Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Facebook retire des pubs de la campagne Trump comportant un symbole nazi

La réunion de Donald Trump et Mark Zuckerberg le 19 septembre 2019 (photo Twitter Trump)

Facebook a retiré des publicités publiées par la campagne électorale de Donald Trump, qui s'attaquaient à l'extrême-gauche et affichaient un triangle rouge inversé, le symbole utilisé par les nazis pour désigner les prisonniers politiques dans les camps de concentration.

"Nous avons enlevé ces posts et pubs parce qu'ils enfreignent notre règlement sur la haine organisée", a déclaré un porte-parole du géant des réseaux sociaux jeudi.

L'alerte a d'abord été donnée par le Washington Post, qui a signalé ces contenus problématiques à Facebook. La plateforme a ensuite dépublié les annonces qui comportaient le triangle rouge.

"Nous n'autorisons pas les symboles qui représentent des organisations haineuses ou des idéologies haïssables à moins que ce soit pour les condamner", a rappelé Nathaniel Gleicher, le directeur des règlements sur la cybersécurité chez Facebook, interrogé lors d'une audience au Congrès américain jeudi sur l'article du Washington Post.

Le triangle rouge apparaissait sur certains messages de campagne sponsorisés par le président américain, le vice-président Mike Pence, et la page de l'équipe de campagne "Team Trump" ("équipe Trump").

Le texte attaquait les "dangereuses hordes de groupes d'extrême-gauche" et appelait les internautes à signer une pétition contre les "Antifa" ou anti-fascistes, que le chef d'Etat a accusé, sans preuves, de causer des dégradations dans les manifestations contre les violences policières.

Les nazis faisaient porter ce symbole aux prisonniers politiques de gauche.

"Nos règles interdisent le recours à ce symbole (...) sans le contexte qui le condamne ou en discute", a précisé le porte-parole du réseau.

Le débat sur la modération des publicités et propos politiques sur les plateformes agite les Etats-Unis depuis des mois, à moins de 140 jours de l'élection présidentielle.

Facebook autorise les pubs à caractère politique et refuse de soumettre les propos des candidats et élus à son programme de vérification de faits, dans l'intérêt du public à se faire sa propre opinion.

Mais leurs messages restent soumis aux règles générales contre le terrorisme, l'apologie de la violence ou encore les fausses informations pratiques sur les scrutins.

Toutes les actualités

Peine commuée par Trump : le républicain Mitt Romney dénonce une "corruption historique"

Le sénateur Mitt Romney, à Capitol Hill à Washington, le 10 juin 2020.

Le sénateur républicain Mitt Romney, l'un des rares membres du parti présidentiel à critiquer ouvertement Donald Trump, a vivement attaqué samedi la décision du président la veille de commuer la peine de son ami Roger Stone.

"Corruption historique, sans précédent: un président américain commue la peine de prison d'une personne condamnée par un jury pour avoir menti afin de protéger ce même président", a tweeté Mitt Romney, ancien candidat républicain à la présidentielle de 2012.

Roger Stone avait été reconnu coupable en novembre d'avoir menti au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur de possibles liens entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie.

Conseiller politique de Trump par intermittence depuis plus de 20 ans, le sexagénaire haut en couleur avait été condamné à passer 40 mois derrière les barreaux. Il devait commencer à purger sa peine la semaine prochaine.

Mais Donald Trump n'avait jamais caché sa volonté d'épargner la prison à son ancien conseiller. "Roger Stone a été la cible d'une chasse aux sorcières qui n'aurait jamais dû avoir lieu", a-t-il encore affirmé dans un tweet samedi matin.

Mitt Romney, seul membre du Grand Old Party à avoir voté en février en faveur de la destitution de Donald Trump dans le cadre de l'affaire russe, est le premier membre influent du parti républicain à s'élever publiquement contre cette décision présidentielle.

Les démocrates crient eux au scandale depuis l'annonce, vendredi.

"La décision de Donald Trump de commuer la peine de son conseiller de campagne Roger Stone (...) est un acte de corruption stupéfiant", a déclaré vendredi la cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi.

"Le Congrès va prendre des mesures pour empêcher ce genre de méfait éhonté", a-t-elle poursuivi dans un communiqué. "Nous avons besoin de légiférer pour s'assurer qu'aucun président ne puisse grâcier ou commuer la peine d'un individu impliqué dans une campagne de dissimulation pour protéger ce même président de poursuites pénales."

Trump commue la peine de prison de son ami Roger Stone

Roger Stone arrive pour sa condamnation à la cour fédérale de Washington, le 20 février 2020. (Photo AP)

Le président américain Donald Trump a commué la peine de prison de son ami Roger Stone, condamné en février à 40 mois de prison dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a ordonné une mesure de clémence exécutive pour commuer la peine injuste de Roger Stone", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que cet ami de longue date du président, une "victime du canular russe", était dorénavant "un homme libre".

La peine de prison de Roger Stone, qui avait été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès et de subordination de témoin, devait commencer la semaine prochaine.

Dès la condamnation de M. Stone, Donald Trump avait expliqué qu'il voulait gracier son ex-collaborateur de 67 ans, un conseilleur politique sulfureux connu pour son style haut en couleur et son tatouage de Richard Nixon dans le dos.

Selon le quotidien USA Today, en février le président Trump a commué la peine de prison de l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, un démocrate, et a accordé la grâce à l'ancien commissaire de police de la ville de New York Bernard Kerik, au financier véreux Michael Milken et à l'ancien propriétaire des 49ers, Edward DeBartolo Jr.

Finances de Trump: l'avis du professeur Jean-François Seznec

Finances de Trump: l'avis du professeur Jean-François Seznec
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:56 0:00

New York: Des manifestations revendiquent les coupes du budget de la police

New York: Des manifestations revendiquent les coupes du budget de la police
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:56 0:00

Les Indiens d’Amérique sont parmi les communautés les plus pauvres des Etats-Unis

Les Indiens d’Amérique sont parmi les communautés les plus pauvres des Etats-Unis
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:42 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG