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Espagne: douche froide pour le tourisme avec le rebond du coronavirus

Une plage de Barcelone, le 25 mai 2016.

Deuxième destination touristique mondiale, l'Espagne espérait sauver une partie de sa saison estivale en s'affichant comme une destination sûre face à la pandémie de coronavirus. Mais la flambée actuelle des cas fait craindre le pire au secteur.

La décision du Royaume-Uni d'imposer depuis dimanche une quarantaine à tous les voyageurs en provenance d'Espagne a fait l'effet d'un coup de tonnerre, les Britanniques constituant le premier contingent de visiteurs étrangers en Espagne, avec 18 millions en 2019.

"C'est un coup très dur" alors que le secteur touristique "avait un espoir de pouvoir sauver les meubles en août", résumait lundi matin le président de la région de Valence (sud-est), Ximo Puig.

Certaines stations balnéaires de cette zone, comme Benidorm, comptent jusqu'à 40% de clients britanniques.

La nouvelle est tombée alors que "nous avions de bonnes impressions pour les semaines à venir, avec des réservations en hausse, même si elles restaient loin des niveaux normaux à cette époque de l'année", regrette dans un communiqué la fédération hôtelière de Valence Hosbec.

"Il y a déjà des annulations et il va y en avoir plus. Personne ne veut partir une semaine en vacances pour se retrouver enfermé deux semaines chez lui au retour", a déclaré à l'AFP Emilio Gallego, secrétaire général de la fédération Hosteleria de España.

Exceltur, une autre organisation patronale, estime que la quarantaine britannique pourrait coûter 8,7 milliards d'euros en août et septembre au secteur, dont le chiffre d'affaires devrait déjà être divisé par deux en 2020.

Conscient de l'impact pour le secteur, qui pèse 12% du PIB et 13% de ses emplois, le gouvernement espagnol fait tout pour obtenir que Londres exempte de quarantaine les voyageurs rentrant des Canaries et des Baléares, où le nombre de cas est si faible que le voyagiste TUI a décidé d'y maintenir les séjours de clients britanniques.

"Nous n'avons pas en Espagne de transmission incontrôlée du virus (...) il y a des zones où le virus circule très peu", comme les Baléares ou les Canaries, a indiqué devant la presse l'épidémiologiste en chef du ministère de la Santé, Fernando Simon.

Avant de juger que sur le plan sanitaire, a contrario, la quarantaine britannique "nous favorise en quelque sorte car cela décourage des gens de venir du Royaume-Uni", où le virus circule encore également.

Armada de mesures

L'Espagne avait tout mis en oeuvre pour regagner la confiance des touristes et s'afficher comme une destination sûre face au Covid-19.

Dès le mois d'avril, au plus fort du confinement, les stations balnéaires s'étaient mises à plancher sur une armada de mesures, avec un investissement financier important: distances de sécurité sur les plages, parfois surveillées par des drones, bars réorganisés, paillassons imprégnés de javel et tests rapides à l'entrée de certains hôtels...

Mais alors que l'épidémie semblait avoir été contrôlée grâce à un confinement extrêmement strict, le pays a vu croître dernièrement avec appréhension le nombre de cas de Covid-19, qui a triplé depuis deux semaines.

Ces 14 derniers jours, l'Espagne a compté 40 nouveaux cas pour 100.000 habitants contre 15 au Royaume-Uni ou en France et 8 en Allemagne, d'après un calcul effectué par l'AFP sur la base de données officielles.

En termes de morts en revanche, avec 26 décès notifiés en 14 jours, elle est bien loin derrière le Royaume-Uni (816).

Et la situation est très disparate selon les régions. L'Aragon et la Catalogne (nord-est) sont celles qui comptent le plus de nouveaux cas, apparus notamment dans des zones agricoles, alors qu'en Andalousie ou à Valence, les nouveaux foyers sont bien moins nombreux.

Alors que la France déconseille à ses ressortissants de se rendre en Catalogne, où les cas ont explosé dans l'agglomération barcelonaise notamment, le président de la région Quim Torra a assuré lundi que "les destinations touristiques majeures comme la Costa Brava, Costa Dorada ne sont pas touchées et l'on peut y voyager en sécurité".

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"Dette secrète" au Mozambique: lourde amende pour Crédit Suisse aux États-Unis

Une succursale de Crédit Suisse à Bâle, en Suisse, le 2 mars 2020.

Le groupe Crédit Suisse AG s’est engagé à payer près de 475 millions de dollars aux autorités américaines et britanniques, dont près de 100 millions de dollars à la Securities and Exchange Commission (SEC) pour fraude et violation du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) – la loi américaine contre la corruption à l’étranger, a annoncé la SEC dans un communiqué de presse mardi.

Selon la SEC – gendarme du marché boursier américain - le groupe s’est rendu coupable de malversations "à travers deux offres d'obligations et un prêt syndiqué" – fourni par une association de banques - qui ont levé des fonds pour le compte de compagnies du secteur public du Mozambique.

"Ces transactions, qui ont permis de récolter plus d'un milliard de dollars, ont été utilisés pour dissimuler la dette publique du Mozambique, verser des pots-de-vin à d'anciens banquiers d'investissement du Crédit Suisse aujourd’hui inculpés ainsi qu'à leurs intermédiaires", note la SEC.

Ces fonds ont aussi permis de corrompre des fonctionnaires véreux au Mozambique.

Le communiqué de la SEC relève que "les documents d'offre créés et distribués aux investisseurs par le Crédit Suisse masquaient la corruption sous-jacente et assuraient faussement que le produit aiderait à développer l’industrie de la pêche au thon au Mozambique".

En dépit de l’ampleur des fonds mobilisés, Crédit Suisse n'a rien révélé quant à "l'étendue et la nature de l'endettement du Mozambique" à l’époque, encore moins "le risque de défaut pouvant résulter de ces transactions".

Une banque russe épinglée

La SEC signale qu’une filiale de la banque russe VTB basée à Londres "va séparément payer plus de 6 millions de dollars à la SEC pour son rôle dans la fraude liée à une deuxième offre obligataire de Crédit Suisse en 2016".

Selon le gendarme du marché boursier américain, les investisseurs ont pu, à cette deuxième offre, "échanger leurs notes d’une précédente offre obligataire contre de nouvelles obligations souveraines émises directement par le gouvernement du Mozambique".

Les documents de l'offre n'ont pas divulgué la découverte par Crédit Suisse qu’une part des fonds avaient été détournés.

La SEC rappelle que le Mozambique a, par la suite, fait défaut sur ces prêts après que l'intégralité de sa "dette secrète" a été révélée au monde.

La saison des prix pour la Congolaise Julienne Lusenge

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Le président turc promet un partenariat "gagnant-gagnant" aux Africains

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à gauche) et le président angolais João Lourenço lors de leur rencontre à Luanda, Angola, le 18 octobre 2021.

La Turquie entend promouvoir des relations avec les pays africains "sur la base d'un partenariat égalitaire gagnant-gagnant, dans le cadre du respect mutuel", a assuré le président turc Recep Tayyip Erdogan en concluant une visite en Angola, première étape d'une tournée en Afrique.

"Nous, en Turquie, nous attachons une grande importance et une grande valeur à la relation étroite que nous entretenons avec le continent africain", a affirmé lundi soir le président Erdogan devant un parterre d'hommes d'affaires angolais, selon un communiqué diffusé par son parti AKP.

"Nous désirons faire progresser ces relations sur la base d'un partenariat égalitaire gagnant-gagnant, dans le cadre du respect mutuel", a-t-il poursuivi.

Un peu plus tôt, dans un discours devant le parlement angolais diffusé sur le site de la présidence turque, M. Erdogan avait estimé que "le sort de l'humanité ne peut pas et ne doit pas être laissé à la merci d'une poignée de pays qui sont les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale".

"Ignorer les appels au changement est une injustice pour l'Afrique", a-t-il ajouté en soulignant que la Turquie ne portait "aucune tache" d'impérialisme ou de colonialisme.

Lors de conversations avec son homologue angolais Joao Lourenco, le président turc a vanté l'industrie gazière turque et soulignant que celle-ci "serait ravie de partager son expérience".

Après l'Angola, le président turc devait poursuivre sa tournée africaine par le Togo puis le Nigeria.

Un ultra-marathonien italien parcourt près de 5.000 km en 42 jours

Andrea Marcato, ultra-marathonien italien de 39 ans, qui a remporté la plus longue épreuve à pied au monde en parcourant près de 5.000 km en un mois et demi autour d’un bloc à New York, aux Etats-Unis, le 17 octobre 2021.

Un ultra-marathonien italien, Andrea Marcato, 39 ans, a remporté dimanche la plus longue et la plus folle épreuve à pied au monde en parcourant près de 5.000 km en un mois et demi autour d’un bloc, un seul groupe d'immeubles de New York.

"C'était vraiment monotone !", s'est exclamé Andrea Marcato, 39 ans, en franchissant dimanche soir la ligne d'arrivée, drapeau italien en main, sous les vivats de la foule, après avoir tourné 5.649 fois autour d'un ensemble scolaire dans le quartier de Queens du nord de New York.

Il a donc parcouru à pied 3.100 miles soit 4.888 km.

Avec un tour de 883 mètres, une moyenne de 116 km par jour - soit plus de deux marathons - l'incroyable sportif, presque un surhomme, a couru et marché pendant 42 jours, 17 heures et 38 minutes; chaque jour de 06H00 à minuit.

Les six heures restantes, Andrea Marcato et ses six concurrents - une Néo-Zélandaise, un Taïwanais, un Japonais, un Russe, un Ukrainien et un Slovaque - les ont consacrées à dormir, se soigner, s'alimenter, se laver, répondre aux besoins naturels, dans des baraques de chantier installées dans la rue le temps de l'épreuve.

La course, complètement folle mais parfaitement homologuée internationalement, est censée durer encore huit jours, perturbant à peine la circulation automobile new-yorkaise, encore moins les commerçants, habitants et quelque 2.000 lycéens de ce coin populaire de Queens, appelé Jamaica.

- "Pareil tous les jours" -

Pour briser la routine et la grisaille de la jungle urbaine, des trottoirs en béton et des grilles noires du lycée, les sept marathoniens courent un jour dans le sens des aiguilles d'une montre, le lendemain dans le sens contraire.

"La première semaine, c'est assez dur, surtout pour le mental", admet Andrea Marcato. "Et puis, tu finis par t'habituer et accepter que ce sera tous les jours pareil".

Qu'il pleuve, qu'il vente ou que la chaleur et l'humidité de New York soient étouffante, il a tourné comme une horloge, depuis le 5 septembre, près de 5.700 fois autour du lycée technique Thomas Edison.

L'épreuve fut créée et baptisée en 1997 "The Sri Chinmoy Self-Transcendance 3.100 Mile Race" ("La course de 3.100 miles de l'auto-transcendance de Sri Chinmoy"), par un gourou indien devenu new-yorkais, Sri Chinmoy, mort en 2007. Il prônait un mélange de sport extrême, de dépassement de soi et de méditation.

- "Ne penser à rien" -

Côté physique, les organisateurs n'acceptent que des ultra-marathoniens qui ont déjà fait des courses du même genre d'au moins six jours. Côté mental, "l'esprit concentré, tu ne penses à rien d'autre, ni crainte, ni inquiétude, ni doute", assure Andrea Marcato.

"C'est un test d'endurance, d'effort, de détermination et de talent", résume le directeur de la course, Sahishnu Szczesiul, très fier de relever que si 4.000 alpinistes dans le monde ont réussi à gravir l'Everest, ils ne sont que 49 ultra-sportifs à avoir bouclé sa course de 3.100 miles.

Pour la Néo-Zélandaise Harita Davies, la seule femme de cette 25ème édition, la course est évidemment terrible physiquement, mais "chose incroyable, les jours et les semaines passant, le corps s'adapte et se renforce".

A 47 ans, elle court "pour devenir un être meilleur". Elle écoute de la musique, des romans audio et des cours de méditation. Harita Davies devrait boucler la distance avant la date limite du 26 octobre.

- Pas d'argent -

D'autres habitants de New York, privés du spectacle en 2020 pour cause de pandémie qui a mis la ville à genoux, comprennent parfois à peine ce qui se passe: "Je vis ici mais je ne savais pas que c'était une course. J'ai toujours pensé qu'ils faisaient juste leur jogging", s'amuse Julio Quezada.

Et que gagne le vainqueur Andrea Marcato, après avoir perdu quand même des milliers de calories par jour et 16 paires de chaussures ? Un trophée mais pas d'argent, assurent les organisateurs.

"C'est l'absolu, mon rêve et je l'ai réalisé", se réjouit l'Italien, employé d'une entreprise de l'agro-alimentaire.

Mais Harita Davies prévient que le plus difficile commence: "Retourner à la vie normale".

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