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Drame de l'immigration: des précédents en Europe

Découverte d'un camion contenant un grand nombre de cadavres, à Thurock, dans le sud de l'Angleterre, tôt mercredi 23 octobre 2019. La police du sud-est de l'Angleterre a déclaré que 39 personnes avaient été retrouvées mortes.

La découverte des corps de 39 Chinois dans un camion frigorifique près de Londres fait écho à plusieurs drames de l'immigration clandestine ces dernières années en Europe.

- 58 morts à Douvres -

Le 18 juin 2000, les douaniers du port de Douvres (sud-est de l'Angleterre) découvrent dans un poids lourd venant de traverser la Manche 58 corps dissimulés derrière un chargement de tomates.

Le camion immatriculé aux Pays-Bas a effectué la traversée en ferry à partir du port belge de Zeebrugge.

Enfermés dans un conteneur, les 54 hommes et quatre femmes âgés de 16 à 43 ans, des immigrants chinois, sont morts asphyxiés. Seuls, deux clandestins ont survécu.

En 2002, le chauffeur néerlandais qui, selon l'accusation, avait scellé le sort des clandestins en fermant une petite trappe d'aération, sera condamné en appel à 14 ans de prison pour homicides involontaires et trafic de clandestins. Le chef de l'organisation, un ressortissant turc, écopera de 10 ans et demi de prison.

- 71 morts en Autriche -

Le 27 août 2015, la police découvre un camion frigorifique abandonné sur le bas-côté d'une autoroute autrichienne, à Parndorf, près de la frontière hongroise, avec à son bord 71 corps d'hommes, de femmes et d'enfants en décomposition.

L'enquête établit rapidement qu'il s'agit de migrants, fuyant les conflits en Syrie, en Irak et en Afghanistan, et qui ont été pris en charge la veille en Hongrie par des passeurs, non loin de la frontière serbe.

Entassés dans 14 mètres carrés, avec moins de 30 mètres cubes d'air pour respirer, ils ont succombé en moins de trois heures dans le compartiment hermétiquement clos du véhicule, alors qu'ils se trouvaient encore sur le territoire hongrois, selon les légistes.

Les enquêteurs mettent au jour un réseau de passeurs dirigé par un Afghan d'une trentaine d'années, Samsoor Lahoo. Comme ses deux principaux complices et le chauffeur du convoi mortel, tous trois Bulgares, il sera condamné en appel à la prison à vie, en juin 2019.

Le drame qui a provoqué une onde de choc dans l'opinion publique internationale, a ouvert la voie, dans la foulée, à un accueil massif de réfugiés en Europe.

Plusieurs affaires similaires mais moins meurtrières ont été enregistrées ces dernières années, notamment en Italie, aux Pays-Bas et en Irlande.

En Angleterre, en août 2014, 34 Afghans souffrant de déshydratation et d'hypothermie, dont 13 enfants, mais aussi un homme sans vie, avaient été découverts à Tilbury (est) dans un conteneur maritime en provenance de Belgique.

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Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires

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Vaccin anti-coronavirus: le G20 promet "un accès abordable et équitable pour tous"

Des flacons avec un autocollant indiquant "COVID-19 / Vaccin contre le coronavirus / Injection uniquement" et une seringue médicale, le 31 janvier 2020. REUTERS / Dado Ruvic

En quelques jours, les annonces sur l'efficacité de projets de vaccin contre la maladie Covid-19 se sont enchaînées. Avec la vaccination à portée de main, les enjeux financiers de cette course planétaire sont énormes. L'OMS reste prudente.

Lors de leur sommet virtuel qui s'est achevé dimanche, les leaders du G20 se sont engagés à garantir "un accès abordable et équitable pour tous" aux vaccins.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé 48 candidats vaccins dont 11 qui en sont au dernier stade des essais sur des dizaines de milliers de volontaires à travers le monde.

L'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech a affirmé en premier, le 9 novembre, que son vaccin est efficace à 90%. Deux jours plus tard, les Russes de l'institut Gamaleïa ont renchéri, avec 92% d'efficacité.

Puis c'est au tour d'une autre société américaine, Moderna, d'assurer que l'efficacité de son produit est de 94,5%. Deux jours après, Pfizer/BioNTech révise à la hausse les résultats de ses essais cliniques avec une efficacité annoncée a 95%.

La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.
La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.

L’espoir est donc permis, mais des questions restent en suspens: ces vaccins empêchent-ils carrément la transmission du coronavirus? Pendant combien de temps durera la protection qu'ils accordent? Quels sont leurs effets secondaires?

Aux États-Unis, des sénateurs se sont portés volontaires pour participer aux essais cliniques dans l'espoir de rassurer le public dont une grande partie, les "anti-vaxxers", reste méfiante à l'égard des vaccins.

C'est le cas par exemple du sénateur Rob Portman, un républicain qui représente l'État de l'Ohio. Il a participé aux essais cliniques menés par l'équipe de la multinationale Johnson & Johnson.

Un autre sénateur républicain, Steve Daines du Montana, a choisi de participer aux essais de Pfizer. "Il s'agit de restaurer l'espoir. Il s'agit de rétablir la normalité dans notre mode de vie", a-t-il confié à Fox News.

Toutefois, le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, a prévenu mercredi que les vaccins n'arriveront pas à temps pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie, et beaucoup de pays devraient s'apprêter à " l'affronter sans vaccins".

Selon l'expert, il faudra "au moins quatre à six mois" avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination.

Les chiens renifleurs sont désormais utilisés pour identifier les personnes infectées par le coronavirus

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Le Brésil accuse la France d'entraver l'application de l'accord Mercosur-UE

Le président brésilien Jair Bolsonaro lors d'une cérémonie marquant la Journée des diplomates au palais Itamaraty à Brasilia, au Brésil, le jeudi 22 octobre 2020.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a estimé jeudi que "le grand problème" pour la mise en oeuvre de l'accord entre le Mercosur et l'Union européenne était "en France".

"La France est notre concurrent en termes de matières premières. Notre gros problème pour la progression de l'accord Mercosur-UE est justement en France. Nous faisons tout notre possible, mais la France, défendant ses intérêts, nous rend cette affaire difficile", a dit le chef de l'État lors de sa retransmission hebdomadaire en direct sur Facebook.

L'accord entre le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) et l'UE, adopté l'année dernière après 20 ans de négociations pour créer la plus grande zone de libre-échange du monde, n'a pas encore été ratifié par plusieurs pays européens, dont la France, inquiets des conséquences environnementales.

Les tensions ont augmenté depuis l'arrivée au pouvoir de M. Bolsonaro en 2019 et la multiplication des incendies et de la déforestation dans les zones protégées du Brésil, notamment en Amazonie.

Le président brésilien avait d'abord menacé cette semaine de révéler une liste de pays qui critiquent sa politique environnementale et qui toutefois achèteraient du bois récolté illégalement au Brésil.

Mais ce jeudi, il a déclaré qu'il ne viserait pas des "pays" mais des "entreprises". Il a précisé que des entreprises françaises figuraient sur la liste, sans toutefois en mentionner aucune.

Selon la presse brésilienne, cela fait référence à une opération de la la police fédérale (PF), en 2017, au cours de laquelle du bois illégalement extrait d'Amazonie a été saisi et destiné à des entreprises de plusieurs pays (notamment Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas et Royaume-Uni).

Les experts en environnement et les ONG assurent que le gouvernement Bolsonaro a affaibli les agences de contrôle environnemental et que son discours en faveur des activités extractives dans les aires protégées favorise la déforestation et les incendies de forêt.

Il y a deux semaines, le vice-président Hamilton Mourao a fait un voyage en Amazonie avec des ambassadeurs de huit pays, dont des représentants de l'Allemagne et de la France, dans le but d'améliorer l'image du gouvernement.

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