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Accident de train en Egypte en mars: le parquet indexe le conducteur

Lors d'un accident de train, près d'Alexandrie, en Egypte, le 12 août 2017.

Le conducteur du train impliqué dans une collision meurtrière, dans le sud de l'Egypte fin mars, et son assistant, n'étaient pas à leur poste lors de l'accident, a indiqué dimanche le parquet général égyptien, ce que les deux hommes contestent.

Le 26 mars, une collision entre deux trains de voyageurs a fait au moins 20 morts et 199 blessés, selon un dernier bilan communiqué dimanche, près de Sohag (sud), dans un pays où ce type de drame meurtrier est récurrent.

Le premier bilan de 32 morts, annoncé le jour même de l'accident, a été corrigé plusieurs fois depuis.

Selon un rapport des enquêteurs cité par le parquet général, "ils (le conducteur et son assistant) n'étaient pas dans la cabine de pilotage, comme ils le prétendent" au moment de la collision avec un autre train qui était situé devant le leur.

Après le tragique incident, le ministre égyptien des Transports, Kamel el-Wazir --un ancien général nommé après un autre accident meurtrier en 2019--, avait déclaré que le "facteur humain" était souvent à l'origine des catastrophes ferroviaires, promettant la mise en place d'un réseau automatisé d'ici 2024.

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a lui promis des sanctions contre les responsables du drame.

Au moins huit personnes, dont le chauffeur et son assistant, ont été interpellées peu après le drame.

Des images prises par une caméra de surveillance et vues par l'AFP montrent une collision d'une extrême violence dans laquelle un wagon est projeté en l'air, dans un immense nuage de poussière. La catastrophe s'est produite dans le village de al-Samaa Gharb, à 460 km au sud du Caire.

L'Egypte est régulièrement endeuillée par de graves accidents routiers ou ferroviaires, dus à une circulation anarchique, des véhicules vétustes ou encore à des routes et des voies ferrées mal entretenues et peu surveillées.

La tragédie ferroviaire la plus meurtrière de l'histoire du pays s'était produite en 2002, avec l'incendie d'un train qui avait fait plus de 360 morts à une quarantaine de kilomètres au sud du Caire.

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Des hommes armés dynamitent un pont sur un important axe routier au Burkina

Des soldats burkinabé patrouillent sur la route de Gorgadji dans la région du Sahel, Burkina Faso, le 3 mars 2019.

Des individus armés ont dynamité dans la nuit mercredi à jeudi un pont à Naré, localité située entre Kaya et Dori sur l'un des principaux axes routiers reliant Ouagadougou au nord du pays, accentuant un blocus déjà en cours sur d'autres tronçons.

"Le pont de Naré a effectivement subi d'importants dommages après avoir été dynamité par des hommes armés non identifiés", a déclaré une source sécuritaire.

"Depuis ce matin il y a un long convoi de camions de part et d'autre de l’infrastructure qui a été saboté mais tout est mis en œuvre pour le passage", a expliqué cette source, précisant que des "dispositions sécuritaires ont été prises pour sécuriser la zone où il y a naturellement une concentration de personnes et de leurs biens".

Selon un habitant de Kaya, joint par l'AFP depuis Ouagadougou, "des camions qui avaient quitté la ville pour Dori ont dû rebrousser chemin tandis que des voyageurs ont du rejoindre à pied d'autres véhicules de l'autre côté du pont pour ralier Dori".

La route nationale numéro 3 est le principal axe reliant Ouagadougou à Dori, chef lieu de la région du Sahel. La nationale numéro 2 qui relie Ouahigouya à Dori via Djibo est sous blocus jihadiste depuis plusieurs mois, tout comme l'axe Kongoussi-Djibo.

Plusieurs autres communes du nord et de l'est comme Titao ou Madjoari sont placées sous blocus par des jihadistes.

L'armée parvient parfois à y faire parvenir des convois de ravitaillement.

"Il s'agit d'un plan savamment orchestré par les groupes terroristes pour mettre sous blocus, isoler les populations et faire échouer les tentatives de ravitaillement de ces localités d'une part et d'autre part, rendre difficile l'évacuation de ces zones pour d'éventuelles opérations militaires", a expliqué à l'AFP, Drissa Traoré, analyste politique.

Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences, attribuées à des mouvements armés jihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui ont fait des milliers de morts et 1,9 million de déplacés.

Plus de 40% du territoire sont hors du contrôle de l'Etat, selon des chiffres officiels.

Fin janvier, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, accusé d'avoir été incapable d'enrayer la violence jihadiste, et fait du rétablissement de la sécurité sa "priorité".

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