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L'équipe Trump à la peine pour clarifier son plan anti-clandestins

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump partage la scène avec la famille de Sarah Root en Iowa à Des Moines, le 27 août 2016.

Donald Trump souhaite-t-il toujours expulser la totalité des 11 millions de clandestins, même ceux qui n'ont pas commis de délit? Son entourage est resté flou dimanche sur ce qui fut la pierre angulaire de la campagne des primaires du républicain.

Le candidat républicain à la Maison Blanche sème le trouble depuis qu'il a déclaré mardi qu'il pourrait assouplir son plan de lutte contre l'immigration clandestine, avant de se reprendre et d'adopter un ton plus dur. Il a promis que la priorité serait d'expulser les clandestins "criminels", mais reste flou sur le sort de ceux qui vivent aux Etats-Unis sans casier judiciaire.

Un président Trump mettrait-il en place une "force d'expulsions" dédiée aux reconduites à la frontière, comme il l'avait annoncé l'an dernier?

"Il a décrit, dans son style franc habituel, un mécanisme et non une politique", a fait valoir son colistier Mike Pence sur CNN. "Vous aurez plus de détails dans les deux prochaines semaines sur la politique qu'il adoptera".

"Nous aurons un mécanisme pour s'occuper des gens qui se trouvent dans ce pays. Il a utilisé le terme +humainement+. Ce sera juste mais ferme, et il n'y aura pas de régularisation ou de naturalisation à moins que les gens quittent le pays", a ajouté M. Pence.

La nouvelle directrice de campagne de Donald Trump, Kellyanne Conway, a elle aussi souligné que les 11 millions de sans-papiers seraient traités de façon "juste et humaine".

Quant à la force d'expulsions, elle a dit que Donald Trump "ne l'avait pas mentionnée depuis novembre" et que le problème était "complexe".

La remise en cause du droit du sol à travers le cas des enfants nés aux Etats-Unis de parents clandestins n'est toujours pas tranchée, selon Mike Pence. "Toute la question de la nationalité, des Américains qui obtiennent la nationalité à la naissance, est un sujet pour l'avenir".

En août 2015, Donald Trump avait publié ses principes de réforme migratoire parmi lesquels figurait la fin de l'obtention automatique de la nationalité.

L'équipe Trump a cependant dénoncé le parti pris des médias, qui ne s'intéresseraient pas suffisamment aux soupçons de conflits d'intérêts entre la Fondation Clinton et le département d'Etat quand Hillary Clinton dirigeait la diplomatie, de 2009 à 2013.

"Des responsables du département d'Etat sous la responsabilité de la secrétaire d'Etat Clinton offraient un accès dédié et des faveurs spéciales aux grands donateurs de la fondation", a accusé Mike Pence, citant de nouveaux messages internes publiés récemment.

Et il a condamné le département d'Etat pour avoir annoncé que les agendas d'Hillary Clinton ne seraient rendus publics que le 30 décembre, longtemps après le scrutin de novembre, dans le cadre d'une procédure judiciaire lancée par l'agence de presse américaine Associated Press.

Avec AFP

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Le Sénat vote pour confirmer la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump, à Capitol Hill, à Washington, DC, le 21 octobre 2020. Leigh Vogel/Pool via REUTERS

Le Sénat américain devrait confirmer définitivement lundi la nomination à la Cour suprême d'une juge choisie par Donald Trump, qui aura, à huit jours de la présidentielle, durablement consolidé la majorité conservatrice au sein de cette institution-clé.

Le président républicain avait désigné la magistrate Amy Coney Barrett, une fervente catholique conservatrice de 48 ans, pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg après son décès.

Le président républicain compte sur ce vote rondement mené pour satisfaire sa base électorale. Il aura au cours de son mandat nommé trois juges conservateurs au sein du temple du droit américain.

Les démocrates dénoncent de leur côté sa volonté de faire aboutir une nomination aussi capitale, d'une juge choisie à vie, aussi près du scrutin du 3 novembre, mais disposent de peu de leviers pour s'y opposer.

Car les républicains sont majoritaires au Sénat, au moins jusqu'aux élections du 3 novembre puisqu'outre leur président, les Américains renouvelleront aussi partiellement le Congrès.

Réunis exceptionnellement un week-end, les sénateurs ont surmonté dimanche, par 51 voix contre 48, un dernier obstacle procédural pour limiter la durée des débats.

Cela ouvre la voie à un vote solennel en séance plénière lundi sur le nom d'Amy Coney Barrett, déjà validé en commission. La majorité simple de 51 voix, aux mains des républicains, suffira.

"Nous allons donner à cette candidate les votes qu'elle mérite pas plus tard que lundi", avait lancé dès vendredi, à l'ouverture des débats, le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell, balayant les appels démocrates à attendre le résultat des élections.

Six contre trois

Les républicains "supervisent le processus le plus partisan, le plus hypocrite et le moins légitime de l'histoire" des confirmations à la Cour suprême, avait répondu son alter ego démocrate Chuck Schumer, rappelant que le même Mitch McConnell avait refusé, en 2016, d'auditionner un juge nommé par le président de l'époque, Barack Obama, sous prétexte que les élections étaient trop proches.

Le camp présidentiel a globalement fait bloc derrière le choix de Donald Trump. Si deux sénatrices républicaines avaient manifesté leur opposition à ce processus précipité, l'une d'elles, Lisa Murkowski, a prévenu ce week-end que ça ne l'empêcherait pas de voter en faveur de la juge.

"J'ai perdu la bataille de procédure", mais "je n'ai rien contre elle en tant que personne", a-t-elle dit.

L'arrivée de la juge Barrett modifiera considérablement l'équilibre au sein de la haute juridiction, avec une majorité conservatrice de six juges contre trois plus progressistes.

Cette mère de sept enfants opposée à l'avortement pourra, sauf surprise, participer à sa première audience dès le 2 novembre, la veille de l'élection présidentielle.

Elle siègera donc théoriquement en cas d'examen d'éventuels recours contre les résultats du scrutin.

Surtout, la Cour suprême tranche aux Etats-Unis les débats de société les plus épineux, de l'avortement au port d'armes en passant par les droits des minorités sexuelles.

Les démocrates, à court d'options pour faire barrage à cette nomination, ont tenté de transformer les débats, retransmis en partie sur les chaînes de télévision, en une tribune sur l'avenir de l'assurance santé Obamacare, que Donald Trump veut abroger.

La haute cour doit en effet examiner le 10 novembre un recours contre cette loi emblématique de l'ex-président démocrate, sur laquelle la juge a exprimé des réserves dans le passé.

La vie dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud

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Le président américain Donald Trump a voté par anticipation en Floride

Le président américain Donald Trump salue les spectateurs après avoir voté lors de l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, Floride, États-Unis, le 24 octobre 2020.

C’est dans l’État charnière de Floride que le président américain Donald Trump a voté par anticipation samedi, selon la presse locale.

"C'est en personne que Donald Trump a voté pour Donald Trump", précise le quotidien Miami Herald.

M. Trump, 74 ans, est candidat à un second et dernier mandat à la tête des États-Unis. C’est l’année dernière qu’il a choisi de changer officiellement son État de résidence, quittant New York pour la Floride.

Le président américain a voté dans la ville de West Palm Beach, proche de sa station balnéaire de Mar-a-Lago, où il avait passé la nuit.

"JE VIENS DE VOTER. Un grand honneur !", a confirmé le président sortant dans un tweet.

Après s’être acquitté de son devoir de citoyen tôt dans la matinée, M. Trump, porte-étendard du parti républicain, a prévu de se rendre dans trois autres États pour battre campagne. Il s’agit de la Caroline du Nord, de l'Ohio, et du Wisconsin.

Pour sa part, son principal adversaire, l’ancien vice-président démocrate Joe Biden, a choisi de se concentrer ce samedi sur l'État clé de la Pennsylvanie.

M. Biden, 77 ans, est représenté ce samedi en Floride par l'ancien président Barack Obama. Ce dernier, avec qui ils ont remporté les présidentielles de 2008 et de 2012, y organise des meetings en voiture dans le nord de Miami.

Plus de 52 millions d’Américains ont déjà voté par anticipation. Selon les projections, environ 100 millions d’électeurs additionnels le feront d’ici le 3 novembre, date butoir pour la présidentielle.

Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.
Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.

Pour Herman Cohen, Joe Biden a le vent en poupe

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Le président Donald Trump et son challenger Joe Biden ont croisé le fer à Nashville

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