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RDC

Le bilan de l'épidémie d'Ebola en RDC proche des 1.000 morts

Des agents de la santé aident un patient à se coucher sur son lit au centre de traitement de Médecins sans frontière, Butembo, 3 novembre 2018.

L'épidémie d'Ebola qui frappe la République démocratique du Congo depuis août a fait près de 1.000 morts, a indiqué vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), prévenant que la transmission "intense" du virus allait se poursuivre.

L'actuelle flambée d'Ebola est la plus grave dans l'histoire du virus à fièvre hémorragique, après celle qui a tué plus de 11.000 personnes en Afrique de l'Ouest en 2014-2016.

Depuis, un vaccin expérimental a été développé et est actuellement utilisé en RDC.

L'OMS avait espéré contenir l'épidémie, notamment grâce à ce vaccin, mais au cours des dernières semaines, de hauts responsables de l'OMS ont admis que l'insécurité, le manque de ressources financières et les manipulations de politiques locaux pour dresser la population contre les agences de santé luttant contre Ebola ont sérieusement compromis ces efforts.

"Nous sommes confrontés à une situation difficile et instable", a déclaré le directeur du Programme pour les Urgences de l'OMS, Michael Ryan, lors d'une conférence de presse à Genève.

"Nous anticipons un scénario de transmission continue et intense", a-t-il ajouté.

Mercredi, 1.510 cas avaient été totalisés, dont 994 morts, selon les derniers chiffres dont dispose l'OMS. Le nombre de morts devrait atteindre la barre des 1.000 lorsque l'OMS recevra une nouvelle actualisation en fin de journée vendredi, a précisé M. Ryan.

L'OMS suit actuellement en RDC environ 12.000 personnes qui ont pu être en contact avec Ebola.

Cette dixième épidémie du virus sur le sol congolais a été déclarée le 1er août dans la province du Nord-Kivu (nord-est) et marginalement en Ituri voisine. Les activités de riposte sont régulièrement entravées par l'insécurité et les violences dans cette région où des dizaines de groupes armés sont répertoriés.

Des berceuses et des rituels contre Ebola en RDC
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Un médecin camerounais déployé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour lutter contre Ebola a été tué le 19 avril - par des assaillants armés opposés à la lutte contre Ebola - alors qu'il était en réunion de travail avec son équipe à l'hôpital universitaire de Butembo.

M. Ryan a par ailleurs dénoncé la "manipulation politique" visant à créer un sentiment d'hostilité contre le personnel luttant contre le virus.

"Les communautés doivent avoir l'assurance que toutes les parties soutiennent la réponse de santé publique et qu'Ebola ne doit pas être politisé davantage dans ce processus", a-t-il souligné.

Selon M. Ryan, l'OMS dispose encore de stocks suffisants de vaccins, mais les doses pourraient venir à manquer en fonction de l'évolution de l'épidémie.

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Dr Mukwege reçoit des "menaces" après la dénonciation d'un récent massacre dans l'Est

Le Dr Denis Mukwege, s’adresse à la foule à son retour à Bukavu en RDC, le 27 décembre 2018. (Photo by Fredrik Lerneryd / AFP)

Le prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege a affirmé avoir reçu des menaces et vu des proches menacés, après avoir dénoncé un récent massacre de civils dans l'Est de la République démocratique du Congo, dans un communiqué parvenu vendredi à l'AFP.

"Depuis mon tweet du dimanche 26 juillet dénonçant le récent massacre survenu à Kipupu en territoire de Mwenga au Sud Kivu, j'ai reçu diverses correspondances haineuses et des membres de ma famille ont été intimidés et menacés", a-t-il écrit.

"Aucune malversation intellectuelle, aucune menace, aucune utilisation de la peur, ne m'empêchera de m'exprimer sur la réalité des atrocités que vivent les populations de mon pays et dont je soigne les séquelles tous les jours dans mon hôpital à Bukavu", a ajouté le gynécologue, surnommé "l'homme qui répare les femmes".

Mi-juillet, 18 personnes avaient été tuées dans une attaque à Kipupu, selon les chercheurs du Baromètre de sécurité du Kivu (KST) présents dans la région alors qu'un groupe de députés provinciaux faisaient état de 220 personnes tuées.

Le village de Kipupu se situe dans une zone instable du Sud-Kivu, sur les hauts-plateaux de Fizi qui surplombent le lac Tanganyika, non loin du Burundi et du Rwanda.

En octobre 2012, le Dr Mukwege, directeur de l'hôpital de Panzi qui s'occupe des femmes victimes de viols dans le Sud-Kivu, avait échappé à un attentat qui ciblait son domicile. Son gardien avait été tué par des assaillants.

Dans cette région enclavée, des violences opposent depuis un an des Congolais tutsi rwandophones, les Banyamulenge, et d'autres communautés locales comme les Babembe.

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