou", mais élargit son territoire à d'autres cabarets mythiques, "La Rose rouge" et "Le Boeuf sur le toit", où elle commence à chanter en 1949. C'est là qu'elle rencontre le trompettiste Miles Davis, dont elle tombe amoureuse.

Elle enrichit son répertoire en particulier avec des chansons de Jacques Prévert: "Je suis comme je suis", "Les feuilles mortes". "Je hais les dimanches", de Charles Aznavour, fut couronnée du grand prix de la SACEM en 1951. En 1954, elle donnait son premier récital à l'Olympia. La muse de l'existentialisme et de Saint-Germain des Près, était devenue une star.

Roland-Garros: un possible 8e de finale entre Azarenka et S. Williams

La Biélorusse Victoria Azarenka (D) et l'Américaine Serena Williams (G) après leur match de demi-finales en simple féminin du tournoi de tennis américain 2020 à l'USTA Billie Jean King National Tennis Center, le sept 2020; New York/Danielle Parhizkaran-USA TODAY Sports

L'Américaine Serena Williams, en quête d'un 24e titre du Grand Chelem à Roland-Garros, et la Biélorusse Victoria Azarenka, de retour au premier plan, pourraient se retrouver en huitièmes de finale à Paris, où le tirage au sort a été effectué jeudi.

Placées dans le même quart de tableau, les deux trentenaires (38 ans pour Williams, 31 pour Azarenka) auront trois tours à franchir pour s'offrir une revanche de la dernière demi-finale de l'US Open, remportée par Azarenka (1-6, 6-3, 6-3). Sa première victoire en Grand Chelem, après 10 échecs, face à l'ancienne reine incontestée du circuit, moins dominatrice depuis 2018.

Dans la moitié de tableau la plus relevée, la rescapée pourrait être opposée à l'Ukrainienne Elina Svitolina, tête de série N.3, en quarts de finale. Si la logique est respectée, l'élue de ce quart de tableau affrontera pour une place en finale la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1 en l'absence de l'Australienne Ashleigh Barty, lauréate de l'édition 2019 qui a préféré ne pas faire le déplacement dans le contexte sanitaire actuel.

Sans Naomi Osaka, N.3 mondiale et vainqueur début septembre à l'US Open, l'autre moitié de tableau semble très ouverte. Surtout si Karolina Pliskova, tête de série N.2, ne se remet pas correctement de sa blessure à la cuisse gauche qui l'a obligée à déclarer forfait en finale à Rome.

L’opposant russe Alexeï Navalny a été autorisé à quitter l'hôpital

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