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Fière réussite du melting-pot américain, Kamala Harris vise-t-elle la Maison Blanche?

La sénatrice Kamala Harris à Washington DC le 3 octobre 2018.

Avec deux sorties de livres la même semaine, accompagnées d'une frénésie d'interviews oscillant entre éclats de rires, gravité et le souvenir ému de parents immigrés, la sénatrice démocrate Kamala Harris serait-elle sur le point de se lancer dans la présidentielle américaine de 2020?

Bien sûr, ironisent les commentateurs devant ce programme typique pour un aspirant à la Maison Blanche.

"Peut-être", a-t-elle (à peine) esquivé dans un éclat de rires contagieux sur le plateau du célèbre humoriste américain Stephen Colbert, sur CBS jeudi. La réponse définitive devrait venir dans les prochains jours.

Mais ses mots rassembleurs dans sa nouvelle biographie --"The Truths We Hold. An American Journey" (les vérités que nous portons, un voyage américain, sorti le 8 janvier 2019 chez Penguin Press)-- donnent le ton à l'heure où l'Amérique est divisée sous la présidence de Donald Trump.

Si la sénatrice de 54 ans se lance, Kamala Harris serait alors en lice pour devenir la première femme présidente des Etats-Unis.

Semblant incarner à merveille le "rêve américain" et le fruit idéal de son melting-pot, ce ne serait pas la première fois qu'elle décroche un titre de pionnière.

Après deux mandats de procureure de San Francisco (2004-2011), elle a été élue, deux fois, procureure de Californie (2011-2017), devenant alors la première femme à diriger les services judiciaires de ce grand Etat.

Puis en janvier 2017, elle a prêté serment au Sénat à Washington, s'inscrivant comme la première femme originaire d'Asie du Sud dans l'histoire américaine.

Ses interrogatoires serrés, au ton parfois dur, lors d'auditions sous haute tension, comme celle du candidat conservateur controversé à la Cour suprême Brett Kavanaugh en 2018, témoignent de son passé de procureure.

"Elle a une histoire forte, mais a aussi démontré qu'elle est une parlementaire très sérieuse", explique Jennifer Lawless, politologue à l'université de Virginie.

- "Traitée comme une imbécile" -

Fille d'immigrés, Kamala Harris a grandi à Oakland, dans la Californie progressiste des années 1960, fière de la lutte pour les droits civiques de ses parents.

"Ma mère était la personne la plus forte que j'aie jamais rencontrée", a répété ces derniers jours la sénatrice à propos de Shyamala, arrivée d'Inde à 19 ans pour étudier, puis devenue "une chercheuse admirée sur le cancer".

Kamala Harris parle aussi de son père jamaïcain, Donald, "un économiste respecté".

Mais après la séparation de ses parents, lorsqu'elle avait environ cinq ans, c'est sa mère qui l'a élevée avec sa soeur cadette, Maya, devenue avocate et conseillère de Hillary Clinton lors de sa campagne présidentielle en 2016.

Une enfance "heureuse", avec l'accent mis sur l'éducation, aime-t-elle à répéter, et qui inspire le livre pour enfants "Superheroes Are Everywhere" (les superhéros sont partout), qu'elle vient aussi de publier.

Elle a toutefois également connu la discrimination. "J'ai trop de souvenirs de ma mère brillante étant traitée comme une imbécile à cause de son accent", écrit Kamala Harris.

- "Charismatique" -

Son parcours politique restera pourtant d'une certaine façon lié à celui du milliardaire, puisqu'elle a décroché son premier mandat de sénatrice le 8 novembre 2016, jour de la victoire de Donald Trump.

Dans son livre, elle raconte le choc de cette soirée, mais aussi le sursaut qui a rapidement suivi. "Nous valons mieux que cela", écrit-elle. "Mais nous allons devoir le prouver".

"Charismatique", la sénatrice, mariée depuis août 2014 à un avocat père de deux enfants, a ses chances, estiment Dena Grayson et Jennifer Lawless.

Mais les deux analystes soulignent que la multitude de candidats démocrates attendus complique tout pronostic. Pour Jennifer Lawless, "la question reste de savoir si elle parviendra à se faire entendre quand nous auront un groupe de 10, 12 ou 15 candidats à la présidentielle".

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Biden choisit Janet Yellen pour le Trésor

Conférence de presse de la présidente sortante de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, à Washington, le 13 décembre 2017. (Reuters)

Le président américain élu Joe Biden a confirmé lundi qu'il allait nommer à la tête du Trésor Janet Yellen, ex-présidente de la Banque centrale.

Janet Yellen, dont la nomination doit encore être confirmée par le Sénat, devrait devenir la première femme à diriger le Trésor après avoir été la première femme à la tête de la Réserve fédérale (Fed).

M. Biden a également annoncé la nomination de Wally Adeyemo au poste de secrétaire adjoint du Trésor, qui est d'origine nigériane. M. Adeyemo a été directeur adjoint du Conseil économique national, conseiller à la sécurité nationale et chef de cabinet au Bureau de la protection financière des consommateurs.

"S'il est confirmé, M. Adeyemo serait le premier secrétaire adjoint au Trésor afro-américain", a en outre souligné M. Biden.

Le président élu démocrate a également nommé Neera Tanden comme directrice du Bureau de la gestion et du budget. C'est aussi une première pour une femme d'origine indienne à ce poste.

Parmi les autres nominations, à noter celle de Cecilia Rouse, qui doit prendre la tête du Conseil économique du président.

Là encore, une nomination inédite, relève M. Biden: "Elle deviendra la première Afro-Américaine et seulement la quatrième femme à diriger ce Conseil en 74 ans d'existence".

M. Biden sera également entouré de Jared Bernstein, un proche de longue date puisque celui-ci avait été son propre économiste en chef au cours des premières années de l'administration de l'ancien président Barack Obama. M. Bernstein sera membre du Conseil économique.

Heather Boushey, cofondatrice du Washington Center for Equitable Growth, qualifiée d'"économiste éminente" dont les travaux de recherches ont été centrés sur les inégalités économiques, sera également membre du Conseil.

Joe Biden nomme une équipe de communication à la Maison Blanche entièrement féminine

La porte-parole du département d'État, Jen Psaki, participe à une réunion à Washington, le 27 février 2015.

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a annoncé dimanche la composition de son équipe de communication à la Maison Blanche, qui sera exclusivement féminine, ce que son entourage a qualifié de première dans l'histoire du pays.

Parmi les personnes désignées figure Jen Psaki, qui occupera le poste très en vue d'attachée de presse de la Maison Blanche.

Jen Psaki, 41 ans, a occupé plusieurs postes haut placés, dont celui de directrice de la communication de la Maison Blanche sous l'administration Obama-Biden.

"Honorée de travailler à nouveau pour @JoeBiden, un homme pour lequel j'ai travaillé sous l'administration Obama-Biden lorsqu'il a contribué à diriger la reprise économique, reconstruit nos relations avec nos partenaires (ce qui se révèle une bonne pratique) et a apporté de l'empathie et de l'humanité dans presque toutes les réunions auxquelles j'ai assisté", a réagi Jen Psaki sur Twitter.

Joe Biden et la vice-présidente élue Kamala Harris cherchent à mettre l'accent sur la diversité dans les nominations annoncées jusqu'à présent, avant de prêter serment le 20 janvier.

"Je suis fier de présenter aujourd'hui la première équipe de communication pour la Maison Blanche composée exclusivement de femmes", a indiqué M. Biden dans un communiqué.

"Ces professionnelles de la communication, qualifiées et expérimentées, apportent des perspectives variées à leur travail et partagent le même engagement pour reconstruire ce pays", a-t-il ajouté.

Postes économiques

En plus de Mme Psaki, six autres femmes ont été nommées.

Parmi elles, Kate Bedingfield, directrice adjointe de campagne de M. Biden, a été nommée directrice de la communication de la Maison Blanche. Mme Bedingfield a déjà officié en tant que directrice de la communication de Biden alors qu'il était vice-président.

Ashley Etienne deviendra directrice de la communication de Kamala Harris et Symone Sanders est propulsée conseillère et porte-parole de la vice-présidente.

Pili Tobar a été nommée directrice adjointe à la communication de la Maison Blanche et Karine Jean Pierre, attachée de presse adjointe.

Elizabeth Alexander sera la directrice de communication de la future Première dame Jill Biden.

Ces nominations ne nécessitent pas la confirmation du Sénat, contrairement à la plupart des postes du cabinet.

D'autres nominations devraient intervenir dans la semaine. Selon le New York Times, elles comprendront celle de Cecilia Rouse à la tête du Cercle des conseillers économiques du président, première femme noire à ce poste.

Neera Tanden prendrait la direction du Bureau de la gestion et du budget, première Indienne Américaine à cette position.

Cela fait suite à la nomination attendue de Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, pour devenir la première femme secrétaire au Trésor, si elle est confirmée par le Sénat.

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