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Fin de l'état d'urgence aux Maldives


La police face aux manifestants dans les rues de Male, le 16 février 2017

Les Maldives ont mis fin jeudi à 45 jours d'état urgence, un régime d'exception décrété par le président Abdulla Yameen dont le coup de force a plongé ce micro-État de l'océan Indien dans le chaos politique.

Malé avait déclaré cette mesure draconienne début février suite à une décision de la Cour suprême cassant les condamnations d'opposants politiques. Cette annonce surprise était un revers pour le président Yameen, dont la dérive autoritaire est critiquée depuis plusieurs années à l'international.

Refusant d'obéir à l'injonction de la plus haute instance judiciaire de l'archipel, le chef de l'État a notamment fait arrêter l'ex-président Maumoon Abdul Gayoom - qui se trouve aussi être son demi-frère - ainsi que le président de la Cour suprême.

>> Lire aussi : Les Maldives s'enfoncent dans le chaos politique

Tous deux ont été inculpés mercredi pour "terrorisme". Ils sont accusés d'avoir comploté pour renverser le président en place.

Après l'arrestation de deux de ses juges, la Cour suprême a finalement fait marche arrière et est revenu sur sa décision.

"Le président Yameen lève l'état d'urgence car il n'en a maintenant plus besoin", a estimé sur Twitter le leader de l'opposition en exil Mohamed Nasheed.

"Il s'est emparé de la justice et du Parlement, a arrêté illégalement des centaines de personnes et introduit une 'nouvelle normalité' aux Maldives - une dictature totale", a-t-il dénoncé.

La répression des autorités maldiviennes ces dernières semaines, qualifiée par l'ONU d'"attaque en règle contre la démocratie", a un peu plus entaché l'image de ce haut lieu du tourisme de luxe, associé dans l'imaginaire grand public aux plages de sable blancs et aux mers bleu turquoise.

Avec AFP

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