Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Le Caire et Moscou signent un contrat pour la première centrale nucléaire égyptienne

Le président russe Vladimir Poutine rencontre le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi au Caire, le 11 décembre 2017.

Le contrat, signé en présence des présidents Vladimir Poutine et Abdel Fattah al-Sissi, vient entériner l'accord que les deux pays avaient trouvé en novembre 2015 pour bâtir dans la région de Dabaa quatre réacteurs de chacun 1.200 mégawatts.

Le contrat, signé en présence des deux présidents, vient entériner l'accord que les deux pays avaient trouvé en novembre 2015 pour bâtir dans la région de Dabaa quatre réacteurs de chacun 1.200 mégawatts (MW).

Le contrat final a été signé par le ministre égyptien de l'Electricité, Mohamed Chaker, et le patron du géant nucléaire russe Rosatom, Alexey Likhachev.

Le projet devrait coûter dans les 30 milliards de dollars (environ 25 mds d'euros), selon la presse égyptienne. Moscou doit participer au financement par le biais d'un prêt accordé aux autorités égyptiennes.

"En réalisant ce projet, l'Egypte n'obtiendra pas seulement une centrale nucléaire mais aussi l'accès aux technologies les plus modernes et les plus sûres", a dit M. Poutine au cours de la déclaration à la presse.

Au début des années 1980, sous le régime du président Hosni Moubarak, l'Egypte avait déjà envisagé la construction d'une centrale nucléaire à Dabaa mais le projet avait été suspendu après la catastrophe de Tchernobyl en 1986.

En outre, les deux chefs d'Etat ont aussi évoqué un autre projet commun: la création en Egypte d'une "zone industrielle russe". "Cela sera le plus grand centre de production et d'exportation de biens russes sur les marchés du Moyen-Orient et d'Afrique. Nous prévoyons un volume total d'investissement de sept milliards de dollars environ (environ six mds d'euros)", a dit M. Poutine.

Enfin, le président russe a évoqué la question d'un possible retour du tourisme russe en Egypte.

Les relations entre les deux pays alliés ont été perturbées en octobre 2015 par le crash d'un Airbus d'une compagnie russe (224 morts) après son décollage d'Egypte, un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

La Russie a ensuite suspendu les vols vers l'Egypte, une mesure encore appliquée aujourd'hui, et qui a pénalisé l'industrie du tourisme égyptienne.

Lundi, M. Poutine a estimé que la Russie était prête à "reprendre les vols directs entre Moscou et Le Caire", avant d'ajouter qu'il espérait que cette mesure soit prise "dans l'avenir le plus proche".

M. Poutine, dont la précédente visite en Egypte remontait à février 2015, est arrivé au Caire lundi à la mi-journée après une visite surprise en Syrie.

Le président russe doit aussi effectuer une visite en Turquie ce même jour pour des entretiens avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Au marché de Rungis

Au marché de Rungis
Attendez s'il vous plaît
Embed

No media source currently available

0:00 0:01:27 0:00

Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

Une tortue sacrée embaumée pour l'éternité au Vietnam

Une tortue sacrée embaumée pour l'éternité au Vietnam
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:35 0:00

Réaction d'un législateur australien après une attaque à l'oeuf

Réaction d'un législateur australien après une attaque à l'oeuf
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:11 0:00

"Ne laisser personne de côté "

"Ne laisser personne de côté "
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:28 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG