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Election au Kenya : le président refuse les deux débats télévisés

Le président kényan Uhuru Kenyatta, 30 mai 2017.

Le président kényan Uhuru Kenyatta ne participera pas aux deux débats télévisés prévus en amont de l'élection présidentielle du 8 août, a annoncé mercredi son parti, alors que le camp de son principal rival, Raila Odinga, a indiqué ne pas avoir encore pris de décision.

Organisés par un consortium de médias kényans, les deux débats sont prévus les 10 et 24 juillet en soirée. Les candidats crédités d'au moins 5% dans les sondages - seuls MM. Kenyatta et Odinga remplissent ce critère - sont invités pour les deux débats de 90 minutes. Les autres candidats participent à un débat en fin d'après-midi le 10 juillet.

"Le président Uhuru Kenyatta ne participera pas aux débats présidentiels", a déclaré à l'AFP David Murathe, vice-président du parti du chef de l'Etat, évoquant seulement un manque de consultation sur le format des débats.

L'opposition n'a pas encore pris de décision quant à la participation de son chef de file Raila Odinga, déjà candidat malheureux en 1997, 2007 et 2013. "Nous sommes toujours en contact avec les organisateurs et notre candidat est prêt à affronter son adversaire, mais nous prendrons une décision d'ici à vendredi", a déclaré Norman Magaya, le chef du secrétariat de CORD, un des groupes d'opposition.

Les citoyens de la première économie d'Afrique de l'Est sont appelés aux urnes pour choisir leurs président, députés, sénateurs et gouverneurs de comté, notamment, dix ans après les pires violences électorales de l'histoire du pays (plus de 1.100 morts), alimentées par des contestations de la réélection de Mwai Kibaki.

Huit candidats s'affrontent pour la présidence du pays. Les sondages donnent actuellement le sortant Uhuru Kenyatta vainqueur du premier tour avec près de la moitié des suffrages et une légère avance sur Raila Odinga. Aucun des autres candidats n'est crédité de plus d'un pour cent. Un d'entre eux, Abduda Dida, a contesté en justice leur exclusion des deux principaux débats.

En 2013, M. Kenyatta avait participé aux deux débats télévisés avant son élection à la présidence, mais il avait critiqué les modérateurs, qui l'avaient, selon lui, injustement visé.

Les élections au Kenya se jouent rarement sur des programmes, beaucoup plus sur des sentiments d'appartenance ethniques et géographiques. Lundi, l'Union européenne a mis en garde contre de possibles violences dans le cadre des élections alors que l'ONG Human Rights Watch a assuré avoir documenté des cas d'intimidations et de menaces.

Avec AFP

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
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L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

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