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Enigme du vol MH370: des enquêteurs attendus à La Réunion

Photo d'archives : Des enfants écrivant des messages d'espoir, à l'aéroport international de Kuala Lumpur le 14 juin 2014, pour les passagers du vol MH370 de la Malaysia Airlines disparu depuis le 8 mars 2014.

Des enquêteurs spécialisés étaient en route jeudi pour l'île française de La Réunion, dans l'océan Indien, pour déterminer si un débris d'avion découvert le long de sa côte appartient au Boeing 777 de la Malaysia Airlines disparu depuis le 8 mars 2014.

Le débris, long de deux mètres, a été retrouvé à Saint-André de La Réunion par les employés d'une association chargée du nettoyage du rivage, a-t-on appris de source proche de la cellule d'enquête chargée d'en déterminer l'origine.

"Il était rempli de coquillages, on dirait qu'il est resté longtemps dans l'eau", ont précisé des témoins.

Aucune piste n'est privilégiée pour le moment par les enquêteurs spécialisés de la gendarmerie française des transports aériens, qui recherchent notamment des informations, comme un numéro de série, permettant l'identification du débris.

"Il est trop tôt pour tirer des conclusions. Pour le moment, il nous faut déterminer à quel type d'appareil ce débris aurait pu appartenir. Lorsque nous l'aurons fait, il sera possible de déterminer la compagnie", a résumé une source proche de l'enquête.

L'Australie, qui coordonne les recherches internationales dans l'océan Indien pour retrouver des traces du MH370, s'est greffée à l'enquête française.

"Nous avons reçu quelques clichés de la pièce et nous sommes en train de les faire examiner par les fabricants pour déterminer ce que c'est", a déclaré le porte-parole du Bureau australien de la sécurité des transports à l'agence de presse AAP.

Le ministre malaisien des Transports Dato Sri Liow Tiong Lai a annoncé de son côté avoir "envoyé une équipe pour enquêter" sur place.

"Il faut vérifier les débris avant de pouvoir confirmer s'ils appartiennent au MH370", a-t-il déclaré, disant espérer établir une identification "dès que possible."

La compagnie aérienne Malaysia Airlines a jugé jeudi qu'il serait "prématuré" pour elle "de spéculer sur l'origine" du débris, qu'elle identifie comme un "flaperon".

Les flaperons sont de petits volets disposés en bordure des ailes des avions, que les pilotes actionnent au décollage ou à l'atterrissage.

Sur la base de photos reçues de la pièce, un expert français en sécurité aérienne, Xavier Tytelman, a relevé sur son compte Twitter "des similitudes incroyables entre le flaperon d'un #B777 et le débris retrouvé".

Sur le blog spécialisé http://blog-peuravion.fr/, M. Tytelman précise qu'une référence est "indiquée sur le débris: BB670". "Ce code ne correspond ni à l'immatriculation d'un avion, ni au numéro de série d'un appareil. Par contre, si ce flaperon appartient bien au MH370, alors il est clair que cette référence permettra de l'identifier rapidement. Dans quelques jours, nous aurons une réponse définitive", ajoute-t-il.

Le fait que "l'on retrouve des débris à la Réunion ne signifie pas que le MH370 ait été si loin", souligne-t-il. "En s'abîmant au large de l'Australie, ses débris ont simplement pu être balayés par le courant, et s'échouer à cet endroit au bout d'un an..."

D'autres hypothèses aussi envisagées

L'hypothèse d'un débris du MH370 n'est pas la seule envisagée par les milieux aéronautiques, où l'on évoque aussi celle d'un fragment d'un Airbus A310 de la compagnie Yemenia, accidenté en 2009 au large des Comores, ou d'un bimoteur écrasé en 2006 au sud de la Réunion.

La disparition l'an dernier du Boeing 777 de la Malaysia Airlines reste à ce jour l'une des plus grandes énigmes de l'histoire de l'aviation civile.

L'appareil, parti de Kuala Lumpur pour Pékin avec 239 personnes à bord, avait disparu une heure après son décollage le 8 mars 2014.

Aucune trace n'en a jamais été retrouvée depuis, en dépit d'intenses recherches dirigées par l'Australie dans le sud de l'océan Indien où des satellites ont "accroché" pour la dernière fois les systèmes de communication de l'appareil.

Les spéculations demeurent principalement concentrées autour d'une défaillance mécanique ou structurelle, ou un acte terroriste, mais rien n'est jusqu'alors venu étayer l'un ou l'autre scénario.

Le 29 janvier, la Malaisie a officiellement déclaré que cette disparition était un accident et que les passagers et membres d'équipage de l'appareil étaient présumés morts, provoquant la colère des familles.

L'explication la plus crédible à cette mystérieuse disparition, selon les responsables chargés de l'enquête, est qu'une brusque chute du niveau de l'oxygène au sein de l'appareil a rendu l'équipage et les passagers inconscients.

L'avion aurait alors continué de voler en pilote automatique, jusqu'à sa chute en mer, faute de carburant.

Dans un communiqué, Boeing a réitéré mercredi son engagement à "soutenir l'enquête sur le MH370 et les recherches de l'appareil".

"Nous continuons à partager notre expertise et nos analyses techniques. Notre but (...) reste non seulement de retrouver l'avion mais aussi de déterminer ce qui lui est arrivé et pourquoi", a déclaré l'avionneur américain.

Avec AFP

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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