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Europe

A Paris, manifestation de "gilets jaunes" malgré le coronavirus

Un "gilet jaune" tient une pancarte en forme de cœur devant les Galeries Lafayette lors d'une manifestation anti-gouvernementale à Paris, le 28 septembre 2019. (AFP)

Plusieurs centaines de "gilets jaunes" défilaient samedi à Paris pour leur acte 70, malgré les recommandations du gouvernement qui a proscrit les rassemblements de plus de 100 personnes et appelle à reporter les manifestations pour freiner la propagation du coronavirus.

En fin de matinée, les forces de l'ordre avaient procédé à 17 interpellations et sont intervenues après des heurts vers le boulevard Arago dans le sud de la capitale, a tweeté la préfecture de police de Paris.

Vendredi, deux figures du mouvement, Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, avaient pourtant appelé à "la responsabilité" face à la crise sanitaire et invité à renoncer à cette manifestation, qui a été déclarée en préfecture.

Le gouvernement a, lui, décidé de ne pas interdire les manifestations mais invite à les "reporter" systématiquement, avait précisé vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Comme chaque week-end, la préfecture de police a pris un arrêté interdisant aux personnes se revendiquant des "gilets jaunes" de manifester dans un périmètre comprenant les institutions, mais aussi notamment les Champs-Elysées et le quartier des grands magasins.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé vendredi que le gouvernement abaissait à 100 personnes la taille autorisée des rassemblements en France, au lieu de 1.000 précédemment, pour "freiner" la progression du coronavirus.

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Chypre: l'UE condamne les "annonces inacceptables" du président turc

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, parle avant un défilé militaire marquant le 47e anniversaire de l'invasion turque de 1974 à Nicosie, Chypre, mardi 20 juillet 2021.

L'Union européenne a condamné mardi les "annonces inacceptables" du président turc sur Chypre, principal obstacle à une normalisation des relations avec Ankara, et a menacé de prendre des mesures de rétorsion dans une déclaration validée par les 27 états membres.

Les dirigeants de l'UE se sont dits déterminés à "utiliser les instruments et les options" à leur disposition "en cas d'actions unilatérales de la Turquie contraires au droit international", rappelle la déclaration publiée par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

"Des actions" seront discutées par les ministres des Affaires étrangères de l'UE lors de leur prochaine réunion si la Turquie ne revient pas sur ses actions contraires aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, avertit la déclaration.

Cette déclaration suit la condamnation à l'unanimité des prises de position du président turc Recep Tayyip Erdogan par le Conseil de sécurité de l'ONU. Elle a été validée par les 27 capitales de l'UE, ce qui explique les délais pour sa publication, ont expliqué à l'AFP plusieurs sources européennes.

Chypre est divisée depuis l'invasion de son tiers nord par la Turquie en 1974 entre la République de Chypre -- membre de l'Union européenne -- qui exerce son autorité au sud, et la République turque de Chypre-Nord (RTCN) autoproclamée en 1983, uniquement reconnue par Ankara.

Le président Erdogan s'est rendu à Chypre-Nord le 20 juillet, date anniversaire de l'opération qui a conduit à la partition de l'île, et s'est prononcé pour une solution à deux états, rejetée par l'UE. Il a également soutenu le projet de réouverture de l'ancienne station balnéaire de Varosha, fuie par ses habitants en 1974 et entourée de barbelés par l'armée turque.

"L'Union européenne condamne fermement les mesures unilatérales prises par la Turquie et les annonces inacceptables faites par le président turc et le chef de la communauté chypriote turque le 20 juillet 2021 concernant la réouverture de la ville clôturée de Varosha", indique la déclaration des 27.

"L'UE appelle à l'annulation immédiate de ces actions et à l'annulation de toutes les mesures prises à Varosha depuis octobre 2020", ajoute le texte.

L'UE "reste pleinement attachée à un règlement global du problème chypriote sur la base d'une fédération bicommunautaire et bizonale (...) conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies".

Les négociations sur un règlement du problème chypriote sont dans l'impasse depuis 2017. En avril, une tentative de relance des pourparlers par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dont l'organisation surveille une zone tampon entre les deux parties de l'île, s'est soldée par un échec.

Les relations entre l'UE et la Turquie, candidate à l'adhésion, se sont fortement dégradées depuis 2016, notamment en raison de la répression implacable du président Erdogan contre toute forme de contestation après une tentative de putsch.

De plus en plus isolé sur le plan diplomatique et traversant des difficultés économiques, Ankara a multiplié les appels à une normalisation avec l'UE. Mais les dirigeants européens ont imposé leurs conditions et l'une d'elles est "un règlement global du problème chypriote".

Attaque aux cocktails molotov contre l'ambassade de Cuba en France

Le président cubain Miguel Diaz-Canel.

L'ambassade de Cuba à Paris, en France, a déclaré mardi que son bâtiment avait été attaqué avec des cocktails Molotov, causant de sérieux dégâts, bien qu'aucun blessé parmi le personnel diplomatique n'a été signalé.

L'ambassade a publié des photos sur son compte Twitter officiel pour montrer les dégâts causés au complexe et condamner l'attaque qu'elle considère comme "des actes terroristes". Elle n'a pas précisé qui était considéré comme responsable, mais a toutefois blâmé des "les campagnes de gouvernement des Etats Unis" contre Cuba, selon un communiqué publié sur son site web.

"Les responsables directs de ces actes sont ceux qui incitent à la violence ou à la haine envers notre pays", a déclaré le ministre cubain des Affaires étrangères sur Twitter.

Une source policière a déclaré qu'une enquête était en cours et que les motifs de l'incident restent inconnus.

La source a également confirmé qu'il n'y avait pas de blessés.

La France a condamné l'attaque de mardi contre l'ambassade de Cuba, a déclaré une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

La porte-parole a ajouté qu'une enquête judiciaire a été ouverte sur cet incident.

Manifestations à Cuba

Cuba a connu des manifestations massives en raison de la crise de la pandémie et de la gestion de l'urgence sanitaire par le gouvernement. Les marches ont été rejointes par des demandes de renforcement des libertés civiles, incitant le gouvernement socialiste à restreindre l'accès aux réseaux sociaux et aux plateformes de messagerie.

Les ministres des affaires étrangères de deux douzaines de pays, dont les États-Unis, ont condamné les arrestations de manifestants à Cuba et demandé le rétablissement complet de l'accès à Internet.

France: le pass sanitaire ou le chômage

Une famille française regarde à Lille la déclaration du président Emmanuel Macron, faite depuis le palais de l'Élysée à Paris, sur la pandémie de COVID-19, le 14 juin 2020.

En France, un salarié pourra être licencié s'il ne produit pas de pass sanitaire de Covid-19, a indiqué mardi la ministre du Travail après le vote du Parlement dimanche sur l'extension contestée du dispositif.

"Il ne faut pas laisser croire aux salariés qu'il ne peut pas y avoir de licenciement", après le vote du Parlement, qui a retoqué la possibilité de licenciement pour les personnes qui ne respecteraient pas l'obligation vaccinale ou de pass sanitaire, "on est dans le droit commun du Code du travail", a expliqué Elisabeth Borne.

L'obligation vaccinale pour certaines professions (dont les personnels soignants) et l'extension du pass sanitaire a été adopté les parlementaires français, au lendemain d'une nouvelles journée de mobilisation des opposants à ces mesures qu'ils jugent liberticides.

Variant Delta: l'efficacité des vaccins en question
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La texte voté prévoit l'obligation de présenter un pass sanitaire (test Covid négatif, attestation de vaccination ou certificat de rétablissement) dans la plupart dans les établissements publics (cafés, cinémas, trains, avions...), mesure qui touche aussi aux personnes travaillant dans ces lieux. Elle devrait s'appliquer début août.

Les élus ont toutefois rejeté les sanctions initialement prévues faute de pass ou en cas de non respect de l'obligation vaccinale, un rejet qui selon le ministère du Travail va entraîner une moindre protection pour les salariés concernés.

"On avait souhaité dans la loi encadrer la façon dont on pourrait avoir recours au licenciement, en disant notamment que ce licenciement ne pouvait pas intervenir avant deux mois et s'accompagnait d'indemnités pour le salarié; le Sénat a supprimé cette disposition", a expliqué Mme Borne.

"Il faut être clair, ça ne veut pas dire qu'il ne va pas y avoir de licenciement, ça veut dire qu'il est moins encadré, qu'il pourra intervenir plus tôt", a-t-elle ajouté.

"L'objectif, a-t-elle dit, c'est d'abord de convaincre et de faciliter la vaccination" alors que la France connaît une reprise de l'épidémie de Covid-19 due au très contagieux variant Delta.

Des milliers de manifestants contre le confinement en Australie
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Malabo ferme son ambassade à Londres après des sanctions contre le vice-président Obiang

Teodorin Obiang Nguema arrive au stade de Malabo pour les cérémonies de célébration de son 41e anniversaire, le 24 juin 2013. (archives)

La Guinée équatoriale a annoncé lundi la fermeture de son ambassade à Londres après des sanctions imposées pour des faits de corruption présumée par le Royaume-Uni contre le vice-président équato-guinéen Teodorin Obiang Mangue, qui est aussi le fils du président, a-t-on appris de source officielle.

Ainsi, Malabo va "procéder à la fermeture totale" de sa mission diplomatique à Londres, a déclaré lundi Simeon Oyono Esono, ministre des affaires étrangères sur la TVGE, la télévision d’État.

Le vice-président Obiang Mangue a été sanctionné jeudi dernier par les autorités britanniques, qui l'accusent de "détournement de fonds publics" et des pots-de-vin qui lui auraient permis de financer un train de vie jugé somptueux.

Contraste d'images

Dans le pays, l'homme entretient une image soigneusement élaborée.

Dans un profil publié fin juin sur Youtube à l'occasion de son 53e anniversaire, le service de presse de la vice-présidence dépeint Obiang comme un haut fonctionnaire accompli.

Officier militaire ayant le grade de général de division, il est chargé de la défense du pays. Auparavant, il a été ambassadeur auprès de l'UNESCO et avait déjà occupé les fonctions de ministre. Il est également le propriétaire de la seule entreprise de médias privée de Guinée équatoriale, la radio-télévision Asonga. Philanthrope, il est surnommé "le Père Noël de la Guinée équatoriale", indique la vidéo.

Mais dans le monde occidental, M. Obiang est perçu d'une toute autre manière.

Fils de Teodoro Obiang Nguema, 79 ans, qui dirige la Guinée équatoriale depuis plus de 41 ans, Teodorin - Teodoro Nguema Obiang Mangue pour l'état-civil - aurait consacré plus de 500 millions de dollars à l'acquisition de résidences de luxe à travers le monde, d'un jet privé, de voitures et d'objets de collection liés au chanteur Michael Jackson.

Il avait également été nommé dans diverses affaires dites de "biens mal acquis" en Suisse et aux États-Unis. Des accusations qu'il rejette.

Un manoir de 101 pièces supposé appartenir à Teodorin Obiang mais qui, selon la Guinée équatoriale, est une mission diplomatique en France. (L. Bryant/VOA)
Un manoir de 101 pièces supposé appartenir à Teodorin Obiang mais qui, selon la Guinée équatoriale, est une mission diplomatique en France. (L. Bryant/VOA)

"Ingérence"

"Nous n'admettons pas d'ingérence dans les affaires internes de notre pays", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, poursuivant que les sanctions "violent le principe du droit international".

Ces mesures, qui prévoient un gel des avoirs et des interdictions d'entrée au Royaume-Uni, ont été prises dans le cadre d'un régime de sanctions anticorruption qui avait déjà permis de punir en avril 22 individus de six pays différents.

"Les sanctions sans fondement imposées par le gouvernement britannique trouvent leur justification dans les manipulations, les mensonges (...) que promeuvent certaines organisations non gouvernementales contre la bonne image de la Guinée équatoriale", avaient réagi samedi les autorités équato-guinéennes, demandant la levée de sanctions "unilatérales et illégales".

L'ambassade de Guinée équatoriale à Londres

L'ambassade de Guinée équatoriale à Londres
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