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Fin de la visite papale aux Etats-Unis : François appelle à sauvegarder "la maison commune"

Le pape François arrivant au Benjamin Franklin Parkway pour la messe solennelle

Le pape argentin a repris avec force deux thèmes centraux de sa visite de six jours aux Etats-Unis, déjà présents dans ses discours au Congrès et aux Nations Unies.

Le pape François a demandé dimanche, dans la dernière messe avant son départ des Etats-Unis, à tous les hommes, catholiques ou non, de sauvegarder "la maison commune" et de fonder des familles.

Le pape argentin a repris avec force deux thèmes centraux de sa visite de six jours aux Etats-Unis, déjà présents dans ses discours au Congrès et aux Nations Unies.

"On peut plus tolérer des divisions stériles. Le défi urgent de sauvegarde de notre maison inclut l'effort de réunir la famille humaine tout entière dans la recherche d'un développement intégral et durable", a-t-il dit, revenant sur le réchauffement climatique et la pollution, à quelques mois de la conférence COP-21 de Paris.

Devant des centaines de milliers de personnes rassemblées sur le Benjamin Parkway, la grande artère de Philadelphie, François a évoqué une nouvelle fois la famille qu'il considère comme le seul pivot d'une société saine.

"L'alliance entre l'homme et la femme donne vie et révêle Dieu", a-t-il plaidé, en encourageant les jeunes, chrétiens ou non, à une semaine du début du synode, à fonder des familles.

La foule rassemblée au Benjamin Franklin Parkway pour la messe papale du 27 septembre 2015
La foule rassemblée au Benjamin Franklin Parkway pour la messe papale du 27 septembre 2015

Le chef de l'Eglise catholique a aussi appelé les chrétiens à voir le bien en dehors de leur petit univers: "Donner l'impression que l'Esprit Saint ne peut trouver place en ceux qui ne font pas partie +de notre groupe+, qui ne sont pas +comme nous+, est une tentation dangereuse", "une perversion de la foi".

Le pape a enfin cité des "petits gestes" qui font vivre au jour le jour les petites "Eglises familiales": "Comme la soupe chaude que nous attendons avec impatience la nuit, le petit déjeuner attendant quelqu'un qui se lève tôt pour aller au travail, ou une étreinte à notre retour après une dure journée de travail..."

Avec AFP

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Le féroce duel entre Trump et la présidente de la Chambre

Le président américain Donald Trump, encadré par les leaders démocrates du congrès, Nancy Pelosi et Chuck Schumer.

Femme la plus puissante de la politique américaine, la démocrate Nancy Pelosi n'en est pas à sa première polémique avec Donald Trump. Mais mercredi les deux septuagénaires ont fait de la Maison Blanche l'arène d'un affrontement inédit, sans retenir leurs coups.

La présidente de la Chambre des représentants, âgée de 79 ans, a démarré la journée en convoquant en urgence et à huis clos les élus démocrates pour débattre d'une éventuelle procédure de destitution du président de cinq ans son cadet, à laquelle elle est hostile.

En sortant de la réunion, elle a lâché une petite phrase qui a rendu furieux Donald Trump. Le président est "engagé dans une opération de dissimulation", a-t-elle dit, en référence aux soupçons d'obstruction de M. Trump à la tentaculaire enquête russe du procureur spécial Robert Mueller.

Celle-ci a conclu à une absence de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump lors de la présidentielle de 2016, mais ne l'a pas exonéré des soupçons d'obstruction à la justice. Les démocrates ont donc lancé de multiples enquêtes parlementaires à la Chambre, où ils sont majoritaires.

Tôt le matin, M. Trump avait une nouvelle fois dénoncé sur Twitter une "chasse aux sorcières" lancée par l'opposition. Mais la petite phrase de Mme Pelosi l'a mis hors de lui.

Il a abrégé au bout de quelques minutes une réunion à la Maison Blanche avec Mme Pelosi et Chuck Schumer, le chef des sénateurs démocrates, qui devait porter sur un vaste programme d'infrastructures.

"Je ne pratique pas la dissimulation", a martelé M. Trump, visiblement en colère, lors d'une conférence de presse convoquée à la hâte après la fin abrupte de la réunion.

- "Je prie pour le président" -

"Hier soir j'ai entendu qu'ils allaient se réunir juste avant cette réunion pour parler du mot +i+. Vous vous rendez compte?", s'est indigné le milliardaire républicain, en référence au mot anglais pour destitution: "impeachment".

"Au final, il n'y a pas eu collusion. Il n'y a pas eu obstruction", a-t-il répété. "Tout ça, c'est une tentative pour descendre le président des Etats-Unis".

"Donc, maintenant, arrêtez ces investigations bidon", a-t-il conclu, menaçant de ne collaborer sur aucune initiatives tant que les enquêtes parlementaires seront en cours.

Peu après, les deux dirigeants démocrates ont répondu aux invectives présidentielles, rendant M. Trump responsable de ce rendez-vous raté.

"Ce qu'il s'est passé à la Maison Blanche me laisse pantois", a commenté Chuck Schumer.

M. Trump a préféré "passer son tour" sur une coopération avec l'opposition, a regretté Mme Pelosi.

"Nous sommes venus avec l'engagement, l'espoir d'une vision commune pour cette excellente occasion de créer des emplois dans notre pays (...). Malheureusement, le président n'est pas prêt", a-t-elle dit.

"Je prie pour le président des Etats-Unis et je prie pour les Etats-Unis d'Amérique", a-t-elle lancé.

Donald Trump, connu pour vouloir toujours avoir le dernier mot, leur a répondu dans une rafale de tweets.

"Tellement triste, Nancy Pelosi et Chuck Schumer ne seront jamais capables de voir ou comprendre la grande promesse qu'est notre pays", a-t-il écrit.

"Ils peuvent poursuivre la chasse aux sorcières qui a déjà coûté 40 millions de dollars et été une énorme perte de temps et d'énergie pour tout le monde en Amérique, ou se remettre au travail", a-t-il ajouté.

Et de conclure, plein d'ironie: "Nancy, merci beaucoup pour vos prières, je sais que vous êtes sincère!".

Nancy Pelosi n'en est toutefois pas resté là, expliquant lors d'un colloque que les faits reprochés au président pourraient "justifier une procédure de destitution".

Avec AFP

En plein assaut anti-avortement, le Nevada et le Vermont veulent protéger l'IVG

As security guards the steps of the Supreme Court, Kristin Mink of Silver Spring, Md., holds her three-week-old daughter by a sign she brought that says, "I exist because my Mom had an abortion," as Mink joined a protest against abortion bans, May 21, 201

Le Nevada et le Vermont sont en passe d'adopter des lois protégeant l'accès à l'avortement, allant à l'encontre de mesures extrêmement restrictives adoptées par plusieurs Etats américains conservateurs.

Ces évolutions contradictoires risquent de renforcer les fortes disparités existant déjà aux Etats-Unis en matière d'accès à l'avortement.

Le parlement du Nevada (ouest), le seul du pays où les femmes forment la majorité, a adopté en seconde lecture mardi une réforme qui dépénalise la vente sans ordonnance de médicaments provoquant des fausses couches et les IVG "artisanales". Pour l'heure, avorter par ses propres moyens est passible d'un à dix ans de prison.

Le texte prévoit également que les médecins n'aient plus à expliquer "l'impact physique et émotionnel" d'un avortement à leur patiente, ni à relever leur âge ou leur statut marital.

La proposition de loi doit retourner au Sénat pour son adoption définitive, avant d'être promulguée par le gouverneur démocrate Steve Sisolak.

Les élus du Vermont (nord-est) ont inscrit dans la loi que l'avortement était un "droit fondamental" et ont interdit à toute "entité publique" de le restreindre. Cet Etat, qui dispose d'un cadre légal très souple sur les interruptions volontaires de grossesse, veut s'assurer que les agences fédérales ne viendront jamais le limiter.

Le gouverneur républicain Phil Scott a fait savoir mardi qu'il n'opposerait pas son véto à ce texte.

Ces lois vont volontairement à l'encontre du durcissement observé dans une quinzaine d'Etats conservateurs.

"Les droits des femmes sont menacés dans tout le pays par des politiciens extrémistes", a déclaré la parlementaire démocrate Shea Backus lors des débats dans le Nevada. "Ces lois draconiennes n'ont rien à faire dans une société libre", a-t-elle ajouté, citée par le Reno Gazette Journal.

L'Alabama a promulgué une loi assimilant l'avortement à un homicide et prévoyant des peines pouvant aller jusqu'à 99 ans de prison pour les médecins, sans exception en cas de viol ou d'inceste.

Six Etats, dont la Géorgie et le Mississippi, ont interdit l'avortement dès que les battements du coeur du foetus peuvent être détectés, tandis que le Missouri est en passe d'interdire l'IVG à partir de huit semaines de grossesse.

Ces lois sont en contradiction flagrante avec la jurisprudence de la Cour suprême des Etats-Unis qui, en 1973, a légalisé l'avortement. Elles devraient donc être invalidées par les tribunaux.

Mais leurs promoteurs ont l'intention de faire des appels en cascade jusqu'à la haute Cour. Ils misent sur l'arrivée de nouveaux juges conservateurs nommés par Donald Trump pour qu'elle revienne sur sa décision.

La crise à la frontière sud continue

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Trump, révolté par une accusation de Pelosi

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Les faits reprochés à Trump pourraient justifier une procédure de destitution (chef démocrate)

La Présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, élue de la Californie, devant la presse au Capitol Hill, à Washington, le 9 mai 2019.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a affirmé mercredi que les faits reprochés à Donald Trump par l'opposition pourraient justifier une procédure de destitution, agitant cette menace explosive qui gagne de plus en plus de partisans dans son camp.

Nancy Pelosi s'exprimait peu après un discours outré de Donald Trump qui a nié avoir tenté d'étouffer les conclusions de la vaste enquête russe du procureur spécial Robert Mueller, juste après avoir abruptement écourté leur réunion sur un plan d'infrastructures.

"C'est pour cela, je pense, que le président était aussi remonté ce matin, parce que le fait que le président fasse entrave à la justice et soit engagé dans une opération de dissimulation a été exposé au grand jour et que cela pourrait justifier une procédure de destitution", a-t-elle déclaré lors d'une conférence à Washington, provoquant des applaudissements dans la salle.

La bataille grondant depuis plusieurs mois entre les démocrates et le républicain a dégénéré en guerre ouverte mercredi matin, menaçant de paralyser toute initiative politique, dans un Congrès divisé, d'ici les prochaines élections de novembre 2020.

Premier acte : la convocation par Nancy Pelosi en début de matinée d'une réunion de plusieurs élus démocrates de la Chambre pour débattre, à huis clos, d'une éventuelle procédure de destitution.

La puissante présidente de la Chambre freine depuis des mois les élus les plus progressistes qui plaident en faveur de la destitution, en mettant en garde contre une procédure hautement impopulaire, vouée à l'échec dans un Sénat contrôlé par les républicains et qui risquerait de diviser le pays juste avant les élections.

Sortant apparemment renforcée de cette réunion, Nancy Pelosi a lâché la petite phrase qui a visiblement rendu furieux Donald Trump: le président est "engagé dans une opération de dissimulation".

Visiblement irrité, le milliardaire a peu après exhorté les démocrates du Congrès américain à arrêter leurs "investigations bidon", en niant toute tentative de sa part d'étouffer les conclusions de la vaste enquête russe.

Il a de nouveau dénoncé une "chasse aux sorcières", en référence à l'enquête de M. Mueller sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016, sur les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et Moscou et sur ses tentatives présumées d'entraver par la suite ces investigations.

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