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En 20 minutes, un tireur sème l'effroi dans une synagogue américaine

Des policiers surveillant la synagogue à la suite d'une fusillade à Pittsburgh, le 27 octobre 2018.

En 20 minutes, Robert Bowers a semé la mort dans la synagogue Tree of Life à Pittsburgh, où des fidèles suivaient paisiblement l'office religieux en ce jour de repos hebdomadaire de chabbat.

Peu avant 10 heures (14 heures GMT), cet homme de 46 ans, auteur de messages antisémites sur les réseaux sociaux, a fait irruption dans la synagogue, armé d'un fusil d'assault et de trois armes de poing.

"Le service était en cours quand on a entendu un bruit lourd dans l'entrée", a raconté un membre de la congrégation, Stephen Weiss, au journal Tribune review. "J'ai reconnu le bruit d'une arme à feu", a ajouté ce fidèle de 60 ans, qui s'est immédiatement enfui.

Comme chaque samedi, les fidèles de trois congrégations différentes s'étaient répartis dans différentes salles du bâtiment, situé dans le quartier de Squirrel Hill où vit une partie de la communauté juive de Pittsburgh, dans le nord-est des Etats-Unis.

Robert Bowers est entré dans une salle où se tenait une cérémonie organisée pour célébrer la naissance d'un enfant. Ouvrant le feu, il a fait onze morts dans l'assemblée, tous majeurs.

Alors qu'il allait sortir de l'édifice, il s'est retrouvé face à face avec un agent en uniforme, appelé en renfort. Après des échanges de coups feu, il s'est retranché au troisième étage de la synagogue.

Vingt minutes après le premier tir, Robert Bowers s'est rendu. Souffrant de multiples blessures, il a été placé en garde à vue et hospitalisé.

La police, qui avait déployé des unités d'intervention, a alors sécurisé le bâtiment enjoignant les habitants des alentours à rester chez eux.

Ben Opie, 55 ans, qui habite en face de la synagogue, a raconté à la presse que sa femme avait voulu quitter leur maison vers 11H00 mais en avait été empêchée par la police.

Deux heures plus tard, il n'était pas remis de ses émotions. "C'est juste...", leur a-t-il dit la voix tremblante. "Désolé, je suis trop remué..."

Avec AFP

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Donald Trump accorde une grâce présidentielle à son ancien collaborateur Michael Flynn

Le conseiller à la sécurité nationale, le général Michael Flynn, fait une déclaration lors d'un briefing quotidien à la Maison Blanche à Washington, le 1er février 2017.

Le président américain Donald Trump a gracié mercredi son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn qui avait plaidé coupable d'avoir menti au FBI lors de l'enquête sur l'ingérence russe dans les élections présidentielles de 2016.

"C'est un grand honneur pour moi d'annoncer que le général Michael T. Flynn a obtenu une grâce complète. Félicitations à @GenFlynn et à sa merveilleuse famille, je sais que vous allez maintenant passer un Thanksgiving vraiment fantastique !", a écrit M. Trump sur Twitter.

Général d'armée à la retraite, M. Flynn a plaidé coupable en 2017 d'avoir menti au FBI sur les interactions qu'il a eues avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis dans les semaines précédant l'inauguration de Trump en janvier 2017.

Il a depuis lors cherché à retirer son plaidoyer, arguant que les procureurs avaient violé ses droits et l'avaient dupé pour qu'il accepte de plaider coupable. Sa condamnation a été reportée à plusieurs reprises.

Il s'agit de la grâce la plus médiatisée accordée par M. Trump depuis son entrée en fonction. Entre autres controverses, le président américain avait auparavant suscité un tollé en graciant les militaires accusés de crimes de guerre en Afghanistan. Il a aussi essuyé des critiques en accordant la grâce présidentielle à Joe Arpaio, ancien shérif du comet de Maricopa, en Arizona, accuse de racism notoire.

Le général Flynn, 61 ans, a été le premier conseiller à la sécurité nationale du président Trump. Il est limogé en 2017 après 24 jours à son poste à cause d’une controverse liée aux contacts de l'ancien général avec l'ambassadeur russe à Washington de l'époque, Sergei Kislyak.

Avant d’intégrer l’équipe de M. Trump, Michael Flynn était à la tête de l'Agence de renseignement du Pentagone, un poste qu’il est contraint de quitter en 2014, en partie à cause de son style de gestion et de ses opinions sur la manière de lutter contre le militantisme islamiste.

C’est en 2016 qu’il entre dans l’équipe de campagne de M. Trump.

Outre le general Flynn, d'autres anciens collaborateurs du president ont été condamnés pour divers crimes à l’échelle fédérale, notamment Roger Stone, conseiller et ami de longue date de M. Trump, et Paul Manafort, son ancien directeur de campagne.

Selon le quotidien USA Today, la grâce accordée à M. Flynn a suscité une réaction rapide de la famille du général qui a salué cette decision, que l'opposition démocrate a vite fait de condamner.

Correspondant VOA: Décrets présidentiels

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Melania Trump reçoit le sapin de Noël de la Maison Blanche

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Un mystérieux objet métallique apparait dans le désert

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Un mystérieux "monolithe de métal" dans le désert américain alimente les fantasmes

Les membres de l'équipage du bureau aéronautique du département de la sécurité publique de l'Utah et de la division des ressources fauniques de l'Utah marchent près d'un monolithe métallique qu'ils ont découvert dans une région éloignée de Red Rock Countr

Un mystérieux "monolithe de métal" a été découvert dans un désert de l'ouest des Etats-Unis, enflammant l'imagination des passionnés d'OVNIs et fans de Stanley Kubrick à travers le monde.

Le bloc triangulaire étincelant, qui dépasse de plus de 3,5 mètres du sol rougeâtre du sud de l'Etat de l'Utah, a été découvert mercredi dernier par des responsables locaux ébahis qui survolaient la zone pour compter les spécimens de mouflons.

Après avoir atterri, ces employés du département de la sécurité publique de l'Utah ont pu examiner le "monolithe de métal", ne découvrant "aucune indication claire de qui aurait pu le placer là".

"Il est interdit d'installer sans autorisation des structures ou des oeuvres d'art sur des terres gérées par le gouvernement fédéral, peu importe la planète d'où vous venez", a rappelé lundi l'agence dans un communiqué malicieux.

L'annonce de cette découverte est vite devenue virale sur internet, beaucoup notant des similarités avec les étranges monolithes extraterrestres du film de Stanley Kubrick, "2001, l'Odyssée de l'espace".

D'autres y ont vu un symbole d'espoir face aux défis de l'année 2020, comme cet utilisateur d'Instagram suggérant qu'il pourrait s'agir d'un "bouton de réinitialisation" ou cet autre, plaisantant: "de plus près, on peut y lire: 'Vaccin contre le Covid-19 à l'intérieur'".

Les autorités se refusant à révéler la localisation du "monolithe" pour ne pas attirer des hordes de curieux, une course s'est engagée en ligne pour déterminer son emplacement en se basant sur les formations géologiques alentours.

Un monolithe métallique est représenté dans une région éloignée de Red Rock Country dans l'Utah, aux États-Unis, le 18 novembre 2020.
Un monolithe métallique est représenté dans une région éloignée de Red Rock Country dans l'Utah, aux États-Unis, le 18 novembre 2020.

Certains ont noté une ressemblance avec les oeuvres avant-gardistes de John McCracken, sculpteur américain ayant résidé dans l'Etat voisin du Nouveau-Mexique et décédé en 2011.

"Bien qu'il ne s'agisse pas d'une oeuvre de l'artiste américain décédé John McCracken, nous y voyons l'hommage d'un confrère artiste", a réagi auprès de l'AFP un porte-parole du représentant légal de M. McCracken, David Zwirner.

Cependant, plus tard dans la journée, M. Zwirner est revenu sur cette déclaration, suggérant qu'il était possible que le mystérieux monolithe soit l'oeuvre de John McCracken. "La galerie est divisée sur le sujet", a-t-il affirmé, se disant lui-même finalement "persuadé" que le monolithe était bien de la main de l'artiste décédé en 2011 et qu'il n'aurait pas été découvert pendant près de dix ans.

"Qui aurait pu soupçonner que 2020 nous apporterait une autre surprise. Juste quand nous pensions avoir tout vu. Allons voir ce qu'il en est", a-t-il ajouté.

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