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Égypte

Un accident de train fait près de 100 blessés au nord du Caire

Les forces de sécurité égyptiennes sur les lieux où un incendie a fait des morts et des blessés à la gare principale du Caire, en Égypte, le 27 février 2019.

Près de 100 personnes ont été blessées dimanche dans le déraillement d'un train au nord du Caire, dernier accident ferroviaire en date en Egypte, a annoncé le ministère de la Santé.

Selon un communiqué du ministère, "97 citoyens ont été blessés dans un accident de train au niveau de Toukh", petite ville agricole à une quarantaine de km au nord du Caire.

Huit wagons du train qui se rendait du Caire à Mansoura, à 130 km plus loin, ont déraillé, a précisé à l'AFP une source de sécurité.

Plus de 55 ambulances ont été dépêchées pour prendre en charge les blessés, selon le ministère de la Santé. Des enquêteurs ont été envoyés sur place pour établir les causes de l'accident.

D'après la source de sécurité, le conducteur du train et d'autres responsables ferroviaires ont été détenus pour être interrogés.

Les accidents ferroviaires en Egypte sont généralement attribués à des problèmes d'infrastructures et de maintenance.

Le 26 mars, au moins 20 personnes sont mortes et près de 200 ont été blessées dans un accident de train près de la ville de Sohag (sud). Le parquet général a indiqué que le conducteur du train et son assistant n'étaient pas à leur poste lors de l'accident, ce que les deux hommes ont contesté.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a promis des sanctions contre les responsables des drames ferroviaires qui ont endeuillé le pays ces dernières années.

Début avril, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé l'octroi d'un prêt de 145 millions d'euros à l'Egypte pour l'amélioration de ses infrastructures ferroviaires.

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L'auteur du meurtre d'une étudiante condamné à mort en Egypte

Le verdict a été accueilli avec soulagement devant le palais de justice de Mansoura, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Un tribunal égyptien a condamné à mort mardi le meurtrier d'une étudiante, tuée devant son université parce qu'elle refusait ses avances, a-t-on appris de source judiciaire.

Le verdict dans cette affaire qui a suscité l'indignation dans le pays et au-delà a été rendu à Mansoura, au nord du Caire, deux jours seulement après l'ouverture du procès.

Le jugement sera transmis au grand mufti d'Egypte, une haute autorité religieuse qui confirme presque systématiquement les condamnations à mort.

Le tribunal de Mansoura a déclaré l'accusé Mohammed Adel coupable du "meurtre avec préméditation" de l'étudiante Nayera Achraf, précisant qu'il avait avoué le crime durant son procès, selon la source judiciaire.

Le verdict a été accueilli avec soulagement devant le palais de justice de Mansoura, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

L'affaire était particulièrement suivie en Egypte où une vidéo du meurtre cette étudiante le 19 juin a été très partagée en ligne et au-delà car quelques jours après, une étudiante jordanienne, Imane Erchid, était tuée par balles à Amman par un jeune homme apparemment pour les mêmes raisons.

L'auteur de ce dernier meurtre s'est suicidé selon les services de sécurité jordaniens.

En Egypte, le prédicateur Mabrouk Attiya avait provoqué un tollé en estimant que si l'étudiante avait été voilée, elle aurait connu un autre sort.

Selon les autorités, près de huit millions de femmes ont subi des violences en 2015 de la part d'un époux, d'un proche ou d'un étranger dans l'espace public.

Le meurtre est passible de la peine capitale en Egypte, pays qui a procédé en 2021 au troisième plus grand nombre d'exécutions au monde selon Amnesty International.

Après des années de brouille, l’émir du Qatar se rend en Égypte

La dernière visite de cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani en Egypte remonte à 2015 durant un sommet de la Ligue arabe.

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, est arrivé vendredi en Egypte pour sa première visite depuis des années, un an et demi après la reprise des relations entre Le Caire et cet Etat gazier du Golfe, a indiqué la présidence égyptienne.

Accueilli à sa descente d'avion par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, l'émir est en Egypte pour la première fois depuis sept ans.

Rompues durant trois ans, les relations diplomatiques entre les deux pays n'ont repris qu'en janvier 2021, dans le cadre d'une réconciliation scellée entre le Qatar et quatre pays arabes. L'Egypte, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn avaient mis fin en juin 2017 à leurs relations avec le Qatar, accusé notamment d'être trop proche de l'Iran et de soutenir les Frères musulmans, des accusations niées par Doha.

Cette confrérie née en Egypte dans les années 1920 a essaimé dans l'ensemble du monde arabe, avant d'être interdite en Egypte dans la foulée du renversement de l'islamiste Mohamed Morsi par le président actuel Abdel Fattah al-Sissi.

La dernière visite de l’émir du Qatar en Egypte remonte à 2015 durant un sommet de la Ligue arabe et depuis janvier 2021, les deux chefs d'Etat ne se sont vus qu'à deux reprises, toujours en marge de sommets à l'étranger. Cette visite en Egypte intervient quelques jours après celle du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui s'est également rendu en Jordanie et en Turquie.

Autre signe de la détente des relations entre les deux pays, le Qatar avait annoncé fin mars qu'il allait investir 4,5 milliards d'euros en Egypte, tandis que le géant qatari des hydrocarbures QatarEnergy avait signé un accord avec l'Américain ExxonMobil pour acquérir une participation de "40% dans un bloc d'exploration au large de l'Egypte", sans en préciser le montant.

Doha et Le Caire, deux grands alliés des Américains au Moyen-Orient, sont également régulièrement à la manoeuvre diplomatique lors des conflits dans la bande de Gaza.

Trois Égyptiens détenus pour "chant et danse dans une mosquée"

Pour avoir chanté et dansé dans une mosquée, trois Égyptiens ont été placés en détention. (photo d'illustration)  

Le parquet égyptien a indiqué avoir placé en détention trois hommes après la diffusion d'une vidéo montrant l'un d'eux chantant et dansant dans une mosquée d'el-Marg, banlieue populaire au nord-est du Caire.

Largement partagée sur les réseaux sociaux, la vidéo montre un homme dansant, sautant et chantant micro au poing dans une mosquée sur la musique du chanteur Ahmed Moza, l'une des figures des "mahraganate". Les "mahraganate" – "festivals" en arabe – aussi connus sous le nom d'"électro-chaâbi" sont devenus le style musical le plus écouté en Egypte.

Issus des quartiers populaires du Caire, leurs musiciens utilisent des logiciels gratuits ou bon marché pour remixer de la musique traditionnelle avec des sons électroniques tout en s'inspirant du rythme des rappeurs. Pointés du doigt par les autorités, ils se voient régulièrement interdits de scène en raison de leurs chansons jugées trop vulgaires.

Identifiés comme "le protagoniste, l'auteur et la personne ayant diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux", le communiqué publié tard mardi par le parquet ne précise pas les charges retenues contre les trois hommes "placés en détention provisoire pour les besoins de l'enquête".

Mona Seif, sœur du détenu politique le plus célèbre d'Egypte, Alaa Abdel Fattah, assure sur Facebook que les trois hommes ont été "interrogés par la Sûreté de l'Etat". Et ce pour des accusations de "terrorisme" et de "diffusion de fausses informations", ajoute la militante qui alerte chaque jour en ligne sur le sort de son frère et des autres détenus d'opinion, dans un pays régulièrement épinglé sur les droits humains avec plus de 60.000 détenus d'opinion derrière les barreaux selon les ONG.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2013, le président Abdel Fattah al-Sissi est accusé par les défenseurs des droits humains d'avoir progressivement muselé la population, notamment en recourant aux procès pour "terrorisme" et "fausses informations".

Les milieux de la musique et du cinéma indépendants se plaignent également régulièrement de subir des pressions ou de ne plus trouver de bailleurs dans un pays où l'Etat ou les différentes branches de l'appareil sécuritaire tiennent de plus en plus de compagnies de production.

Début mai, trois comédiens avaient été libérés après plus d'un mois de détention pour "fausses informations" et "terrorisme", après avoir posté sur TikTok une chanson dénonçant l'inflation largement relayée en ligne.

Tollé après le meurtre d'une étudiante égyptienne qui refusait les avances d'un homme

En Egypte, les femmes disent être régulièrement exposées à la violence.

Le parquet égyptien a annoncé mardi avoir placé en détention un jeune homme accusé d'avoir tué une étudiante devant son université parce qu'elle refusait ses avances, un crime qui a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux du plus peuplé des pays arabes.

Le meurtrier présumé originaire de Mansoura, à 130 km au nord du Caire, a été "placé en détention préventive pour quatre jours dans le cadre d'une enquête pour meurtre avec préméditation de l'étudiante Nira devant sa faculté", indique le parquet dans un communiqué.

Sur les réseaux sociaux, une vidéo diffusée lundi a été largement partagée, les internautes assurant qu'elle montre le jeune homme poignardant Nira avant d'être appréhendé par des passants. L'accusé a "reconnu avoir tué la victime parce qu'elle refusait d'entretenir une relation avec lui", ajoute le parquet.

Plusieurs témoins, dont le père de la victime, ont rapporté, selon le parquet, que la jeune fille avait déjà déposé une main courante et disait craindre une attaque de l'accusé.

Sur les réseaux sociaux, certains appelaient à ce que "la société dans son ensemble s'occupe mieux de ses enfants", d'autres réclamaient que "ça n'arrive plus jamais". "Tout le monde doit faire attention aux autres pour éviter ce genre de film d'horreur", écrivait ainsi un internaute.

En Egypte, les femmes estiment être régulièrement exposées à la violence et surtout lésées par la loi, dans un pays où la propagation d'une vision rigoriste de l'islam depuis les années 1970 et les traditions conservatrices, ont un impact sur l'évolution des droits de femmes.

Début 2021, le gouvernement avait même proposé – sans succès – un projet de loi visant à restreindre les droits des près de 50 millions d'Egyptiennes en permettant par exemple à leur père ou à leurs frères d'annuler leur mariage.

L'Égypte limoge son sélectionneur Ehab Galal

Ehab Galal lors d'un match du championnat égyptien entre Al-Ahly et Zamalek au stade du Caire, Égypte, le 16 juin 2022.

La Fédération égyptienne de football a annoncé jeudi le limogeage du sélectionneur de l'Egypte Ehab Galal, deux mois seulement après sa prise de fonctions à la tête des Pharaons, succédant au Portugais Carlos Queiroz.

Ex-entraîneur du club cairote du Pyramids FC, Ehab Galal avait pris les rênes de la sélection égyptienne le 12 avril en remplacement de Queiroz, non prolongé après avoir échoué à qualifier l'équipe pour le Mondial-2022 au Qatar.

La Fédération égyptienne de football a estimé jeudi lors d'une conférence de presse au Caire que les "résultats négatifs du sélectionneur égyptien ont précipité son départ" et qu'un entraîneur étranger serait désigné pour diriger l'équipe.

"Les noms d'un certain nombre d'entraîneurs étrangers sont à l'étude en vue d'entamer des négociations avec eux", a indiqué Hazem Emam, membre du conseil d'administration de la Fédération.

L'Egypte, sans son capitaine Mohamed Salah, blessé, et plusieurs autres joueurs-clés, a été battue 2-0 jeudi dernier par l'Ethiopie dans un match de qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations 2023.

L'Egypte était finaliste de la dernière CAN.

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