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En Zambie, retrait d'une boisson aphrodisiaque un peu trop efficace...

Un arc-en-ciel sur les chutes Victoria sur le Zambèze à la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe, le 29 juin 2018.

Une entreprise zambienne a annoncé mercredi avoir suspendu la production d'une boisson aphrodisiaque à succès après qu'un de ses adeptes en Ouganda se fut plaint d'arythmie cardiaque et d'une érection à ses yeux un peu trop prolongée.

"Nous avons stoppé la production et la distribution (...) et ouvert une enquête interne", a déclaré à l'AFP le directeur de la firme Revin Zambia Ltd., Vikas Kapoor.

Produit depuis un an, le breuvage SX Energy Natural Power, son nom commercial, a décroché une place de choix parmi les produits dopants sexuels qui s'arrachent dans les officines de Zambie et des pays voisins.

Selon son étiquette, ce remontant contient des extraits naturels de gingembre et de tongkat ali, deux substances aphrodisiaques bien connues de la pharmacopée.

Popularisé à Lusaka sous le nom sans équivoque de "sept heures", le cocktail semble particulièrement efficace. Au point d'avoir récemment donné des palpitations, des sueurs froides et une érection aux proportions jugées inquiétantes - six heures - à un de ses utilisateurs ougandais.

Saisie, l'Autorité ougandaise du médicament (UNDA) a établi que la boisson contenait aussi du sildenafil, la molécule de son célébrissime concurrent connu sous le nom de Viagra.

Le gouvernement ougandais a ordonné la saisie de tous les lots importés sur son territoire "afin d'assurer la sécurité des consommateurs", a indiqué à l'AFP le porte-parole de du Bureau ougandais des normes, Godwin Muhwezi.

Les autorités de Lusaka ont été dûment informées et la Société pharmaceutique de Zambie (PSZ) a publié cette semaine une note d'avertissement à la population.

Malgré cet avis, le patron de Revin Zambia a maintenu sa confiance totale en son produit-phare. "Nous n'avons jamais connu de problème en Zambie", a assuré M. Kapoor, "autant que l'on sache, notre boisson ne contient aucun médicament".

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Un chef d'état major refoulé par les familles de soldats tués

Le ministre de la Sécurité nationale, Salif Traoré, sur les lieux de l'attentat à Gao, au Mali, le 13 novembre 2018. (VOA/Souleymane Ag Anara)

Le chef d'état-major de l'Armée de terre malienne venu présenter ses condoléances à Nioro (ouest) jeudi a été conspué par les familles de militaires tués dans le centre du Mali au cours d'une attaque qui a fait 26 morts, a appris l'AFP de témoins et de source militaire.

Un précédent bilan de cette attaque à Dioura le 17 mars, attribuée aux hommes de Ba Ag Moussa, dit "Bamoussa", considéré comme un proche du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, chef de la principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda, s'élevait à 23 morts.

Lors d'une cérémonie officielle jeudi, le président Ibrahim Boubacar Keïta est revenu sur cette attaque, prévenant les chefs militaires qu'"aucune négligence ne saurait plus être tolérée. En tout cas, je ne la tolérerai pas, pour la vie de nos enfants".

"C'est nous qui devons apporter dorénavant la peur ailleurs, pas qu'on nous l'apporte à nous", a-t-il lancé, soulignant qu'il s'agissait d'un "mort d'ordre aux forces armées".

Par ailleurs, des veuves de militaires de la ville-garnison de Kati, à 15 km au nord de Bamako, qui projetaient une marche jeudi, y ont renoncé in extremis à la suite d'une médiation, selon des sources locales.

A Nioro du Sahel, près de la frontière mauritanienne, le général Abdrahamane Baby et sa délégation ont dû rebrousser chemin sans avoir pu présenter leurs condoléances, face à la colère des familles du camp militaire, ont indiqué un élu local sous le couvert de l'anonymat et des témoins.

"Nous ne voulons pas de chef militaire ici, le général Baby, dès son arrivée à Nioro, nous avons dit +Non et non!+. Qu'il retourne à Bamako avec ses condoléances", a déclaré Hatouma Sylla, veuve d'un militaire tué à Dioura, jointe au téléphone par l'AFP.

"Les veuves des militaires ont catégoriquement refusé son entrée au camp, elles ont brûlé des pneus", a expliqué Bakary Séméga, un enseignant de Nioro. "C'est surtout les veuves et orphelins des soldats tombés sur le champ d'honneur. Ils étaient soutenus par la population", a-t-il ajouté.

Exprimant "sa colère contre le gouvernement", Mariam Diambou, une autre veuve de militaire a déclaré de son côté en avoir "assez". "Nos maris, nos enfants, ce sont eux qui meurent à longueur de journée. Ce n'est pas normal, c'est un complot", a-t-elle dit.

Une source militaire malienne contactée dans le centre du pays a affirmé que le bilan de l'attaque s'élevait désormais à 26 morts, mais pourrait encore s'alourdir. "Nous avons découvert des nouveaux corps, c'est ce qui fait que le nouveau bilan est de 26 morts", a précisé cette source.

Sollicité, le ministère de la Défense n'a pas souhaité commenter les événements survenus jeudi à Nioro, fief du chérif Bouyé Haïdara, l'un des plus influents dirigeants musulmans du pays, qui a manifesté son opposition au président Keïta.

Les chefs d'état-major interarmes français et britannique, les généraux François Lecointre et Nick Carter, se trouvent actuellement au Mali, ou ils ont été reçus mercredi par leur homologue, le général M'bemba Moussa Keïta, selon un communiqué militaire malien.

La France conduit l'opération Barkhane qui traque les jihadistes dans le Sahel avec quelque 4.500 militaires, dont 2.700 au Mali, selon Paris.

Le Premier ministre français Edouard Philippe s'est rendu il y a un mois au Mali pour réaffirmer le soutien de son pays à Bamako, tout en appelant à accélérer l'application de l'accord de paix de 2015. Et les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU se rendent au Mali et au Burkina Faso voisin à partir de vendredi.

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