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Fin "pour le moment" des raids russes à partir de l'Iran

De la fumée s'élève au nord-est de la ville de Hasaka, Syrie, le 21 août 2016.

L'Iran a annoncé lundi l'arrêt "pour le moment" des raids menés par la Russie en Syrie à partir d'une de ses bases aériennes, après des critiques du ministre iranien de la Défense contre l'allié russe.

Le ministre Hossein Dehghan, dans une interview télévisée dimanche, a critiqué Moscou pour avoir annoncé publiquement son utilisation d'une base en Iran en vue de mener des frappes en Syrie où il aide le régime dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes.

"Naturellement, les Russes veulent montrer qu'ils sont une superpuissance et un pays influent (...)", mais derrière l'annonce des raids à partir de l'Iran, il y a une volonté "de se mettre en avant, sans égard" pour l'Iran, a-t-il dit.

Les raids survenus la semaine dernière faisaient partie d'une "mission précise et autorisée et elle est maintenant terminée. Ils (les Russes) ont mené ces raids et ils sont partis", a expliqué lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bahram Ghasemi à des journalistes à Téhéran.

Mais il a laissé la porte ouverte à d'autres éventuelles missions similaires russes, en soulignant que cela dépendrait de "la situation dans la région" et nécessiterait "notre autorisation".

L'ambassadeur de Russie à Téhéran, Levan Dzhagaryan, a pour sa part indiqué que tous les appareils russes avaient quitté la base iranienne de Hamedan (nord-ouest), tout en précisant que rien ne les empêchait de l'utiliser de nouveau à l'avenir.

"Il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Si les dirigeants des deux pays le jugent nécessaire et tombent d'accord sur cette question, cela ne devrait pas poser de problème", a-t-il dit, cité par l'agence russe Interfax. "Pour l'instant, il n'y a plus de Russes sur la base de Hamedan".

L'Iran et la Russie sont les principaux alliés du régime syrien de Bachar al-Assad dans la guerre civile qui ravage son pays depuis plus de cinq ans.

Téhéran reste discrète sur la portée de son aide militaire au régime alors que Moscou, qui dispose en Syrie d'une base aérienne, annonce régulièrement des raids aériens et parfois une implication au sol de ses soldats.

La semaine dernière, le ministère russe de la Défense a annoncé que ses bombardiers Su-34 avaient mené des raids aériens contre des cibles jihadistes en Syrie en décollant pour la première fois de l'aérodrome de Hamedan.

C'était la première fois que la Russie utilisait le territoire d'un pays tiers pour procéder à des frappes en Syrie depuis le déclenchement de sa campagne militaire, en septembre 2015.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé que les avions de combat russes avaient "pris part à une opération antiterroriste en Syrie à la demande des autorités légales syriennes et avec le consentement de l'Iran".

Ce sujet est très sensible pour l'Iran dont la Constitution interdit toute base militaire étrangère sur son sol.

"La Russie a décidé d'utiliser plus d'avions et d'augmenter le nombre de ses missions. Elle avait donc besoin de faire le plein dans une région proche des opérations et c'est pour cela qu'elle a utilisé la base de Nojeh à Hamedan, mais nous ne lui avons certainement pas donné une base militaire", a dit le ministre iranien de la Défense.

Avec AFP

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Roland-Garros: un possible 8e de finale entre Azarenka et S. Williams

La Biélorusse Victoria Azarenka (D) et l'Américaine Serena Williams (G) après leur match de demi-finales en simple féminin du tournoi de tennis américain 2020 à l'USTA Billie Jean King National Tennis Center, le sept 2020; New York/Danielle Parhizkaran-USA TODAY Sports

L'Américaine Serena Williams, en quête d'un 24e titre du Grand Chelem à Roland-Garros, et la Biélorusse Victoria Azarenka, de retour au premier plan, pourraient se retrouver en huitièmes de finale à Paris, où le tirage au sort a été effectué jeudi.

Placées dans le même quart de tableau, les deux trentenaires (38 ans pour Williams, 31 pour Azarenka) auront trois tours à franchir pour s'offrir une revanche de la dernière demi-finale de l'US Open, remportée par Azarenka (1-6, 6-3, 6-3). Sa première victoire en Grand Chelem, après 10 échecs, face à l'ancienne reine incontestée du circuit, moins dominatrice depuis 2018.

Dans la moitié de tableau la plus relevée, la rescapée pourrait être opposée à l'Ukrainienne Elina Svitolina, tête de série N.3, en quarts de finale. Si la logique est respectée, l'élue de ce quart de tableau affrontera pour une place en finale la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1 en l'absence de l'Australienne Ashleigh Barty, lauréate de l'édition 2019 qui a préféré ne pas faire le déplacement dans le contexte sanitaire actuel.

Sans Naomi Osaka, N.3 mondiale et vainqueur début septembre à l'US Open, l'autre moitié de tableau semble très ouverte. Surtout si Karolina Pliskova, tête de série N.2, ne se remet pas correctement de sa blessure à la cuisse gauche qui l'a obligée à déclarer forfait en finale à Rome.

L'Afrique demande davantage de solidarité financière internationale face au coronavirus

Négociations à la Bourse du Zimbabwe à Harare, le 24 avril 2008 sur les prix des produits de base, la croissance économique, les initiatives d'allégement de la dette, les politiques économiques favorables au marché et les marchés boursiers d'Afrique. (AP/Tsvangirayi Mukwazhi)

Plusieurs chefs d'Etat africains ont réclamé jeudi à l'ONU une plus grande solidarité internationale face à la pandémie de Covid-19, dont l'annulation de leur dette publique et un soutien du Fonds monétaire international.

"Face à l’urgence actuelle, nos États ont besoin d'un soutien financier à la hauteur de la crise économique qu’ils connaissent", a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou, intervenant à distance à la 75e Assemblée générale de l'ONU pour cause de Covid.

"Un simple moratoire sur la dette ne suffira pas au regard des défis qui doivent être relevés. Il faut annuler purement et simplement la dette", a-t-il souligné, reprenant une demande formulée dès mardi par son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Mi-avril, les pays du G20 ont suspendu jusqu'à la fin 2020 les remboursements de la dette des pays les plus pauvres, confrontés à une fuite de capitaux et des chutes de recettes fiscales en raison de la pandémie.

L'Union africaine appelle à étendre ce moratoire sur l'année 2021 afin d'aider à relancer l'économie du continent.

L'Afrique est l'un des continents les moins touchés par le virus, avec quelque 1,8 million de cas recensés et 34.500 décès, mais elle subit comme les autres les effets de la récession mondiale provoquée par la pandémie.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a déploré "le soutien insuffisant" des grandes économies et "sans commune mesure avec les montants dégagés individuellement" par ces pays. "La pandémie pourrait effacer plus d’une décennie de croissance économique et de progrès sociaux réalisés par le continent africain", a-t-il averti.

Alasssane Ouattara a plaidé pour le recours aux droits de tirage spéciaux (DTS), sorte de monnaie créée par le FMI, qui permettent de rembourser des obligations auprès du Fonds ou d'ajuster des réserves monétaires.

- "Choc inédit" -

"Il faut aller plus loin et agir sans plus tarder", a-t-il insisté en virtuel à la tribune de l'ONU en rappelant que le mécanisme des DTS a "fait preuve d'efficacité lors de la crise financière mondiale de 2008-2009".

"Les pays africains ont besoin de solutions pérennes, notamment de liquidités et d'investissements, afin de résister au choc inédit subi par nos populations", a-t-il martelé.

Les besoins financiers de l'Afrique sont évaluées à 100 milliards de dollars par an sur trois ans, soit 300 milliards de dollars, a noté le président ivoirien.

La procédure des DTS a été utilisée trois fois depuis leur création en 1969. Au total, ces "distributions" de DTS ont représenté 204 milliards de dollars.

Nombre d'économistes, dont l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Khan, plaident aussi pour le recours aux DTS. Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a aussi soutenu en avril "l'idée de DTS à hauteur de 500 milliards de dollars".

"Le monde doit enfin entendre l'appel des Africains à l'annulation de la dette publique de leur pays", a également souligné Alassane Ouattara.

Le président du Burkina Faso Marc Christian Kaboré, dont le pays est l'un des plus touchés par la menace jihadiste au Sahel, a aussi lancé un appel pour "une annulation pure et simple" de la dette.

"La pandémie de Covid-19 est une crise mulidimensionnelle qui risque d'anéantir tous les efforts de développement dans de nombreux pays, surtout ceux touchés par les conflits", a-t-il souligné.

Même tonalité chez le président de la République du Congo:"il importe d'intensifier la solidarité internationale (..) afin d'éradiquer cette pandémie", a lancé Denis Sassou Nguesso.

VOA Correspondant: 75e assemblée générale de l’ONU

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La 75ème édition de l’Assemblée générale de l’ONU se poursuit

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