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Erdogan à Merkel: la Turquie veut ouvrir une "nouvelle page" avec l'Europe

Recep Tayyip Erdogan, le président de la Turquie lors d'une conférence à Ankara le 5 octobre 2020.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré vendredi à la chancelière allemande Angela Merkel vouloir ouvrir une "nouvelle page" avec l'Union européenne, a-t-on appris de source officielle.

Au cours d'une vidéoconférence avec Mme Merkel, "le président Erdogan a déclaré que la Turquie veut ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec l'UE, et a remercié la chancelière pour ses contributions constructives et ses efforts en faveur des relations Turquie-UE", indique un communiqué de la présidence turque.

"Il y a une nouvelle fenêtre d'opportunité" pour renforcer les relations Turquie-UE, mais certains pays essaient de "créer une crise" pour perturber cet "agenda positif", affirme-t-elle, sans citer le nom des pays en question.

Les dirigeants européens, réunis en sommet la semaine dernière à Bruxelles, ont décidé d'imposer des sanctions ciblées contre Ankara pour ses "actions unilatérales et ses provocations" en Méditerranée orientale, riches en ressources gazières et où la Turquie conteste le tracé des frontières maritimes en menant des travaux d'exploration.

Les relations sont particulièrement difficiles depuis des mois avec la Grèce et Chypre, aux premières loges de la campagne turque, mais également avec la France, qui les soutient.

Affirmant que le rôle de la Turquie est "constructif", Erdogan a accusé la Grèce de refuser de négocier.

Il a aussi appelé à une révision de l'accord conclu en 2016 entre l'UE et la Turquie sur les migrants, révision qui serait la "clé d'un agenda positif avec l'Europe".

Cet accord avait été conclu à la suite de la crise migratoire que l'Europe avait connue en 2015, avec l'arrivée de plus d'un million de personnes.

La Turquie acceptait alors le renvoi vers son territoire de tous les nouveaux migrants arrivant aux îles grecques, y compris les demandeurs d'asile comme les Syriens fuyant la guerre. Ceci en contrepartie du versement d'une aide de six milliards d'euros destinés à améliorer les conditions de vie des quelque 3,6 millions de réfugiés qu'elle accueille.

Depuis lors, Ankara a été régulièrement accusé d'exercer contre l'Europe un chantage aux migrants.

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Biden sanctionne Moscou et expulse 10 diplomates russes

Le vice-président américain de l'époque, Joe Biden, à gauche, serre la main du Premier ministre russe de l'époque Vladimir Poutine à Moscou, en Russie, le 10 mars 2011.

Après la main tendue, la contre-attaque: le gouvernement américain de Joe Biden a annoncé jeudi une série de sanctions financières sévères contre la Russie et l'expulsion de dix diplomates russes, qui risquent de compliquer sa proposition de sommet avec Vladimir Poutine.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, le nouveau président des Etats-Unis avait fait savoir qu'il mettait au point sa riposte contre une série d'actes imputés à Moscou, dont une cyberattaque géante et de nouvelles ingérences dans les élections américaines de l'an dernier.

Allant jusqu'à qualifier Vladimir Poutine de "tueur", Joe Biden promettait d'être nettement plus ferme que son prédécesseur Donald Trump, accusé de toutes parts de complaisance à l'égard du maître du Kremlin.

Les représailles sont tombées jeudi, et elles sont sévères.

Le 46e président de l'histoire américaine a signé un décret suivi de sanctions immédiates, et qui permettra aussi de punir à nouveau la Russie, de manière à engendrer "des conséquences stratégiques et économiques", "si elle continue ou favorise une escalade de ses actions de déstabilisation internationale", a prévenu la Maison Blanche dans un communiqué.

Dans le cadre de ce décret, le Trésor américain a interdit aux institutions financières américaines d'acheter directement de la dette émise par la Russie après le 14 juin prochain.

Il sanctionne également six sociétés technologiques russes accusées de soutenir les activités de piratage informatique du renseignement de Moscou.

Il s'agit d'une riposte à la gigantesque cyberattaque de 2020 ayant utilisé comme vecteur SolarWinds, un éditeur américain de logiciels dont un produit a été piraté pour introduire une faille chez ses utilisateurs, y compris plusieurs agences fédérales américaines. L'administration Biden accuse formellement la Russie d'être responsable de cette attaque, comme elle l'avait laissé entendre.

"Soutien" occidental

Un haut responsable américain a prévenu qu'une partie des représailles demeurerait "secrète", laissant envisager la possibilité d'une contre-attaque informatique.

Par ailleurs, le Trésor sanctionne 32 entités et personnes accusées d'avoir tenté, au nom du gouvernement russe, "d'influencer l'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis", selon la Maison Blanche.

Et le gouvernement américain impose aussi des sanctions à huit personnes et entités "associées à l'occupation et à la répression persistantes en Crimée", en "partenariat", avec l'Union européenne, le Canada, le Royaume-Uni et l'Australie.

L'Otan, l'UE et Londres ont apporté leur soutien aux sanctions américaines, sans toutefois annoncer de nouvelles mesures dans l'immédiat.

De son côté, le département d'Etat américain a expulsé dix responsables de l'ambassade russe à Washington, accusés pour certains d'être des membres des services de renseignement de Moscou.

L'ensemble de ces sanctions visent aussi à tenir les autorités russes "pour responsables" après des accusations de primes offertes par la Russie à des talibans pour attaquer des soldats américains en Afghanistan.

Mais un haut responsable américain a précisé que le renseignement des Etats-Unis ne pouvait confirmer la véracité de ces allégations qu'avec un degré de confiance "faible à modéré".

Ces sanctions s'ajoutent à une première série de mesures punitives annoncées en mars contre sept hauts responsables russes en réponse à l'empoisonnement et l'incarcération de l'opposant Alexeï Navalny.

L'ambassadeur américain convoqué

Il s'agit d'une des offensives les plus dures contre la Russie depuis l'expulsion de nombreux diplomates à la fin du mandat de Barack Obama.

Et la réponse ne s'est pas fait attendre.

Moscou a convoqué l'ambassadeur américain pour "une conversation difficile".

"Un tel comportement agressif recevra une forte rebuffade. La réponse aux sanctions sera inévitable", a prévenu la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. "Les États-Unis ne sont pas prêts à accepter la réalité objective d'un monde multipolaire qui exclut une hégémonie américaine et s'appuient sur la pression des sanctions et l'ingérence dans nos affaires intérieures", a-t-elle déploré.

La Russie avait déjà averti que ces nouvelles sanctions n'allaient "pas favoriser" l'organisation d'un sommet Biden-Poutine censé amorcer une stabilisation dans les relations délétères entre les deux rivaux géopolitiques.

L'offre d'une première rencontre dans "un pays tiers" avait été faite par le nouveau président démocrate lors d'une conversation téléphonique cette semaine avec son homologue russe, marquée aussi par une mise en garde américaine après le déploiement massif de troupes russes aux frontières ukrainiennes.

"Nous pensons que dans les prochains mois, il sera crucial pour les deux dirigeants de se rencontrer" pour "trouver une manière stable et efficace d'avancer pour stopper toute escalade avant qu'elle ne dégénère", a réitéré jeudi le haut responsable américain après l'annonce des sanctions.

La mesure la plus spectaculaire annoncée jeudi, sur la dette, devrait avoir un effet limité, la Russie n'ayant qu'une dette limitée et des réserves qui dépassent les 180 milliards de dollars, forte de ses exportations d'hydrocarbures. Elle pourrait toutefois être douloureuse pour le rouble, en chute jeudi, et déjà en difficulté depuis de premières sanctions adoptées en 2014.

"C'est une tempête dans un verre d'eau. Depuis plus de dix ans, la politique des autorités monétaires russes a visé à maintenir le déficit budgétaire à un niveau bas", a relevé auprès de l'AFP l'économiste Sergueï Khestanov, qui souligne que Moscou y est préparé "depuis longtemps".

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"Objection morale" des évêques polonais aux vaccins AstraZeneca et Johnson&Johnson

Un agent de santé, ici au Soudan, reçoit une dose d'AstraZeneca, le 9 mars 2021.

Les évêques catholiques polonais ont fait part mercredi de leur "sérieuse objection morale" à l'utilisation des vaccins contre le Covid-19 d'AstraZeneca et de Johnson&Johnson dont la production repose, selon eux, "sur des cellules provenant de foetus avortés".

Ils ont cependant absout de "faute morale" les fidèles qui n'ont pas le choix de leur vaccin.

En revanche, dans un document officiel, les évêques ont pleinement approuvé le recours aux vaccins à ARN messager, citant nommément ceux de Pfizer et de Moderna.

"On sait déjà que les vaccins AstraZeneca et Johnson&Johnson reposent malheureusement sur une technologie fondée sur des cellules issues de fœtus avortés", ont affirmé les membres d'un groupe d'experts des questions bioéthiques près l'épiscopat, dans un document présenté aux médias.

Selon eux, "ce fait soulève une sérieuse objection morale" et conduit à la constatation que "les catholiques ne devraient pas accepter la vaccination avec ces vaccins, car il en existe d'autres (...) qui ne soulèvent pas d'objections morales engageant la conscience".

Les évêques ont estimé dans leur document que les fidèles n'ayant pas le choix du vaccin devaient néanmoins "manifester leur ferme opposition à l'utilisation de matériel biologique d'origine immorale dans la production de ce vaccin".

En Pologne, un pays considéré comme profondément catholique, tous les vaccins acceptés par l'Agence européenne des médicaments sont distribués mais sans offrir le choix du produit à administrer.

En décembre, le Vatican avait incité les catholiques à se faire vacciner contre le Covid-19, expliquant que tous les vaccins mis au point sont "moralement acceptables", y compris ceux fabriqués à partir de cellules de foetus avortés au siècle dernier.

"Il est moralement acceptable de recevoir des vaccins Covid-19 qui ont utilisé des lignées cellulaires de fœtus avortés dans leur processus de recherche et de production", expliquait alors la note approuvée par le pape.

Les cellules souches de foetus avortés dans les années 60, 70 et 80 -reproduites en laboratoire depuis des décennies sous forme de "lignées cellulaires"- ont été utilisées par de nombreux de chercheurs pour concevoir des vaccins contre cette maladie.

Dans plusieurs pays, en particulier en Amérique latine, mais aussi en Australie ou au Royaume-Uni, les évêques ont eu des débats sur le dilemme des vaccins "moralement éthiques".

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