Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Mali

Des vidéos du fils du président malien IBK créent la controverse

Karim Keïta, fils du président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Le fils du président malien s'est défendu jeudi de s'amuser aux frais de ses compatriotes après la diffusion de vidéos privées publiées dans un climat de vive contestation contre le pouvoir et le montrant prenant du bon temps en dehors du pays à une date non précisée.

"Des esprits mal intentionnés veulent me mêler à une cérémonie privée organisée à l’étranger par des amis où je n’ai fait qu’une très brève apparition et dont je n’étais chargé ni du menu ni de la liste des invités", écrit Karim Keïta, fils d'Ibrahim Boubacar Keïta, et lui-même réputé comme un puissant personnage au Mali.

"Ce déplacement à titre privé n’a évidemment pas coûté le moindre centime au contribuable", dit-il. "Mon engagement pour le Mali et le peuple malien demeure entier", assure M. Keïta, président de la commission de la Défense du parlement.

Des vidéos circulant largement sur les réseaux sociaux le montrent visiblement de très bonne humeur au milieu d'une fête joyeuse ou sur un yacht de luxe en compagnie d'amis consommant des boissons. Les vidéos ne permettent guère de dire quand et où elles ont été filmées. On ignore qui les a diffusées.

Un proche de M. Keïta a indiqué sous le couvert de l'anonymat que celui-ci se réservait de porter plainte parce que d'autres images également diffusées jeudi étaient fausses.

Ces vidéos se sont retrouvées sur les réseaux sociaux alors que le pouvoir malien fait face à une contestation qui préoccupe les alliés du Mali, inquiets de son potentiel déstabilisateur dans un pays combattant le jihadisme et confronté à une série de graves défis.

Karim Keïta a été l'une des cibles de la protestation lors de deux manifestations au cours desquelles des dizaines de milliers de Maliens ont réclamé la démission de son père en juin.

Toutes les actualités

Exécutions extrajudiciaires: l'ONU accuse les armées malienne et burkinabé

Des troupes de l'armée malienne patrouillent dans l'ancienne ville de Djenné, dans le centre du Mali, le 28 février 2020. (AP Photo)

Les forces de sécurité maliennes ont commis 94 exécutions extrajudiciaires entre le 1er avril et le 30 juin, a affirmé jeudi la Mission de l'ONU au Mali (Minusma). Elle accuse également l'armée burkinabé de 50 exécutions extrajudiciaires sur le territoire malien pendant la même période.

La division des droits de l'homme de la Minusma, dans sa note trimestrielle publiée jeudi, s'inquiète d'une "augmentation des violations graves des droits de l'homme imputables aux forces de sécurité maliennes".

L'ONU, qui avait déjà accusé début avril l'armée malienne d'exactions, a "documenté" 94 cas d'exécutions extrajudiciaires pour lesquels l'armée malienne est impliquée, "particulièrement" dans les cercles de Koro (Mopti) et de Niono (Ségou).

Les accusations d'exactions des forces de sécurité se sont multipliées ces derniers mois au Sahel. A plusieurs reprises, les partenaires internationaux des pays sahéliens ont réclamé enquêtes et sanctions.

Le Mali, avec qui l'ONU indique avoir "formellement partagé" cette note, a annoncé lors de précédentes accusations avoir lancé des enquêtes pour situer les responsabilités.

Dans le centre malien, l'armée a été la cible de nombreuses attaques par des éléments de groupes jihadistes (la dernière en date, dimanche dans le cercle de Niono, 5 morts). Alors, des opérations militaires "se sont parfois apparentées à des opérations de représailles contre les populations civiles" accusées de soutenir les jihadistes, selon l'ONU jeudi.

La Minusma se dit également "préoccupée" par la multiplication des "opérations conduites (par l'armée malienne) avec l'appui des chasseurs dozo".

Ces chasseurs traditionnels, réunis pour beaucoup sous la même bannière d'une milice officiellement dissoute mais qui continue d'opérer, ont été à plusieurs reprises accusés par le passé d'exactions.

Toujours dans le centre du Mali, l'ONU a documenté 50 cas d'exécutions extrajudiciaires commises "entre le 26 et le 28 mai" par l'armée burkinabé, "notamment dans le village de Boulkessi et les campements environnants", zone située à la frontière avec le Burkina Faso.

Cette région du centre du Mali, depuis l'apparition en 2015 d'un groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda, connait une multiplication des violences jihadistes, de milices, intercommunautaires ou liés au brigandage, souvent entremêlées.

Les groupes jihadistes évoluant au Mali se sont eux rendus coupables, entre autres attaques contre des postes de contrôle et camps militaires, de 43 meurtres, 25 enlèvements, des attaques contre des écoles et des humanitaires entre avril et juin, selon l'ONU.

Egalement, six cas de violence sexuelle "imputables aux éléments armés extrémistes" ont été documentés par l'ONU dans le centre du Mali (cercle de Douentza).

Entretien avec le professeur Chérif Keita sur la réhabilitation du site de la "Falaise de Bandiagara"

Entretien avec le professeur Chérif Keita sur la réhabilitation du site de la "Falaise de Bandiagara"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:34 0:00

Crise malienne: le médiateur Pierre Buyoya insiste sur le dialogue direct

L'ex président burundais Pierre Buyoya avec sa femme Sophie (à dr.), en compagnie de l'ancienne présidente d'Irlande Mary Robinson à Kigali, au Rwanda, le 7 avril 2014. (REUTERS/Noor Khamis)

L'envoyé spécial de l'Union africaine pour le Mali et la région du Sahel, l'ancien président du Burundi Pierre Buyoya, a exprimé mardi son optimisme quant à l'issue des négociations en cours pour résoudre la crise au Mali.

"Les Maliens ont compris qu'il y a eu échec probablement parce qu'il n'y a jamais eu un dialogue direct entre protagonistes maliens", a déclaré l'ancien président dans un entretien avec Frédéric Nkundikije de la VOA. "Je pense qu'on finira par y arriver", a-t-il ajouté.

M. Buyoya, 70 ans, s’y connaît en matière de résolution des conflits. Il a été président du Burundi à deux reprises, d’abord de 1987 à 1993 et ensuite de 1996 à 2003. Dans les deux cas, à la faveur d’un coup d'État. Il quitte le pouvoir suite à un accord de paix négocié par l'ancien président sud-africain Nelson Mandela.

Depuis son départ de la présidence burundaise, M. Buyoya a contribué à divers efforts de médiation. Il a aussi dirigé des missions d'observation électorale dans de nombreux pays du continent. Autant d'expérience qu'il entend mettre à profit pour une résolution pacifique de la crise malienne.

"Le Mali est un pays important dans le dispositif de sécurité en Afrique de l'ouest", a déclaré M. Buyoya.

La coalition M5-RFP dit non au plan de sortie de crise de la CEDEAO
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:21 0:00


Comment les Maliens ont passé la Tabaski

Comment les Maliens ont passé la Tabaski
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:29 0:00

Cinq soldats maliens ont été tués

Cinq soldats maliens ont été tués
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:56 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG