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Plus de 150 personnes tuées la semaine dernière dans l'ouest de Ethiopie

Des Tigréens déplacés font la queue pour recevoir de la nourriture donnée par des résidents locaux dans un centre d'accueil pour personnes déplacées à Mekele, dans la région du Tigré au nord de l'Éthiopie le dimanche 9 mai 2021. (AP/Ben Curtis)

Plus de 150 personnes ont été tuées la semaine dernière dans l'Ouest de l'Ethiopie, a affirmé jeudi la Commission éthiopienne des droits humains (EHRC), se fondant sur des témoignages d'habitants qui imputent ces attaques à un groupe rebelle oromo.

Selon ces témoignages, "des hommes armés prétendument affiliés à l'OLF-Shane", appellation utilisée par les autorités pour désigner l'Armée de libération oromo (OLA), ont mené le 18 août des attaques "à caractère ethnique", détaille l'EHRC, organisme indépendant mais rattaché au gouvernement éthiopien, dans un communiqué.

Ces attaques, qui ont eu lieu au lendemain d'"un retrait des forces de sécurité" du secteur de Gida-Kirimu, ont ensuite déclenché des "représailles, tuant plus de 60 personnes", ajoute l'EHRC.

De nombreux habitants ont fui vers la ville de Kirimu ainsi que dans la région voisine de l'Amhara.

L'OLA, qui compterait quelques milliers de membres, est une émanation du Front de libération de l'Oromo (OLF), parti d'opposition dont les dirigeants sont revenus d'exil après l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018.

Le gouvernement d'Abiy a régulièrement accusé ces derniers mois l'OLA de massacres visant les Amhara, deuxième groupe ethnique du pays. L'OLA a nié toute responsabilité.

L'OLA a annoncé au début du mois avoir conclu un accord avec les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui combattent l'armée fédérale depuis neuf mois dans cette région du nord du pays.

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Une famille italienne et un Togolais enlevés par "des hommes armés" au Mali

Une patrouille de l'armée malienne.

Un couple d'Italiens et leur enfant ainsi qu'un ressortissant togolais ont été enlevés "par des hommes armés" jeudi dans la soirée dans le sud-est du Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso, a appris l'AFP auprès d'un élu local et d'une source sécuritaire malienne.

"Des hommes armés ont procédé jeudi dans la nuit à l'enlèvement de trois ressortissants italiens et d'un Togolais (...) Nous faisons tout pour obtenir leur libération", a déclaré vendredi à l'AFP une source sécuritaire malienne qui a requis l'anonymat, précisant que l'enlèvement a eu lieu dans la localité de Sincina (sud-est). "Ce sont des religieux. Nous faisons tout pour obtenir leur libération, et nous avons des contacts diplomatiques", a ajouté cette source.

La localité de Sincina est située à une centaine de km du Burkina Faso, pays où plusieurs Occidentaux ont été kidnappés ces dernières années. Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique.

L'ONU dit regretter le départ du Mali du G5 Sahel
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De son côté, un élu local de la région malienne de Koutiala, interrogé sous le couvert de l'anonymat, a déclaré que "des hommes armés à bord d'un véhicule ont enlevé (jeudi soir) trois ressortissants italiens et un Togolais à une dizaine de km de Koutiala". Selon ces sources, cet enlèvement concerne "deux Italiens et un enfant" et un ressortissant togolais, appartenant tous selon ces sources au mouvement religieux des Témoins de Jéhovah.

Enlèvements courants au Mali

Dans un court communiqué, le ministère des Affaires étrangères italien a de son côté indiqué vendredi que l'Unité de crise du ministère procédait "aux vérifications de rigueur" concernant "l'information apparue sur différents médias relative à l'enlèvement au Mali de trois ressortissants italiens". "Le ministre (des Affaires étrangères Luigi) Di Maio suit personnellement les développements de cette affaire", ajoute le communiqué.

Les enlèvements sont courants au Mali, et leurs motivations peuvent être diverses (crapuleuses, politiques, etc...). Dans la plupart des cas, les conditions et circonstances de libération des otages ne sont jamais connues ou clairement établies.

Ce pays sahélien est le théâtre depuis 2012 d'attaques menées par des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, ainsi que de violences de toutes sortes perpétrées par des milices autoproclamées d'autodéfense et des bandits. Ces violences, parties du nord en 2012, se sont propagées au centre, puis au Burkina Faso et au Niger voisins. Elles ont fait des milliers de morts civils et militaires ainsi que des centaines de milliers de déplacés, malgré le déploiement de forces onusiennes, françaises et africaine.

Le Français Olivier Dubois, journaliste indépendant de 47 ans vivant et travaillant au Mali depuis 2015, a été enlevé au Mali il y a plus d'un an. Il avait lui-même annoncé son enlèvement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 5 mai 2021. Il y expliquait avoir été enlevé le 8 avril précédent à Gao (nord) par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), principale alliance jihadiste au Sahel, liée à Al-Qaïda et dirigée par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Le 13 mars dernier, une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux, montrant un homme qui semble être le journaliste français et qui s'adresse à ses proches et au gouvernement français. Outre le journaliste Olivier Dubois, enlevé il y a un an au Mali, au moins plusieurs autres otages occidentaux sont détenus au Sahel. Leur entourage ou leur gouvernement choisissent parfois de ne pas communiquer sur les enlèvements. Et ceux-ci ne sont pas systématiquement revendiqués par leurs auteurs.

Saisie d'environ 1.500 kg d'ivoire à Lubumbashi

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Homosexuel présumé agressé au Sénégal: un témoin raconte

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Au Sénégal, un témoin interrogé par l'AFP décrit une agression collective contre un homme supposé homosexuel dans un quartier de Dakar. Dans ce pays, les homosexuels se plaignent d'une montée des agressions et des propos homophobes ces dernières années.

Soupçonné de malversations, le contrôleur des finances du Nigeria suspendu

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Tuerie raciste de Buffalo: l'accusé a comparu devant un juge

Payton Gendron dans la salle d'audience pour une audience au tribunal du comté d'Erie, à Buffalo, le 19 mai 2022.

Le jeune suprémaciste blanc accusé d'avoir perpétré le 14 mai une tuerie raciste en assassinant dix personnes noires à Buffalo, dans le nord de l'Etat de New York, a comparu brièvement jeudi devant un tribunal qui a fixé au 9 juin une nouvelle audience de procédure.

Payton Gendron, 18 ans, est poursuivi depuis samedi pour "meurtre avec préméditation" - inculpation initiale pour laquelle il a plaidé "non coupable" - et il a comparu de nouveau dans la matinée devant un juge du tribunal de Buffalo pour une éventuelle inculpation de "crime raciste motivé par la haine" et d'acte de "terrorisme intérieur", comme l'en accusent les autorités policières et judiciaires.

Lors d'une audience publique et filmée de moins de cinq minutes, en présence dans la salle de familles des victimes, le jeune homme est apparu en combinaison orange de détenu, masqué, semblant entravé aux mains et aux pieds et escorté par nombre de policiers en tenue et en civil.

Il n'a pas dit un mot devant le juge Craig Hannah, dont la lecture d'un acte de procédure était quasiment inaudible.

En revanche, on entend, sur une vidéo de la télévision de Buffalo WGRZ, une voix crier "Payton, tu es un lâche".

Dans une ambiance lourde, le juge Hannah a reporté au 9 juin une nouvelle audience de procédure et le procureur du district d'Erié, à la frontière du Canada, John Flynn, a indiqué dans un communiqué que l'accusé "resterait détenu" sans possibilité de verser une caution.

Il a précisé qu'il ne ferait plus de commentaires avant les résultats d'une éventuelle "enquête d'un grand jury" et avant un possible procès.

Cette tuerie raciste samedi dans un supermarché Tops de Buffalo a fait dix morts et trois blessés, dont 11 sont des personnes noires. Elle a été méticuleusement préparée pendant des mois, comme le montrent des centaines de messages sur internet du tueur présumé.

Le jeune homme avait aussi effectué en mars un voyage de reconnaissance à Buffalo depuis son domicile 300 km plus au sud.

Dans ses messages et un manifeste raciste, suprémaciste et complotiste qui lui est attribué, Gendron avait ainsi écrit plusieurs mois avant le massacre qu'il voulait tuer des personnes noires et qu'il visait un quartier pauvre et isolé de Buffalo en raison de sa forte proportion d'Afro-Américains.

Il avait également préparé son attaque, minute par minute, prévoyant une tenue militaire, une caméra et la diffusion de son crime sur la plateforme Twitch.

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