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États-Unis

Donald Trump accusé d'outrepasser ses pouvoirs

Manifestation de soutien à l'enquêteur Robert Mueller, devant la Maison Blanche, Washington, le 8 novembre 2018.

"Ligne rouge", "crise constitutionnelle": le président Donald Trump était accusé jeudi d'avoir bafoué deux principes fondamentaux de la démocratie américaine, l'indépendance du judiciaire et la liberté de la presse.

La veille, il a limogé son ministre de la Justice, Jeff Sessions, faisant craindre une reprise en main de la très sensible enquête russe. Le soir, la Maison Blanche a retiré son accréditation à un journaliste de CNN.

Des décisions controversées qui ont poussé dans la rue des centaines de personnes jeudi soir, devant la Maison Blanche à Washington et à New York.

Brandissant des pancartes "Vous ne pouvez pas limoger la vérité" ou "Trump est un danger pour nous tous", les manifestants ont notamment demandé au Congrès d'intervenir pour "protéger l'enquête (russe)".

Les Etats-Unis sont "au bord de la crise constitutionnelle", a dénoncé plus tôt dans la journée l'opposition démocrate, qui a repris le contrôle de la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat mardi, et semble prête à la contre-offensive.

Fort de cette nouvelle majorité, les démocrates ont en effet brandi la menace d'une enquête parlementaire dès qu'ils prendront leur fonction, en janvier. Dans cette perspective, leurs leaders ont écrit au FBI, à la CIA, au Trésor, entre autres, pour leur demander de conserver tous les documents liés à ce limogeage et à la délicate enquête russe.

Il n'y a ni "crise constitutionnelle", ni "crise politique", a rétorqué la conseillère du président Kellyanne Conway. La Maison Blanche n'a, selon elle, "jamais entravé" l'enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016, dont un volet porte sur des soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe du candidat Trump.

Le ministre de la Justice Jeff Sessions s'était récusé en 2017 dans cette enquête --en raison de contacts noués avec l'ambassadeur russe--, ce qui lui avait valu de tomber en disgrâce auprès du président.

Mercredi, il a présenté sa démission "à la demande" de Donald Trump, qui lui reprochait depuis des mois d'être un ministre "très faible", incapable de le protéger.

Le président, dont plusieurs anciens collaborateurs ont été inculpés dans l'enquête russe, dénonce une "chasse aux sorcières" et a régulièrement souhaité la fin des investigations du procureur spécial Robert Mueller.

- "Massacre au ralenti" -

L'intérim au ministère de la Justice est assuré par l'ancien chef de cabinet de Jeff Sessions, Matthew Whitaker, qui, avant d'entrer à son service, avait critiqué l'ampleur de l'enquête russe et son coût.

Au delà des démocrates, certains républicains ont craint que son arrivée ne signifie la fin de l'indépendance pour le procureur Mueller. La sénatrice républicaine Susan Collins a ainsi jugé "impératif que le gouvernement n'entrave pas son enquête".

Le républicain modéré Jeff Flake a lui prévu de demander au Sénat, lors de la reprise de ses travaux la semaine prochaine, de voter une loi garantissant l'indépendance du procureur spécial, déjà adoptée en commission.

"Donald Trump a installé un affidé pour superviser l'enquête russe et franchi une ligne rouge", a également dénoncé l'association progressiste Move On.

Certains commentateurs ont fait le parallèle entre cette éviction et l'ordre donné en 1973 par le président Richard Nixon à son ministre de la Justice de limoger le procureur spécial en charge de l'enquête du Watergate.

Le ministre et son numéro deux avaient préféré démissionner plutôt que s'y plier, mais Nixon était parvenu à ses fins lors du "massacre du samedi soir".

Jake Tapper, journaliste vedette de CNN, a estimé que le départ contraint de Jeff Sessions était une répétition "au ralenti et sur plusieurs mois de ce massacre".

- "Inacceptable" -

La chaîne est très critique envers Donald Trump, qui, en retour, la qualifie souvent de "média bidon" ("Fake News media").

Mercredi soir, la Maison Blanche a suspendu l'accréditation d'un de ses journalistes après une altercation avec Donald Trump en conférence de presse.

Le reporter de CNN Jim Acosta, engagé dans un échange houleux avec le président, avait refusé de rendre le micro à une employée de la Maison Blanche, la touchant légèrement lors de cet échange.

"Nous ne tolèrerons jamais qu'un reporter pose sa main sur une jeune femme", a commenté dans la foulée Sarah Sanders, pour justifier son exclusion.

CNN a apporté son soutien à son journaliste et s'est alarmée d'une "décision sans précédent" qui constitue selon elle "une menace pour notre démocratie".

Une association représentant la presse présidentielle a appelé la Maison Blanche à annuler une sanction "disproportionnée" et "inacceptable".

Avec AFP

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Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires

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Vaccin anti-coronavirus: le G20 promet "un accès abordable et équitable pour tous"

Des flacons avec un autocollant indiquant "COVID-19 / Vaccin contre le coronavirus / Injection uniquement" et une seringue médicale, le 31 janvier 2020. REUTERS / Dado Ruvic

En quelques jours, les annonces sur l'efficacité de projets de vaccin contre la maladie Covid-19 se sont enchaînées. Avec la vaccination à portée de main, les enjeux financiers de cette course planétaire sont énormes. L'OMS reste prudente.

Lors de leur sommet virtuel qui s'est achevé dimanche, les leaders du G20 se sont engagés à garantir "un accès abordable et équitable pour tous" aux vaccins.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé 48 candidats vaccins dont 11 qui en sont au dernier stade des essais sur des dizaines de milliers de volontaires à travers le monde.

L'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech a affirmé en premier, le 9 novembre, que son vaccin est efficace à 90%. Deux jours plus tard, les Russes de l'institut Gamaleïa ont renchéri, avec 92% d'efficacité.

Puis c'est au tour d'une autre société américaine, Moderna, d'assurer que l'efficacité de son produit est de 94,5%. Deux jours après, Pfizer/BioNTech révise à la hausse les résultats de ses essais cliniques avec une efficacité annoncée a 95%.

La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.
La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.

L’espoir est donc permis, mais des questions restent en suspens: ces vaccins empêchent-ils carrément la transmission du coronavirus? Pendant combien de temps durera la protection qu'ils accordent? Quels sont leurs effets secondaires?

Aux États-Unis, des sénateurs se sont portés volontaires pour participer aux essais cliniques dans l'espoir de rassurer le public dont une grande partie, les "anti-vaxxers", reste méfiante à l'égard des vaccins.

C'est le cas par exemple du sénateur Rob Portman, un républicain qui représente l'État de l'Ohio. Il a participé aux essais cliniques menés par l'équipe de la multinationale Johnson & Johnson.

Un autre sénateur républicain, Steve Daines du Montana, a choisi de participer aux essais de Pfizer. "Il s'agit de restaurer l'espoir. Il s'agit de rétablir la normalité dans notre mode de vie", a-t-il confié à Fox News.

Toutefois, le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, a prévenu mercredi que les vaccins n'arriveront pas à temps pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie, et beaucoup de pays devraient s'apprêter à " l'affronter sans vaccins".

Selon l'expert, il faudra "au moins quatre à six mois" avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination.

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Fusillade dans un centre commercial près de Milwaukee

La police enquête sur une fusillade au siège de Molson Coors à Milwaukee, Wisconsin, le 26 février 2020.

Plusieurs personnes ont été blessées lors d'une fusillade vendredi après-midi près de Milwaukee, dans l'Etat américain du Wisconsin, ont rapporté plusieurs médias locaux.

La fusillade s'est produite à l'intérieur du supermarché Mayfair Mall dans la ville de Wauwatosa, en banlieue de Milwaukee, la plus grande ville de cet Etat du nord des Etats-Unis, selon le Milwaukee Journal Sentinel.

Le quotidien précise que huit personnes ont été blessées et transportées à l'hôpital.

Le journal ajoute que plus de 40 véhicules de police et 100 agents des forces de l'ordre locales et fédérales ont été déployés au centre commercial.

Les services du shérif du comté de Milwaukee ont confirmé dans un tweet être sur place "en réponse à une fusillade", aux côtés de la police de la ville de Wauwatosa.

L'assaillant est "en fuite", a déclaré le maire de la ville de Wauwatosa, Dennis McBride, selon ABC News. Selon lui, la vie des personnes blessées n'était pas menacée, a rapporté ce média.

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