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Donald Trump accusé d'avoir détourné l'argent de sa fondation à des fins personnelles

Le président Donald Trump monte à bord de l'Air Force One à Singapore, le 12 juin 2018.

Donald Trump a été accusé jeudi par l'Etat de New York d'avoir détourné l'argent de sa fondation à des fins personnelles, une attaque qui touche au coeur des affaires du président américain, immédiatement qualifiée de "ridicule" par ce dernier.

La procureure générale de l'Etat de New York a accusé Donald Trump d'avoir détourné l'argent de sa fondation à des fins personnelles, et entamé une action judiciaire pour obtenir sa dissolution.

"Comme le montre l'enquête, la Fondation Trump n'était guère plus qu'un chéquier pour régler les dépenses de Trump et de ses entreprises à des organisations non lucratives, quelles que soient leur raison d'être et leur légalité", a déclaré la procureure, Barbara Underwood, dans un communiqué.

>> Lire aussi : Enquête sur la fondation d'Eric Trump, soupçonnée d'alimenter les caisses de son père

Le président américain a immédiatement réagi en qualifiant ces accusations de "ridicules".

Il a contre-attaqué dès l'annonce de l'assignation, mettant en cause les motivations de la procureure à poursuivre cette affaire, et soulignant que même son prédecesseur pro-Hillary Clinton, Eric Schneiderman, "n'avait jamais eu le courage de poursuivre cette affaire ridicule".

Il a accusé les "démocrates véreux" qui dirigent l'Etat de New York de "tout faire pour l'attaquer en justice".

Il a aussi assuré qu'il ne réglerait pas cette affaire à l'amiable, comme il l'a fait dans le passé pour d'autres assignations au civil.

Il a aussi assuré qu'il ne réglerait pas cette affaire à l'amiable, comme il l'a fait dans le passé pour d'autres assignations contre lui au civil.

La plainte au civil déposée jeudi par la procureure générale de l'Etat de New York contre lui et ses enfants Donald Jr., Eric et Ivanka - administrateurs de la fondation - ne devrait pas déboucher sur un dossier criminel ni apporter un élément décisif à ceux qui plaident pour une procédure de destitution.

Elle touche néanmoins directement à la gestion de ses affaires et à la société qui chapeaute ses avoirs, la Trump Organization.

Alors que les démocrates accusent depuis des mois le président de conflits d'intérêt pour ne pas avoir vendu ses parts dans la Trump Organization, la plainte met en lumière l'imbrication entre la Trump Organization et la fondation.

L'assignation affirme notamment que la fondation, à laquelle Trump lui-même ne donnait plus d'argent depuis 2008, n'avait pas d'employé propre.

Pas d'employé, pas de contrôle

Son conseil d'administration, où siégeaient ses trois enfants, n'existait que sur le papier, et ses dépenses étaient directement réglées par la Trump Organization, non pas en fonction de leur objectif charitable, mais uniquement en fonction du statut fiscal du destinataire du chèque.

Sans contrôle, M. Trump aurait ainsi utilisé la fondation pour payer des frais personnels, promouvoir ses hôtels ou clubs de golf, et même peser sur sa campagne électorale, ce qui est strictement interdit par la loi.

La plainte cite notamment une levée de fonds organisée le 28 janvier 2016 dans l'Etat de l'Iowa, présentée comme une opération charitable pour les anciens combattants alors qu'elle avait tous les attributs d'un meeting électoral.

"La Fondation Trump n'était guère plus qu'un chéquier pour régler les dépenses de M. Trump et de ses entreprises à des organisations à but non lucratif, quelles que soient leur raison d'être et leur légalité", a affirmé la procureure, Barbara Underwood.

Elle a lancé une action pour dissoudre la fondation et exiger la restitution de quelque 2,8 millions de dollars.

Elle demande aussi à ce que le président américain soit interdit de diriger une organisation à but non lucratif à New York pendant 10 ans, tandis que ses enfants seraient interdits eux d'en diriger pendant un an.

Aussi lourdes que puissent paraître ces accusations pour un président en exercice, elles ne sont pas nouvelles.

L'enquête sur sa fondation a commencé en juin 2016, près de six mois avant son élection à la Maison Blanche, après des révélations du Washington Post qui mettait le doigt sur des paiements douteux.

Le président américain avait d'ailleurs annoncé dès décembre 2016 avoir l'intention de dissoudre la fondation.

Avec AFP

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Achat du Groenland: Trump annule un voyage et stupéfie le Danemark

Photomontage Mette Frederiksen et Donald Trump crée le 20 août 2019.

Donald Trump a annulé un voyage à Copenhague et une rencontre prévue avec la Première ministre danoise car celle-ci ne souhaite pas vendre le Groenland aux Etats-Unis, une annonce suscitant une nouvelle fois la stupéfaction au Danemark où même la reine a fait part de sa "surprise". 

La visite au Danemark du président américain prévue début septembre a tout simplement "été annulée à ce stade", a expliqué mardi à l'AFP un porte-parole de la Maison Blanche, quelques instants après une série de tweets de son locataire.

A Copenhague, la maison royale, à l'origine de l'invitation de M. Trump , a exprimé sa "surprise", dans un commentaire écrit transmis à la télévision publique DR.

L'ensemble de la classe politique s'est pour sa part dite stupéfaite.

"La réalité transcende la fiction (...) cet homme est imprévisible", a twitté Martin Østergaard, chef de la gauche radicale et membre de la majorité parlementaire.

"Sans aucune raison Trump considère qu'une partie (autonome) de notre pays est à vendre. Ensuite il annule de manière insultante une visite que tout le monde était en train de préparer. Est-ce que des morceaux des Etats-Unis sont à vendre? L'Alaska?", s'est insurgé sur Twitter le conservateur Rasmus Jarlov, "merci de montrer plus de respect".

"Le Danemark est un pays très spécial avec des gens incroyables mais étant donné les commentaires de la Première ministre Mette Frederiksen, selon lesquels elle n'aurait aucun intérêt à discuter de l'achat du Groenland, je vais repousser notre rencontre prévue dans deux semaines à un autre moment", a lancé M. Trump.

"La Première ministre a été en mesure de faire l'économie d'argent et d'efforts pour les Etats-Unis et le Danemark en étant si directe. Je la remercie pour cela et ai hâte de reprogrammer à un moment dans le futur" cette rencontre, a poursuivi le président américain.

Cette annonce intervient dans une séquence diplomatique importante pour le dirigeant américain qui doit bientôt s'envoler pour la France, où il assistera au sommet du G7 à Biarritz, du 24 au 26 août.

Aux côtés des autres leaders des grandes puissances mondiales, il pourrait encore jouer les trouble-fêtes, tant les sujets de discorde se multiplient entre les Etats-Unis et leurs alliés traditionnels, estiment certains observateurs.

- "Grosse transaction" -

En fin de semaine dernière, la presse américaine avait révélé que Donald Trump s'était renseigné sur la possibilité pour les Etats-Unis d'acheter le Groenland, immense territoire autonome rattaché au Danemark qui compte quelque 56.000 habitants. Une idée qui avait d'abord fait sourire certains.

Le week-end dernier l'ancien homme d'affaires new-yorkais avait confirmé de vive voix s'intéresser au Groenland en qualifiant devant la presse cette éventuelle transaction de "grosse transaction immobilière", qui serait "stratégiquement intéressante".

M. Trump avait pourtant assuré dimanche que cette visite n'était "pas du tout" liée à son ambition territoriale.

De leur côté, les autorités locales n'ont pas apprécié cette convoitise de l'ex magnat de l'immobilier.

"Le Groenland est riche en ressources précieuses (...). Nous sommes prêts à faire des affaires, pas à vendre" le territoire, avait réagi vendredi le ministère groenlandais des Affaires étrangères.

Le Groenland est une gigantesque île arctique, grande comme quatre fois la France et riche en ressources naturelles (pétrole, gaz, or, diamant, uranium, zinc, plomb).

C'est le deuxième soir d'affilée que le dirigeant républicain mentionne sur Twitter la question de l'achat du Groenland.

"Je promets de ne pas faire ça au Groenland!", avait écrit lundi le milliardaire, non sans humour, dans un tweet accompagné d'un photomontage montrant son immense hôtel aux vitres dorées de Las Vegas s'élever au milieu d'un paysage bucolique du territoire danois.

Avec AFP

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