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Expert de l'ONU en détention : Tunis conteste son immunité

Stéphane Dujarric, Porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon

Tunis a de nouveau contesté jeudi l'immunité de l'expert de l'ONU Moncef Kartas, chargé d'enquêter sur les trafics d'armes vers la Libye et détenu depuis 50 jours en Tunisie où il est accusé d'espionnage.

M. Kartas, un Allemand ayant également la nationalité tunisienne, "ne dispose pas d'immunité, il est entré en Tunisie avec son passeport tunisien, et ne s'y trouvait pas dans le cadre de ses fonctions au sein de l'ONU", a assuré à l'AFP le porte-parole du parquet antiterroriste Sofiene Sliti.

L'ONU, qui martèle que M. Kartas était en mission, a demandé mercredi à Tunis "d'abandonner les accusations" d'espionnage portées contre son expert, arrêté à son arrivée à l'aéroport de Tunis le 26 mars.

Il "doit être libéré immédiatement", a affirmé le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric.

Moncef Kartas est membre du comité des sanctions de l'ONU, chargé d'enquêter sur les livraisons d'armes menées en dépit de l'embargo visant la Libye, et ses activités dans ce cadre sont couvertes par la convention sur les privilèges et immunités des Nations unies.

M. Sliti, faisant valoir la "souveraineté" de la Tunisie, a précisé, sans plus de détails, que l'expert était poursuivi pour avoir "collecté des informations en relation avec le terrorisme de façon non officielle, ce qui constitue un crime dangereux".

Il a également fait état de la saisie, dans le cadre de l'enquête, de "matériel servant à vérifier l'aviation civile et militaire, dont l'utilisation nécessite des autorisations officielles".

Selon sa défense, l'un des principaux éléments à charge est un appareil "donnant accès aux données publiques concernant les vols d'avions civils et commerciaux", l'équivalent des informations diffusées par des sites comme FlightRadar.

Cet appareil, un RTL-SDR, soumis à une autorisation en Tunisie, lui servait "uniquement pour la surveillance du trafic aérien à destination de la Libye, afin d'identifier les vols susceptibles d'être liés à des violations de l'embargo sur les armes", avait expliqué son avocate, Sarah Zaafrani.

L'Allemagne "rejoint l'appel de l'ONU à libérer immédiatement le Germano-tunisien", a écrit jeudi sur Twitter le plus haut conseiller du gouvernement allemand sur le droit international, Christophe Eick.

"Le Dr Kartas est protégé par une immunité pour ses activités en tant que membre du panel d'experts de l'ONU sur la Libye", a-t-il souligné, ajoutant que "seul le secrétaire général de l'ONU peut lever l'immunité d'experts tels que le Dr Kartas".

Interrogé jeudi sur les propos du parquet antiterroriste tunisien, Stéphane Dujarric a répondu que la position de l'ONU n'avait pas changé et que les Nations unies continuaient de considérer que Moncef Kartas bénéficie d'une immunité et qu'il devait être en conséquence remis en liberté.

Son arrestation est survenue au moment où les enquêteurs de l'ONU sont mobilisés sur les violations des embargos sur les armes, qui se multiplient avec la reprise des combats depuis l'offensive lancée le 4 avril par le maréchal Khalifa Haftar. Cet homme fort de l'est libyen cherche à conquérir Tripoli, siège du gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale.

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Candidat à présidentielle, le Premier ministre délègue ses pouvoirs

Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed, lors du dépôt de sa candidature à la présidentielle anticipée en Tunisie, le 9 août 2019.

Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed, l'un des principaux candidats à la présidentielle anticipée du 15 septembre, a annoncé jeudi avoir délégué ses pouvoirs pour se consacrer à sa campagne électorale.

Lors d'une intervention sur la télévision publique, M. Chahed a déclaré avoir "décidé de déléguer ses pouvoirs de chef du gouvernement au ministre de la Fonction publique jusqu'à la fin de la campagne électorale". Celle-ci est prévue du 2 au 13 septembre.

Cette décision a été prise "dans le souci d'assurer la transparence dans le processus électoral et pour éviter tout conflit d'intérêt", a dit M. Chahed, devenu en 2016, à 40 ans, le plus jeune Premier ministre de la Tunisie.

Le premier tour du scrutin présidentiel aura lieu le 15 septembre.

Prévue en fin d'année, cette élection a été avancée à la suite du décès le 25 juillet du président Beji Caid Essebsi à l'âge de 92 ans.

Il était le premier président démocratiquement élu au suffrage universel de l'histoire moderne de la Tunisie.

Vingt-six candidatures, dont celle de M. Chahed, ont été validées et 71 écartées, au terme d'un examen préliminaire des dossiers, a annoncé le 14 août l'Instance chargée des élections en Tunisie (Isie). La liste finale sera publiée le 31 août.

Mardi, M. Chahed qui avait lancé au début de cette année son propre parti Tahya Tounes, a annoncé avoir renoncé à la nationalité française avant le dépôt de sa candidature, comme le demande la Constitution.

Avec AFP

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