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La barre des 100.000 demandes d'asile en France franchie

Des migrants soudanais dans la forêt à Ouistreham, France, le 5 octobre 2017.

La France a enregistré un peu plus de 100.000 demandes d'asile en 2017, un niveau "historique", alors que le gouvernement prépare une loi sur l'immigration déjà à l'origine de débats animés.

"C'est un niveau historique", a déclaré à l'AFP lundi Pascal Brice, directeur général de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). Il y avait moins de 20.000 demandes en 1981, année la plus ancienne pour laquelle l'Ofpra a fourni des données.

Ces chiffres ne devraient pas manquer de nourrir le vif débat dans le pays sur la politique migratoire.

Un projet de loi sur l'asile et l'immigration, préparé par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, doit être présenté en février en Conseil des ministres. Face aux inquiétudes des associations de défense des étrangers et aux divisions de la majorité, le Premier ministre Edouard Philippe a promis en décembre une "consultation".

Les demandes d'asile ont augmenté de 17% l'an dernier, atteignant 100.412 au total, après une progression de 6,5% en 2016. Une hausse "soutenue" même si "ce n'est pas un afflux massif", a estimé M. Brice.

"Cela confirme que la France est dans les tout premiers pays de la demande d'asile en Europe", a-t-il ajouté, notamment derrière l'Allemagne qui s'attend à un peu moins de 200.000 dossiers cette année.

Toutefois, pour avoir une vision exhaustive, il faut ajouter à ces chiffres ceux des migrants n'ayant pas encore déposé leurs dossiers à l'Ofpra. La première étape de la procédure se fait en effet en préfecture, qui vérifie si les personnes relèvent d'un autre pays européen pour leur demande (au titre du règlement "Dublin").

Dans une circulaire fin novembre, Gérard Collomb estimait qu'"aujourd'hui, près de 52% des demandeurs" relevaient de cette procédure "Dublin".

Au nom de la "fermeté", le ministre de l'Intérieur a fait du transfert de ces migrants l'une de ses priorités (le taux plafonne à 10% actuellement), contrepartie d'un accueil plus "digne" des réfugiés.

"Cyclique"

Le "taux d'accord", qui permet aux demandeurs de devenir réfugiés, a fléchi, passant de 38% en 2016 à 36% l'an dernier. Une baisse qui s'explique, selon M. Brice, par la situation de ressortissants comme ceux d'Albanie.

L'an dernier, le premier pays d'origine des demandeurs d'asile a en effet été l'Albanie, avec 7.630 demandes (hors mineurs accompagnants), soit une hausse de 66%. L'Albanie étant considéré comme "d'origine sûre", l'Ofpra n'a accordé sa protection qu'à 6,5% des demandeurs.

Ce phénomène, "cyclique" et "lié à une émigration économique" selon M. Brice, préoccupe les autorités françaises et albanaises, qui ont lancé cet été un plan d'action pour lutter contre les réseaux d'immigration irrégulière.

Deuxième pays d'origine des demandeurs, l'Afghanistan a représenté 5.987 demandes (+6%), avec un taux de protection de 83%. Mais les migrants afghans arrivés l'an dernier en France sont sans doute plus nombreux du fait du nombre élevé de "dublinés" parmi eux, notamment après un passage en Allemagne.

Viennent ensuite les ressortissants d'Haïti (nombre de dossiers stable à 4.934), du fait du niveau toujours élevé de demandes en Guyane, puis les Soudanais (-24% à 4.486), et les Guinéens qui ont été 3.780 à solliciter l'asile, soit un bond de 62%.

On observe une forte progression des ressortissants de pays d'Afrique de l'Ouest et francophone, notamment des Ivoiriens dont le nombre a plus que doublé (3.243) parmi les demandeurs d'asile et des ressortissants de la République démocratique du Congo (+15%, à 2.941).

"Cela reflète le phénomène des traversées via la Libye vers l'Europe", a commenté le responsable de l'Ofpra.

Malgré un taux de protection très élevé (95%), les Syriens, souvent arrivés via des programmes de réinstallation, ont en revanche été moins nombreux à solliciter l'asile en France l'an dernier, avec une baisse de 10%, à 3.249 demandes.

Enfin le délai moyen d'attente "est tombé à près de trois mois", a précisé M. Brice. Il assure que l'Ofpra "poursuit ses efforts pour atteindre en 2018 l'objectif des deux mois" fixé par le président Emmanuel Macron, "dans le strict respect des droits de chaque demandeur".

Avec AFP

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Trump se réjouit du rapport Mueller, dénonce une "arnaque"

Le président des États-Unis, Donald Trump, s'exprime lors du forum des dirigeants de la NRA-ILA lors de la réunion annuelle et des expositions du NRA au Kay Bailey Hutchison Convention Center à Dallas, Texas, 4 mai 2018.

Le président américain Donald Trump s'est réjoui jeudi des conclusions de l'enquête russe, qui a confirmé l'absence d'entente entre son équipe de campagne électorale et Moscou, mais ne le blanchit pas des soupçons d'entrave à la justice.

"C'est un bon jour pour moi", a lancé Donald Trump à la Maison Blanche au moment de la publication de ce rapport de plus de 400 pages après 22 mois d'enquête qui ont empoisonné ses deux premières années de mandat.

"Il ne faudra jamais que cela arrive à un autre président, cette arnaque", a-t-il ajouté à propos d'une enquête qu'il qualifie de "chasse aux sorcières".

Plus tôt, Donald Tump avait exulté sur Twitter en faisant une référence à la célèbre série "Game of Thrones".

"Pas de collusion, pas d'obstruction. Pour les rageux et les démocrates de la gauche radicale, c'est Game Over", était-il écrit sur une image de lui imitant une affiche de la série, où on le voit de dos sur fond d'un épais brouillard.

Le rapport final du procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur les soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016, a été publié jeudi par le ministère américain de la Justice.

Le document de plus de 400 pages est expurgé de ses données confidentielles.

Robert Mueller établit l'absence d'entente entre l'équipe de campagne électorale de Donald Trump et Moscou mais conclut ne pas être "en mesure" d'exonérer le président américain des soupçons d'entrave à la justice.

Trump "n'a pas agi" pour entraver l'enquête russe, selon son ministre de la Justice

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Le président américain Donald Trump n'a rien fait pour entraver l'enquête russe, a affirmé jeudi son ministre de la Justice Bill Barr peu avant la publication du rapport très attendu du procureur spécial Robert Mueller.

Le "président n'a pas agi pour priver le procureur spécial des documents et témoins nécessaires pour mener à bien son enquête", a affirmé Bill Barr. Les avocats personnels de Donald Trump ont pu lire ce rapport de 400 pages dans sa version expurgée "plus tôt cette semaine". Ils "n'ont pas été autorisés" à faire de coupes supplémentaires et "n'en ont pas exigé", a précisé le ministre.

Par ailleurs, L'enquête russe a prouvé qu'il n'y avait "pas eu de coopération" entre Donald Trump et les Russes qui ont tenté de peser sur la présidentielle de 2016, a déclaré jeudi le ministre américain de la Justice.

"Grâce à l'enquête rigoureuse du procureur spécial, nous savons que les agents russes qui ont mené ces efforts n'ont pas eu la coopération du président Trump ou de membres de son équipe de campagne", a dit Bill Barr lors d'une conférence de presse en amont de la publication du rapport final du procureur Robert Mueller

Kim Jong Un supervise l'essai d'une nouvelle arme dotée d'une "puissante ogive"

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, accompagné de deux responsables militaires16 avril 2019.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un a supervisé l'essai d'une nouvelle "arme tactique guidée" avec une "puissance ogive", ont annoncé jeudi les médias d'Etat nord-coréens, alors que les doutes s'accumulent quant au processus de dénucléarisation de Pyongyang.

Cet essai a permis de vérifier le fonctionnement du "système particulier de guidage en vol et le chargement d'une puissante ogive", a affirmé l'agence officielle KCNA sans plus de détails sur la nature de l'arme.

Kim Jong Un a qualifié ce test d'"événement d'une très grande importance pour accroître la puissance de combat de l'Armée populaire" nord-coréenne, selon la même source.

Le leader a lui-même "guidé l'essai de tir" qui a été dirigé sur plusieurs cibles, a ajouté l'agence officielle.

C'est la deuxième fois que la Corée du Nord affirme avoir procédé à un essai d'arme depuis le début, en 2018, de ses négociations avec les Etats-Unis sur ses programmes de missiles balistiques et d'armement nucléaire.

Pyongyang avait déjà annoncé, en novembre, avoir testé "une nouvelle arme tactique de haute technologie" dont elle n'avait pas précisé la nature. On ignore s'il s'agit de la même arme que celle du nouvel essai rendu public jeudi.

La Corée du Sud n'a rien détecté sur ses radars, a indiqué à l'AFP un responsable militaire, jugeant improbable qu'un missile ait été tiré.

"Quand la Corée du Nord lance un missile, nos radars le voient. Mais aucun missile n'a été détecté", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.

La présidence sud-coréenne a dit n'avoir aucun commentaire. Des responsables du Pentagone ont également refusé de s'exprimer sur cette annonce.

"La description de ce qui a été testé fait penser à un missile, mais il peut s'agir de n'importe quoi, depuis un petit missile antichar téléguidé jusqu'à un missile sol-air, en passant par un système de roquettes d'artillerie", a estimé Ankit Panda, analyste spécialisé dans les questions nord-coréennes.

L'utilisation par KCNA du terme "tactique" suggère que ces essais n'ont impliqué aucun missile balistique de longue de portée ni aucun dispositif nucléaire.

"Kim tente de faire savoir au gouvernement de Trump que son potentiel militaire grandit jour après jour", a expliqué l'analyste Jarry Kazianis, du Center for the National Interest.

- Regain d'activité à Yongbyon -

"Son régime commence à se sentir frustré par le manque de souplesse de Washington dans les récentes négociations", a-t-il ajouté.

Le professeur d'études nord-coréennes Koh Yu-hwan, de l'Université Dongguk en Corée du Sud, a estimé lui aussi que ce nouvel essai était un message adressé aux Etats-Unis pour montrer le mécontentement de Pyongyang face à l'enlisement des pourparlers.

Mais le fait qu'il ne s'agisse pas d'un missile stratégique ou d'un essai nucléaire "souligne la volonté de Pyongyang de maintenir vivant le dialogue avec Washington", a-t-il estimé.

Selon lui, le régime nord-coréen "ne peut mener un essai nucléaire ou de missile à longue portée à ce stade, à moins de vouloir faire totalement voler en éclats ce qui reste des pourparlers entre les Etats-Unis et le Nord".

L'annonce du nouvel essai intervient alors que le Centre des études stratégiques et internationales (CSIS), basé à Washington, a fait état mercredi de signes d'activité sur le complexe de Yongbyon, principal site nucléaire nord-coréen, laissant penser que Pyongyang pourrait avoir repris des opérations de retraitement de matières radioactives à des fins militaires depuis le fiasco en février du sommet entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump.

Depuis cet échec, la Corée du Nord a indiqué qu'elle examinait ses options diplomatiques avec les Etats-Unis. Kim Jong Un s'est dit la semaine dernière ouvert à un troisième sommet avec M. Trump si Washington arrivait à la table des négociations avec "la bonne attitude".

La Corée du Nord s'est abstenue de procéder à de nouveaux tests balistiques ou nucléaires depuis le premier sommet entre MM. Trump et Kim en juin 2018 à Singapour.

Cette rencontre historique, survenue contre toute attente après des mois d'escalade militaire et d'échange d'insultes entre les deux dirigeants, avait abouti à un accord sur le désarmement nucléaire de la péninsule coréenne dont les termes étaient restés très vagues.

La deuxième rencontre, en février à Hanoï, s'était terminée de façon abrupte, sans la moindre avancée concrète ni même de déclaration.

Cette déconvenue avait soulevé des questions quant à l'avenir du processus. Au Vietnam, la Corée du Nord avait expliqué vouloir la levée des seules sanctions pesant sur les conditions de vie des Nord-Coréens. Mais les Etats-Unis avaient considéré que Pyongyang exigeait de fait la disparition des principales sanctions sans proposer grand chose de précis en retour.

Néanmoins, les deux camps avaient fait part de leur souhait de poursuivre les discussions.

Avec AFP

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