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Espagne: les cinq principaux candidats aux élections

Santiago Abascal, chef du parti d'extrême droite espagnol VOX, qui espère créer la surprise dimanche.

Du chef du gouvernement socialiste sortant Pedro Sanchez à son opposant conservateur Pablo Casado en passant par le leader d'extrême droite Santiago Abascal, voici les cinq principaux candidats qui s'affrontent dimanche lors des élections espagnoles.

. PEDRO SANCHEZ, Parti socialiste (PSOE), 47 ans:

Il est le grand favori des sondages qui ne le créditent pas toutefois d'une majorité suffisante pour gouverner.

Après avoir enregistré l'un des pires résultats des socialistes aux élections de 2016, M. Sanchez s'est hissé au pouvoir en juin grâce à une motion de censure contre le conservateur Mariano Rajoy, coulé par la condamnation de son parti dans un scandale de corruption.

A la tête d'un gouvernement minoritaire, soutenu par une majorité hétéroclite (gauche radicale, nationalistes basques et indépendantistes catalans), cet économiste de formation a été contraint de convoquer des élections après avoir été lâché sur le budget par les séparatistes catalans avec lesquels il a tenté de dialoguer sans succès.

A la tête de l'exécutif le plus féminin de l'histoire espagnole, Pedro Sanchez a frappé un grand coup en Europe dès son arrivée au pouvoir en acceptant d'accueillir les 630 migrants de l'Aquarius. Après des années d'austérité sévère, il a augmenté le salaire minimum de 22%.

. PABLO CASADO, Parti populaire (PP), 38 ans:

Il est devenu en juillet le plus jeune chef de la formation conservatrice.

Chargé de la communication du PP sous Mariano Rajoy, ce diplômé en droit au sourire mécanique a fait prendre un virage à droite toute à sa formation et scellé une alliance avec l'extrême droite de Vox et les libéraux de Ciudadanos en Andalousie (sud) pour chasser les socialistes de leur fief historique.

Si une telle alliance se reproduisait au niveau national et obtenait la majorité dimanche, Pablo Casado - qui a mené une campagne très agressive contre Pedro Sanchez, l'accusant d'avoir trahi l'Espagne en dialoguant avec les séparatistes catalans - pourrait devenir le plus jeune chef du gouvernement espagnol de l'histoire. Mais les sondages lui prédisent une déroute.

. PABLO IGLESIAS, Podemos, 40 ans:

Cet ancien professeur de sciences politiques anticonformiste à la queue de cheval cherche un second souffle après avoir contribué en 2015 à la fin du bipartisme, avec Ciudadanos. Selon les sondages, sa formation de gauche radicale Podemos pourrait voir son nombre de députés réduit de moitié.

Né dans la lignée du mouvement anti-austérité des Indignés, Podemos, qui aimerait sceller une alliance avec les socialistes, est aujourd'hui miné par les divisions internes. Pablo Iglesias a aussi été affaibli par la polémique sur sa villa à 600.000 euros achetée l'an dernier avec sa compagne Irene Montero, numéro deux du parti.

. ALBERT RIVERA, Ciudadanos, 39 ans:

Le Barcelonais de centre-droit au physique de "startuper" défend bec et ongles l'unité de l'Espagne face aux séparatistes catalans et un programme très libéral sur le plan économique mais aussi en matière de moeurs.

Entré avec force au parlement en 2015 et parfois comparé au président français Emmanuel Macron, le chef de la quatrième force politique espagnole a longtemps misé sur le dépassement du clivage gauche-droite.

Mais Albert Rivera, qui a changé de cap en droitisant son discours, refuse cette fois toute alliance avec Pedro Sanchez, avec qui il avait pourtant tenté sans succès de former un gouvernement en 2016, et tend la main au PP.

. SANTIAGO ABASCAL, Vox, 43 ans:

Cet ancien militant du PP menacé par l'ETA dans sa jeunesse a créé la surprise avec Vox, formation ultra-nationaliste, anti-immigration et anti-féministe créditée de plus de 10% des voix dans un pays où l'extrême droite était quasi inexistante.

Marginal il y a à peine quelques mois, Santiago Abascal, barbe impeccablement taillée et regard perçant, a bénéficié de son discours très dur contre le séparatisme catalan. Marquant l'agenda médiatique à coup de propositions polémiques, il fustige les médias classiques et se sert massivement des réseaux sociaux pour faire campagne.

Avec AFP

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Accord post-Brexit: une "nécessité absolue" selon Dublin

Le nouveau Premier ministre irlandais Micheal Martin a indiqué jeudi être convenu avec son homologue britannique Boris Johnson de la "nécessité absolue" de conclure un accord de libre-échange post-Brexit entre Londres et l'Union européenne, malgré le manque de progrès dans les négociations.

Désigné fin juin à la tête du gouvernement irlandais, le dirigeant de centre droit a rencontré pour la première à Belfast Boris Johnson, en visite officielle en Irlande du Nord, province britannique en première ligne de potentielles perturbations liées à la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

"Nous sommes tous les deux convenus de l'absolue nécessité de (conclure) un accord de libre-échange qui serait exempt de droits de douane et de quota", a déclaré M. Martin à la télévision irlandaise RTE, vantant cela comme "la meilleure solution possible pour l'UE, le Royaume-Uni et les entreprises situées sur l'île d'Irlande".

Le Royaume-Uni est officiellement sorti de l'Union européenne - dont la République d'Irlande fait partie - fin janvier, mais les échanges commerciaux des deux parties restent régis jusqu'au 31 décembre par la législation européenne, le temps qu'elles concluent un nouvel accord commercial.

En cas de "no deal" (absence d'accord) au 31 décembre, les échanges de Londres avec ses anciens partenaires se dérouleront selon les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui prévoient d'importants droits de douane.

Et au vu des divergences persistantes, Londres a averti se satisfaire d'un accord a minima "à l'australienne", où les règles de l'OMC s'appliqueraient sur la plupart des produits, plutôt que l'accord sans quota ni droit de douane mis sur la table par Bruxelles en échange de concessions.

Une absence d'accord serait très risquée pour la République d'Irlande, frontalière de la province d'Irlande du Nord. Londres veut à tout prix éviter le retour à une frontière physique entre les deux Irlande.

Le Premier ministre irlandais Michael Martin a déclaré que son homologue britannique l'avait "assuré être très investi pour parvenir à un accord commercial avec l'Europe", indiquant que les deux dirigeants comptaient "se rencontrer régulièrement" pour discuter du Brexit.

Les négociations entre Londres et Bruxelles, perturbées par la pandémie de nouveau coronavirus, s'enlisent et aucun progrès n'a été réalisé en l'état.

Les discussions entre les deux parties doivent reprendre la semaine prochaine à Bruxelles. Le négociateur britannique David Frost a répété jeudi sur Twitter estimer qu'un accord "(pouvait) être atteint en septembre".

La Russie dénonce des tentatives étrangères de "déstabiliser" le Bélarus

Le dirigeant russe Vladimir Putin et son homologue du Bélarus Alexandre Loukachenko.

Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé jeudi des tentatives étrangères de "déstabiliser" le Bélarus, en proie à des protestations depuis quatre jours contre la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko.

La Russie voit "des tentatives claires d'ingérence étrangère visant à diviser la société et déstabiliser la situation" au Bélarus, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, lors d'un briefing.

Depuis dimanche soir, le Bélarus est le théâtre de manifestations contre la réélection de M. Loukachenko, au pouvoir dans cette ex-république soviétique depuis 26 ans.

Les protestations ont été violemment réprimées par la police, faisant deux morts, des dizaines de blessés et donnant lieu à des milliers d'arrestations.

"Nous appelons tout le monde à la retenue (...) et espérons que la situation dans le pays va bientôt se normaliser", a souligné Mme Zakharova.

"La Russie a été et reste un allié fidèle et ami du peuple fraternel bélarusse", a-t-elle également assuré.

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