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RDC

Un centre de traitement d'Ebola de nouveau attaqué

Le Centre de traitement du virus Ebola géré par MSF dans la ville de Katwa après avoir été incendié, en République démocratique du Congo, le 25 février 2019.

Un assaillant a été tué dans la nuit de dimanche à lundi par les forces de sécurité qui ont repoussé une nouvelle attaque contre un centre de traitement d'Ebola (CTE) dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source administrative.

"Une attaque d'un centre de traitement d'Ebola à Katwa a été repoussée par l'armée et la police. Un Maï-Maï (ndlr: rebelle) a été tué dans la contre-offensive des forces de sécurité", a déclaré à l'AFP Sylvain Kanyamanda, maire de Butembo (Nord-Kivu).

"Les forces de sécurité ont empêché ces assaillants de franchir un périmètre de 40 mètres autour du CTE, épargnant ainsi les malades et les installations du CTE", a ajouté M. Kanyamanda.


Dans cette zone du Nord-Kivu, la riposte anti-Ebola est compliquée par la présence de groupes armés et par les "résistances" d'une partie de la population (déni de la maladie, refus de la prévention, des soins, des enterrements "dignes et sécurisés" conduits par la Croix-Rouge).

Dans l'Est congolais, les Maï-Maï désignent des miliciens membres de groupes armés d'autodéfense communautaire.

"Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 1.680, dont 1.592 confirmés et 88 probables. Au total, il y a eu 1.117 décès (1.029 confirmés et 88 probables) et 450 personnes guéries", indiquent les autorités.

D'autre part, cette dixième épidémie, déclarée en août dans les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri, a déjà contaminé 99 agents de santé dont 34 sont décédés, d'après les autorités sanitaires congolaises.

Entretemps, un bébé de 42 jours a été guéri de cette fièvre hémorragique, selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de dimanche.

L'actuelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola est la dixième et la plus grave enregistrée sur le sol congolais depuis 1976. Elle est la deuxième la plus grave après celle en Afrique de l'Ouest en 2014 (plus de 11.000 morts en Guinée, Sierra Leone et au Liberia principalement).

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Un milicien condamné à perpétuité pour de nombreux viols et meurtres

Les membres d'une milice dans les haut-plateaux, au Sud-Kivu, RDC, avril 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Un milicien a été condamné à la perpétuité pour de nombreux viols et meurtres en 2018 dans l'est de la République démocratique du Congo, jeudi, au terme d'un procès qui comptait parmi les parties civiles la Fondation Panzi du prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege.

Fréderic Masudi Alimasi dit Koko a été reconnu coupable de "crimes contre l'humanité par viol, empoisonnement, torture, meurtre, esclavage sexuel, disparition forcée", a indiqué le président d'un tribunal militaire à Bukavu.

Masudi Alimasi est le chef de l'une des dizaines de milices armées qui terrorisent les civils dans les deux Kivus depuis 25 ans.

Il s'agit en l'occurrence des Raïa Mutomboki, à l'origine un groupe d'auto-défense contre les hutu rwandais du FDLR.

Dans la nuit du 8 au 9 février 2018, Masudi Alimasi et ses miliciens ont fait une incursion dans le village de Kabikokole, dans le territoire de Shabunda.

Ils ont "pris en otage plus d'une centaine de femmes (...) pour les violer l'une après l'autre", affirme la Fondation Panzi du docteur Mukwege.

Moins de deux mois après les faits, l'AFP avait recueilli le témoignage de trois victimes qui corroborent ces accusations. Il s'agissait de deux femmes de 19 et 36 ans et d'une fillette de dix ans, hospitalisées à la clinique de Panzi du docteur Mukwege près de Bukavu qui soigne les femmes violées.

Deux autres miliciens ont été condamnés à 15 et 20 ans de prison. Deux prévenus ont été acquittés.

Des dommages et intérêts doivent être versés aux 307 victimes, selon le tribunal.

"Dans ce dossier, l'État congolais est incriminé pour avoir failli à son devoir régalien de protéger et sécuriser la population et ses biens", avait écrit la Fondation Panzi.

"Je salue l'accompagnement de certaines organisations pour l'aboutissement de ce processus", a déclaré un des avocats des parties civiles Me Charles Cicura.

"Nous irons en appel à la Cour militaire du Sud Kivu", a déclaré l'une des avocates des prévenus Me Esther Bashugi.

Le procès a été ouvert le 12 septembre, moins de deux ans après les faits, un délai extrêmement rapide dans une région où de nombreuses ONG locales et étrangères luttent contre l'impunité des chefs de guerre.

RDC: un milicien condamné à perpétuité pour de nombreux viols et meurtres

Des militaires FARDC dans la foret de Beni en RDC, le 14 octobre 2018. (VOA/Charly Kasereka)

Un milicien a été condamné à la perpétuité pour de nombreux viols et meurtres en 2018 dans l'est de la République démocratique du Congo, jeudi, au terme d'un procès qui comptait parmi les parties civiles la Fondation Panzi du prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege.

Fréderic Masudi Alimasi dit Koko a été reconnu coupable de "crimes contre l'humanité par viol, empoisonnement, torture , meurtre, esclavage sexuel, disparition forcée", a indiqué le président d'un tribunal militaire à Bukavu.

Masudi Alimasi est le chef de l'une des dizaines de milices armées qui terrorisent les civils dans les deux Kivus depuis 25 ans.

Il s'agit en l'occurrence des Raïa Mutomboki, à l'origine un groupe d'auto-défense contre les hutu rwandais du FDLR.

Dans la nuit du 8 au 9 février 2018, Masudi Alimasi et ses miliciens ont fait une incursion dans le village de Kabikokole, dans le territoire de Shabunda.

Ils ont "pris en otage plus d'une centaine de femmes (...) pour les violer l'une après l'autre", affirme la Fondation Panzi du docteur Mukwege.

Moins de deux mois après les faits, l'AFP avait recueilli le témoignage de trois victimes qui corroborent ces accusations. Il s'agissait de deux femmes de 19 et 36 ans et d'une fillette de dix ans, hospitalisées à la clinique de Panzi du docteur Mukwege près de Bukavu qui soigne les femmes violées.

Deux autres miliciens ont été condamnés à 15 et 20 ans de prison. Deux prévenus ont été acquittés.

Des dommages et intérêts doivent être versés aux 307 victimes, selon le tribunal.

"Dans ce dossier, l'État congolais est incriminé pour avoir failli à son devoir régalien de protéger et sécuriser la population et ses biens", avait écrit la Fondation Panzi.

"Je salue l'accompagnement de certaines organisations pour l'aboutissement de ce processus", a déclaré un des avocats des parties civiles Me Charles Cicura.

"Nous irons en appel à la Cour militaire du Sud Kivu", a déclaré une avocate des prévenus, Me Esther Bashugi.

Le procès a été ouvert le 12 septembre, moins de deux ans après les faits, un délai extrêmement rapide dans une région où de nombreuses ONG locales et étrangères luttent contre l'impunité des chefs de guerre.

HaltEbola veut faire la différence dans la lutte contre Ebola

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Les rebelles ADF tuent six civils, 54 en quinze jours

Des militaires des Forces armées de la RDC déployés dans la région de Beni où les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) perpètrent régulièrement des attaques à l'arme blanche, tuant des civils, à Beni, Nord-Kivu, RDC, 6 juin 2016. (Charly Kasereka/VOA)

Six civils ont été tués dans l'est de la République démocratique du Congo dans une attaque attribuée aux rebelles des ADF, cibles d'une offensive d'envergure de l'armée congolaise depuis début novembre, ont indiqué des sources locales.

De mêmes sources, les représailles des Forces alliés démocratiques (ADF) sur les civils ont fait 54 morts depuis l'annonce de l'offensive de l'armée congolaises contre leur base dans le territoire de Beni le 30 octobre.

Le dernier raid a visé la ville d'Oicha à 30 km au nord de Beni, dans la nuit de dimanche à lundi.

"C'est vers 00h50 que les ADF ont fait incursion au quartier Pakanza Kathendere. Six personnes ont été tuées par armes blanches et à feu. Cinq maisons ont été incendiées et les animaux de la basse-cour emportés", a déclaré Lewis Saliboko, président société civile oicha, à un correspondant de l'AFP.

"En dix jours,nous venons de perdre 54 civils tués par ces rebelles", a-t-il ajouté.

"Nous venons encore une fois de perdre des civils à Oicha où les ADF ont tué cette nuit six civils", a confirmé Donat Kibwana, administrateur de territoire de Beni.

"Nous demandons à l'armée de poursuivre l'ennemi du côté ouest où il s'est enfui craignant la traque du côté est", a-t-il ajouté.

L'armée a reconnu de son côté avoir perdu une dizaine de soldats depuis le début des opérations.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) affirment avoir neutralisé quelque 25 rebelles et repris certaines de leurs bases au sein du "triangle de la mort" Oicha-Mbau-Eringeti.

Les ADF sont responsables du massacre d'un millier de civils dans la région de Beni (Nord-Kivu) depuis octobre 2014.

Présents en RDC, les ADF sont à l'origine des rebelles musulmans luttant contre le régime du président ougandais Yoweri Museveni.

Les jihadistes du groupe État islamique ont revendiqué certaines de leurs dernières attaques depuis le début de l'année, sans preuve irréfutable d'une affiliation des ADF à l'EI.

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