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Europe

Royaume-Uni : le parti de Farage favori aux européennes

La première ministre britannique, Theresa May, quitte le 10 Downing Street à Londres avant la session hebdomadaire des questions à la Chambre des communes, le 4 juillet 2018.

Le Parti du Brexit, mené par l'eurosceptique Nigel Farage, est donné favori au Royaume-Uni pour les élections européennes en principe prévues le 23 mai, selon un sondage publié mercredi.

Il arrive en tête avec 27% des intentions de vote, devant les partis travailliste (22%) et conservateur (15%), selon un sondage de l'institut YouGov réalisé les 15 et 16 avril auprès de 1855 Britanniques.

Il y a une semaine, le parti de Nigel Farage, député européen, se situait pourtant à la troisième place, avec 15%. Mais c'était avant le lancement de la campagne officielle du parti, vendredi à Coventry, dans le centre de l'Angleterre, a expliqué l'institut de sondage dans un communiqué. La formation politique a depuis bénéficié d'un "coup de projecteur".

Le parti se présente comme le sauveur du Brexit, capable de mener à bien le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, alors que le gouvernement conservateur de Theresa May a demandé son report à deux reprises.

Initialement prévu le 29 mars, à l'issue du référendum de juin 2016, le Brexit a été une première fois repoussé au 12 avril, puis au 31 octobre. Ce délai peut à tout moment être raccourci si les députés britanniques adoptent l'accord de divorce conclu par Mme May avec Bruxelles. Mais s'ils ne l'ont pas fait avant le 23 mai, les Britanniques devront élire des représentants au Parlement européen.

Selon le sondage, la percée du Parti du Brexit a fait chuter, en une semaine, de 14% à 7% les intentions de vote pour le parti europhobe et anti-immigration Ukip, pourtant grand vainqueur du scrutin européen de 2014 avec plus de 26% des voix, et dont Nigel Farage est l'ancien dirigeant.

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Mondial-2019 : l'Allemagne étouffe l'Afrique du Sud et termine première

L'équipe d'Allemagne avant son match contre l'Espagne à Valenciennes le 12 juin 2019.

Au rendez-vous des favorites. L'Allemagne a surclassé l'Afrique du Sud (4-0) pour remporter son groupe B du Mondial féminin de football, lundi à Montpellier.

Les doubles championnes du monde (2003, 2007) peuvent déjà penser à leur 8e de finale, samedi 22 juin à Grenoble, contre un des meilleurs troisièmes (du groupe A, C ou D).

Après deux victoires étriquées contre la Chine et l'Espagne (1-0 chaque fois), la Mannschaft est montée en régime, avec la même équipe de départ que contre la Roja.

La sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg n'a pas fait tourner, alors que la qualification était déjà en poche. "Nous voulions remporter ce match pour obtenir les 9 points", a-t-elle expliqué.

Elle était toujours privée de sa star Dzsenifer Marozsan (fracture de l'orteil du pied droit), qui ne sera pas forcément rétabli pour les 8es.

- Cadeaux -

Son équipe a aussi profité des cadeaux des Banyana-Banyana.

Pour sa première participation, l'Afrique du Sud est éliminée sans prendre le moindre point. Elle avait offert plus de résistance à l'Espagne (3-1) et à la Chine (1-0).

Mais dans la chaleur de Montpellier, elle a offert les deux premiers buts. D'abord sur un corner aisément repris de la tête par Melanie Leupolz, immobile et pourtant libre de tout marquage (14).

Un autre cadeau, de la gardienne sud-africaine, a offert le deuxième but à Sara Daebritz. Andline Dlamini, très bonne en-dehors de cette erreur, n'a pas contrôlé un centre-tir pas bien méchant de Verena Schweers (29).

Ce but, au moment où les Banyana-Banyana mettaient enfin le nez à la fenêtre, les a achevées.

L'Allemagne a enfin marqué un but construit, quand la capitaine Alexandra Popp a dévoré à l'impulsion Lebohang Ramalepe pour reprendre de la tête un centre de Svenja Huth (40).

Après la pause, Lina Magull a corsé l'addition, reprenant un ballon repoussé sur le poteau par Dlamini (58).

Les Sud-Africaines ont animé la fin du match. La véloce Thembi Kgatlana, buteuse contre l'Espagne, a bien failli sauver l'honneur, mais elle a perdu son duel avec Almuth Schutl (75).

Le bilan reste honorable pour la sélectionneuse, Desiree Ellis. "Nous avons réduit l'écart (avec les meilleures équipes), en continuant à travailler, en côtoyant le meilleur niveau, notre équipe n'a pas de limite", estime-t-elle.

Du coup, l'Allemagne n'a encaissé aucun but depuis le début du tournoi, elle a également soigné son attaque. Au rendez-vous des favorites.

Real Madrid : présentation officielle d'Eden Hazard

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Eden Hazard : "Petit, Zidane était mon idole"

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Les présidents des sénats d'Europe et d'Afrique font l'éloge du bicamérisme

Le 11 mars 2019, le président du Sénat français, Gérard Larcher, arrive à l'Elysée, à Paris.

Les présidents des chambres hautes d'Europe et d'Afrique, réunis vendredi sous les ors du Palais du Luxembourg à Paris, ont fait l'éloge du bicamérisme, "un atout pour la démocratie".

"Pourquoi des sénats ? (...) Parce que le bicamérisme est très important pour la qualité de la loi, pour l'approfondissement de la démocratie, mais aussi pour représenter les territoires", a déclaré lors d'une conférence de presse le président du Sénat français Gérard Larcher.

"Nous pensons profondément que le rôle des deuxièmes chambres est un rôle de balancier stabilisateur des institutions et un rôle qui permet à un certain nombre de pays de retrouver les voies du dialogue, de la concorde et de la cohésion", a-t-il poursuivi.

La XXe session de l’Assemblée des Sénats d’Europe réunit des délégations des chambres hautes des pays membres venues d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, de Bosnie-Herzégovine, d’Espagne, d’Irlande, d’Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de Pologne, de la République tchèque, de Roumanie, du Royaume-Uni, de Russie et de Suisse.

Sont également présentes des délégations des chambres hautes d’Algérie, du Cameroun, de Côte-d’Ivoire, du Gabon, du Kenya, du Maroc et de la République du Congo, cette XXe session étant placée sous le signe d’un dialogue avec l'Afrique.

"Nous avons partie liée", a affirmé M. Larcher dans son discours d'ouverture. "La gestion de bien des menaces, qui nous affectent tous, exige une réponse coordonnée, qu'il s'agisse notamment des grandes pandémies, des dérèglements climatiques, des réseaux de passeurs, qui font mourir tant d'Africains, de la lutte contre le terrorisme".

"Le bicaméralisme constitue bien un atout pour la démocratie", a également assuré le président du Sénat de la République du Congo, Pierre N'Golo. Les sénats "ont un apport non négligeable dans l'apaisement du climat social", "ils contribuent à la promotion du dialogue, ce qui est un élément important dans le cadre de la consolidation de la démocratie".

M. Larcher a salué la présence du sénat "le plus jeune", celui de Côte d'Ivoire.

Installé en avril 2018, le Sénat de Côte d'Ivoire sera pleinement opérationnel à la fin du mois. "Il faut tout construire, rédiger un règlement, former les sénateurs", a indiqué son président Jeannot Ahoussou-Kouadio auprès de l'AFP, soulignant son rôle "pour accompagner la décentralisation".

Succession de Theresa May : Boris Johnson en pole position

Boris Johnson à Londres le 13 juin 2019.

Boris Johnson, fervent défenseur du Brexit, est arrivé largement en tête jeudi du premier tour des votes pour élire le chef du Parti conservateur britannique, et succéder à la Première ministre Theresa May, loin devant les six autres candidats encore en lice.

"Je suis ravi de remporter le premier tour mais la route est encore longue", a déclaré l'ancien ministre des Affaires étrangères, qui a raflé 114 votes des députés conservateurs sur 313.

Arrivé deuxième avec 43 voix, l'actuel chef de la diplomatie, Jeremy Hunt, a appelé à désigner un "chef sérieux", pique à son principal rival, connu pour ses bourdes. En pleine crise politique sur le Brexit, "les enjeux ont rarement été plus importants pour notre pays", a-t-il souligné.

Initialement prévue le 29 mars, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a été repoussée à deux reprises, en raison de l'opposition du Parlement à l'accord de sortie négocié par la Première ministre Theresa May avec l'UE. Le divorce est désormais fixé à fin octobre au plus tard.

Lors de ce premier test, trois candidats ont échoué à recueillir les 17 voix nécessaires pour accéder au deuxième tour. Les deux seules femmes de la compétition, toutes les deux favorables à une rupture brutale avec l'UE, l'ex-ministre chargée des relations au Parlement Andrea Leadsom et l'ancienne ministre du Travail Esther McVey sont éliminées, ainsi que l'ancien secrétaire d'Etat à l'immigration Mark Harper.

Le prochain vote pour poursuivre l'écrémage aura lieu mardi. Car le processus a lieu en deux temps: les 313 députés conservateurs s'expriment d'abord sur les candidats lors d'une série de votes à bulletin secret jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que deux, avant que les 160.000 membres du parti ne départagent les finalistes, d'ici la fin juillet.

Le vainqueur prendra possession du 10, Downing Street, la fonction revenant au leader de la formation réunissant une majorité parlementaire suffisante pour gouverner.

Theresa May, toujours cheffe du gouvernement jusqu'à la désignation de son successeur, a refusé de dire pour qui elle avait voté jeudi. "Ce ne sont pas vos affaires", a-t-elle rétorqué à des journalistes.

- Qui face à Boris ? -

A 54 ans, Boris Johnson, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Theresa May, grand artisan de la victoire du Brexit lors du référendum de 2016, n'a jamais semblé aussi proche de prendre les commandes de l'exécutif britannique, un objectif que cet ambitieux député vise depuis plusieurs années, sinon sa plus tendre enfance.

S'il conserve ses soutiens, il devrait arriver sans problèmes en finale.

"La question est de savoir lequel d'entre nous va affronter Boris", a déclaré Rory Stewart, qui s'est qualifié de justesse pour le second tour.

Favori des bookmakers, Boris Johnson se présente en sauveur du Brexit. Il a assuré que s'il devient Premier ministre, le Royaume-Uni quittera l'UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Mercredi, lors du lancement de sa campagne, il a toutefois assoupli sa position en faisant du "no deal" une solution "de dernier recours".

"Je ne pense pas que ça se terminera comme ça, a ajouté l'ancien maire de Londres. Mais il est responsable de préparer avec détermination" ce scénario, qui inquiète tout particulièrement les milieux économiques.

Boris Johnson a aussi prévenu qu'il refuserait que le Royaume-Uni paie la facture du Brexit - estimée entre 40 et 45 milliards d'euros par Londres - jusqu'à ce que l'UE accepte de meilleures conditions de retrait.

Une menace à la Donald Trump qui a fait grincer des dents côté européen, Bruxelles rappelant mercredi que Londres devra honorer ses engagements financiers dans le cas d'un "no deal", une des "conditions préalables" à l'ouverture de négociations sur un futur traité commercial.

Charismatique, reconnaissable entre mille avec sa tignasse blonde hirsute, Boris Johnson a la cote chez les militants conservateurs de base, même si ses pairs lui reprochent ses gaffes et un certain dilettantisme.

Le candidat s'est excusé mercredi d'avoir pu se montrer offensant, tout en assurant qu'il "continuerait de parler aussi franchement" qu'il le peut.

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