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Les enfants kamikazes dans les zones de conflit

Des gens portent un cercueil lors des funérailles après l'attentat suicide à un mariage à Gaziantep, Turquie, le 21 août 2016.

Des enfants ou des adolescents ont déjà été utilisés ces dernières années comme kamikazes dans plusieurs pays, notamment au Nigeria.

En Turquie, où le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé dimanche qu'un garçon entre 12 et 14 ans était à l'origine de la mort d'au moins 51 personnes à Gaziantep (sud-est) samedi soir, il s'agit apparemment d'une première dans la vague d'attentats meurtriers qui secoue le pays depuis un an.

Nigeria

De plus en plus d'enfants sont impliqués dans des attaques suicide dans la région du lac Tchad, où le groupe islamiste nigérian Boko Haram, affaibli militairement, tente d'instaurer la terreur par tous les moyens, a rapporté l'Unicef en avril 2016.

De quatre enfants utilisés dans des attaques kamikazes en 2014, on est passé à 44 l'année suivante, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance, au Nigeria, Cameroun, Tchad et Niger, où sévit le groupe qui a rallié l'organisation de l'Etat islamique (EI). Plus de 75% des jeunes kamikazes étaient des filles, note l'Unicef.

A Kano, en décembre 2015, six personnes ont été tuées dans une attaque suicide menée par un enfant kamikaze et imputée à Boko Haram. En juillet 2015, un jeune kamikaze de 13 ans a péri dans un attentat manqué dans cette grande ville du Nord nigérian.

En décembre 2015, à Mafa, dans le Nord-Est, un garde civil et quatre jeunes filles kamikazes de Boko-Haram ont été tués.

A Maiduguri, en janvier 2015, au moins 19 personnes ont péri lorsqu'une bombe fixée sur une fillette d'une dizaine d'années a explosé dans un marché bondé de cette grande ville du Nord-Est.

Afghanistan

En avril 2016, les autorités ont fait savoir que, deux ans plus tôt, elles avaient arrêté un jeune de 15 ans pour avoir tenté de commettre un attentat suicide sur ordre des talibans afghans, devant les bureaux du gouverneur d'un district près de Kandahar.

Les insurgés ont affirmé que les "garçons au visage glabre" ne sont jamais utilisés dans les opérations militaires. Mais les autorités afghanes signalent régulièrement l'arrestation de jeunes adolescents que les talibans comptaient utiliser comme kamikazes.

En mars 2016, un garçon de 12 ans, qui devait se faire exploser, s'est rendu aux forces afghanes dans la province orientale de Nangarhar. Les talibans l'avaient envoyé se faire tuer en emportant avec lui des "mécréants" de l'armée nationale. Il a fait marche arrière à la dernière minute après avoir vu des soldats prier dans une mosquée.

En 2012, un adolescent kamikaze a tué au moins six personnes, surtout des enfants, à proximité du QG de l'Otan en plein coeur de Kaboul. Les talibans ont revendiqué l'attaque.

Syrie

En juillet 2015, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), affirmait que les jihadistes de l'EI dépendaient de plus en plus des enfants pour les opérations suicide. Depuis le début de cette année 2015, selon l'ONG, au moins 18 enfants ont été utilisés comme kamikazes, dans les combats entre EI et forces kurdes dans le nord-est de la Syrie.

Irak

L'ONU a dénoncé en février 2015 le recrutement en Irak par des "groupes armés", en particulier par l'EI, d'"un grand nombre d'enfants", y compris handicapés, pour en faire des combattants, des kamikazes et des boucliers humains, ainsi que les sévices sexuels et les autres tortures qui leur sont infligés.

Avec AFP

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Niger: les ravisseurs de l'otage américain demandent une rançon

Les forces spéciales nigérianes participent à un exercice de sauvetage des otages à la fin de l'exercice Flintlock à Mao, au Tchad, samedi, avec l'appui de l'armée américaine et ses partenaires occidentaux. (Photo AP / Jerome Delay)

Les ravisseurs de l’Américain Philip Walton, enlevé dans le nuit de lundi à mardi à Massalata au Niger, près de la frontière avec le Nigeria, ont exigé mercredi une "rançon" contre sa libération, selon le préfet de la zone.  

"Les ravisseurs ont appelé le père sur son téléphone pour réclamer une rançon", a expliqué Ibrahim Abba Lélé, préfet de Birni NKonni (dont Massalata est voisine), sans préciser le montant demandé.

Dans un communiqué lu sur la radio nationale, le ministère de l’Intérieur a indiqué que les ravisseurs avaient "fouillé le domicile à la recherche de l’argent" et avaient ensuite fui "en direction de la zone frontalière".

"Les forces de défense et de sécurité de la zone ont conduit des opérations de ratissage et des renforts ont été déployés", souligne le communiqué qui indique que "toutes les dispositions sont prises, en collaboration avec les services de sécurité américains et nigérians en vue de retrouver l’intéressé".

Philip Walton était installé à Massalata avec sa femme et un enfant depuis deux ans, selon son père Bruce Walton qui habite Birni Nkonni et vit au Niger depuis près de 30 ans.

Un porte-parole du Département d'Etat américain à Washington a confirmé mardi qu'un "citoyen américain avait été enlevé au Niger".

Le Sahel est régulièrement le théâtre d'enlèvements d'Occidentaux par des groupes jihadistes.

Début octobre au Mali, la Française Sophie Pétronin et deux otages italiens ont été libérés, mais plusieurs restent détenus au Sahel. Parmi eux, l'humanitaire américain Jeffery Woodke enlevé au Niger en octobre 2016 à Abalak, à environ 200 km au nord de Birni Nkonni.

Toutefois la zone dans laquelle Philip Walton a été enlevé est loin du rayon d'action habituel des groupes jihadistes. C'est une zone de contrebande et de banditisme actifs, grâce à la porosité de la frontière entre le Niger et le Nigeria.

En août, six humanitaires français et deux Nigériens avaient été assassinés à 60 km à l'ouest de Niamey dans la réserve naturelle de Kouré, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Le Niger est en proie à des attaques jihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts.

Les Américains disposent de deux bases de drones à Agadez et Dirkou, au nord du Niger. Leurs appareils survolent le Sahel en permanence et sont un soutien important à la force française antijihadiste Barkhane.

En 2017, quatre soldats américains des Forces spéciales et cinq militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger. Cette attaque avait été revendiquée par l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) alors qu'officiellement les USA ne disposaient pas de troupes en opération au sol.

Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala au poste de directrice générale de l'OMC

La ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, lors d'un entretien avec Reuters dans son bureau de la capitale Abuja, le 24 août 2012.

L'ancienne ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo Iweala, a marqué l'histoire mercredi en devenant la première femme et la première personne originaire d’Afrique à être recommandée pour le poste de directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il revient désormais aux délégués des pays membres de confirmer officiellement la recommandation du panel de sélection. Une réunion à cet effet devrait avoir lieu "dans les prochains jours", précise la même source.

Mais selon l'agence de presse Bloomberg, le négociateur en chef du commerce de Washington, Robert Lighthizer, soutient plutôt la candidate de la Corée du Sud, la diplomate Yoo Myung-hee.

Économiste de formation, Mme Okonjo Iweala, 66 ans, avait autrefois occupé le poste de numéro 2 à la Banque mondiale. Elle a également siégé aux conseils d’administration de Twitter et de GAVI, l’Alliance mondiale pour les vaccins, après avoir occupé des postes de haute responsabilité au sein du gouvernement fédéral du Nigeria sous les administrations des présidents Olusegun Obasanjo et Goodluck Jonathan.

Le poste de patron de l'OMC est devenu vacant lorsque son tout dernier directeur général, le Brésilien Roberto Azevêdo, a annoncé de manière inattendue qu'il démissionnait à la fin du mois d'août.

Au total, huit candidatures ont été soumises, dont trois issues de pays africains : le diplomate égyptien Abdel-Hamid Mamdouh, la ministre Amina Mohamed du Kenya et Mme Okonjo Iweala. Après plusieurs rounds de vote par les délégués des pays membres, il ne restait plus que deux candidates : Ngozi Okonjo Iweala et la diplomate sud-coréenne Yoo Myung-hee.

En début de semaine, le Financial Times avait rapporté que la candidate nigériane avait obtenu le soutien de l’Union européenne, en plus de celui du bloc africain à l’OMC.

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