Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

En campagne, Trump fait huer les élues visées par ses tweets "racistes"

Les tweets controversés ne semblent pas nuire à la popularité de M. Trump chez les électeurs républicains: son taux d'approbation a gagné cinq points, à 72%, selon un sondage Reuters/Ipsos réalisé lundi et mardi.

De retour sur les estrades de campagne, Donald Trump a poursuivi jeudi ses attaques contre les démocrates qui "détestent" l'Amérique, au lendemain de la dénonciation par le Congrès de ses tweets "racistes".

"Ces idéologues de gauche (...) veulent détruire notre Constitution, supprimer les valeurs sur lesquelles notre magnifique pays a été bâti", a-t-il lancé depuis Greenville, en Caroline du Nord.

"Ce soir, nous renouvelons notre détermination à ne pas voir l'Amérique devenir un pays socialiste", a-t-il ajouté.

Devant une marée de casquettes rouges "Make America Great Again", il a cité les quatre élues démocrates issues de minorités auxquelles il avait conseillé dans un tweet de "retourner" chacune dans son pays d'origine.

"Renvoyez-la! Renvoyez-la!" s'est mise à scander la foule lorsque M. Trump a évoqué Ilhan Omar, l'une des deux premières femmes musulmanes élues au Congrès, qui a créé la controverse avec des commentaires sur Israël jugés antisémites par de nombreux élus.

Très agressif vis-à-vis des quatre femmes qu'il qualifie désormais de "méchantes jeunes élues socialistes", M. Trump s'est montré particulièrement ironique en évoquant Alexandria Ocasio-Cortez, jeune représentante de New York.

"Je n'ai pas le temps de prononcer trois noms, on va l'appeler Cortez...", a lancé le président des Etats-Unis.

La très médiatique "AOC", benjamine de la Chambre des représentants, a déclenché une polémique mi-juin en comparant les camps de rétention pour migrants érigés à la frontière sud des Etats-Unis à des "camps de concentration".

- "Projet ridicule" de destitution -

S'il galvanise sa base électorale, le milliardaire républicain fait un pari risqué en alimentant les tensions raciales et idéologiques et en creusant la division de l'Amérique.

Ce faisant, il renonce clairement à se poser en rassembleur et mise plus que jamais sur la mobilisation de l'électorat blanc.

Pour les quatre élues démocrates, interrogées ensemble sur CBS, tout ceci est d'abord une manoeuvre politique de la part du président américain.

"C'est une manière de faire diversion (...) pour ne pas parler des questions qui préoccupent véritablement les Américains", a souligné Ayanna Pressley.

Le milliardaire républicain de 73 ans, qui visera en novembre 2020 un second mandat de quatre ans, s'est aussi réjoui lors de son meeting mercredi soir de l'échec au Congrès, un peu plus tôt dans la journée, d'une motion appelant au lancement d'une procédure de destitution contre lui.

Cette motion a été rejetée à la Chambre des représentants contrôlée par les démocrates, illustrant la division qui règne au sein de l'opposition sur cette question.

Le locataire de la Maison Blanche a salué l'échec de cette résolution, "le projet le plus ridicule qui soit".

La Chambre des représentants a également adopté mardi soir une motion condamnant des propos "racistes" du président américain.

Si le vote avait une portée symbolique forte, M. Trump sait qu'il peut compter sur le soutien des ténors républicains du Congrès.

Car si, ici et là, des élus du "Grand Old Party" ont dénoncé les tweets présidentiels, ils sont dans l'ensemble très prudents dans leurs critiques envers celui qui sera --sauf énorme surprise-- leur candidat en 2020.

Et seuls quatre élus républicains à la Chambre des représentants ont voté pour le texte de la majorité démocrate.

Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, s'en est tenu à une déclaration très générale. "Nous avons tous une responsabilité (...), nos mots sont importants", a-t-il simplement affirmé, avant d'ajouter, en réponse à une question, que le président n'était, à ses yeux, "pas un raciste".

- "Quatre ans de plus" -

Les tweets controversés ne semblent pas nuire à la popularité de M. Trump chez les électeurs républicains: son taux d'approbation a gagné cinq points, à 72%, selon un sondage Reuters/Ipsos réalisé lundi et mardi.

Par rapport à la semaine dernière, sa cote de popularité dans l'ensemble de la population est restée stable, à 41%.

Et la question de l'immigration, un marqueur de sa campagne de 2016 qu'il compte réutiliser, fait mouche.

Selon une enquête du centre de recherche Pew publiée mercredi, 57% des républicains estiment que les Américains "risquent de perdre leur identité en tant que nation" si le pays est "trop ouvert" aux immigrants.

Revenant longuement sur sa victoire de 2016, "une des soirées les plus extraordinaires de l'histoire de la télévision", M. Trump a lancé: "Nous devons la refaire", face à une foule enthousiaste qui a réagi en scandant "Quatre ans de plus".

Avec AFP

Toutes les actualités

Des voitures de collection qui inspirent

Des voitures de collection qui inspirent
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:44 0:00

Joe Biden à l'offensive pour le troisième débat démocrate

Joe Biden à l'offensive pour le troisième débat démocrate
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:04 0:00

Primaires démocrates : Joe Biden a opté pour l'offensive

Primaires démocrates : Joe Biden a opté pour l'offensive
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:27:40 0:00

Le favori centriste Biden combatif dans un vif débat démocrate

L'ancien vice-président Joe Biden, entouré d'autres candidat de la primaire démocrate.

Attendu sur sa pugnacité, le favori de la primaire démocrate Joe Biden a opté pour l'offensive jeudi lors d'un débat télévisé, taclant ses principaux rivaux, les sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders, sans se laisser déstabiliser par les plus petits candidats.

Après un été marqué par des erreurs et propos confus qui ont réveillé des doutes sur sa forme physique et intellectuelle, Joe Biden, 76 ans, s'est montré incisif dans ce débat marathon de trois heures, défendant farouchement ses positions centristes face aux deux candidats plus à gauche.

"Nous sommes les Etats-Unis d'Amérique. Jamais, lorsque nous nous sommes décidés à faire quelque chose, avons nous été incapables de le faire", a-t-il déclaré, comme pour prouver sa détermination.

L'ancien vice-président de Barack Obama a également revendiqué, à plusieurs reprises, ses liens avec le premier président noir des Etats-Unis encore très populaire dans l'électorat démocrate.

Malgré ses faux pas, Joe Biden reste solidement en tête des sondages(26,8% selon la moyenne établie par le site RealClearPolitics), bénéficiant d'un grand capital sympathie, de son image de modéré capable de battre Donald Trump en 2020 et du fort soutien des Noirs.

Juste derrière lui dans les sondages, Bernie Sanders, 78 ans (17,3%) et Elizabeth Warren, 70 ans (16,8%), ont maintenu un front uni lors de ces échanges, à Houston (Texas).

Dans un moment remarqué, un petit candidat, plafonnant à 1% des sondages, a attaqué M. Biden: "Avez-vous déjà oublié ce que vous avez dit il y a deux minutes?", a lancé Julian Castro, ancien ministre de Barack Obama, s'attirant des huées dans le public. Biden a ignoré la pique.

- "cassé" -

Etoile montante de la primaire, Elizabeth Warren a évité de s'en prendre à ses rivaux.

Se démarquant par sa veste rouge vif parmi les costumes sombres, elle a joué sur son image de candidate au programme déjà très étoffé.

"Je sais ce qui est cassé, je sais comment le réparer et je vais mener la lutte pour le faire", a-t-elle affirmé, en déclinant ses promesses très à gauche.

Après plusieurs fusillades très meurtrières cet été dont deux au Texas, les questions sur les armes à feu ont donné certains des moments forts, l'ex-élu de la Chambre des représentants Beto O'Rourke, originaire de cet Etat, a plaidé pour la confiscation des fusils d'assaut, dans un pays où la question du droit au port d'armes divise profondément.

"Bien sûr qu'on va prendre votre AR-15, votre AK-47", a-t-il lancé sous des applaudissements nourris.

Cinq mois avant les premiers votes de la primaire, dans l'Iowa, cette émission marque le vrai coup d'envoi de la rentrée, et l'accélération de cette longue campagne. Vingt candidats sont toujours en lice, un record.

- Tous contre Trump -

Pour les petits candidats, tous loin derrière, ce débat marque l'une des dernières occasions de grimper dans les sondages... et de s'attirer les financements indispensables pour poursuivre la campagne.

Après un coup d'éclat face à Biden en juin, la sénatrice Kamala Harris est retombée dans les sondages (6,5%).

Complètent la liste le jeune maire de South Bend, Pete Buttigieg (4,8%), l'homme d'affaires et seul non-professionnel de la politique sur scène Andrew Yang (3%), Beto O'Rourke (2,8%), le sénateur Cory Booker (2,3%), la sénatrice Amy Klobuchar (1,2%) et l'ancien ministre d'Obama Julian Castro (1%).

Derrière les échanges souvent vifs sur la santé ou le commerce international, un seul sujet a fait l'unanimité parmi les dix candidats à l'investiture démocrate sur le plateau de ce débat : l'impératif de battre Donald Trump.

"Le président le plus dangereux de l'Histoire", un "extrémiste blanc", un homme d'affaires qui profite des troupes pour s'enrichir: les attaques ont fusé contre le milliardaire républicain.

En face, Donald Trump fait campagne pour sa réélection en dépeignant ses opposants comme des "socialistes" menaçant le "rêve américain".

Pendant que les démocrates débattait, lui s'en moquait lors d'un dîner avec des élus républicains à Baltimore près de Washington, en reprenant les surnoms dont il les affuble régulièrement: "Joe l'endormi", "Pocahontas" en référence à la polémique sur les origines amérindiennes longtemps revendiquées par Elizabeth Warren et "Bernie le fou".

Avec AFP

Page sports : Moukandjo de retour en France, 2e flop américain au Mondial de basket

Page sports : Moukandjo de retour en France, 2e flop américain au Mondial de basket
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:31 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG