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Pénurie d'aliments et de médicaments après 10 jours de blocages routiers en Bolivie

Blocage routier imposé par les partisans de l'ancien président bolivien Evo Morales pour protester contre le nouveau report des élections en raison de l'épidémie de Covid-19, à El Alto, le 10 août 2020. (REUTERS/David Mercado)

Les blocages routiers se poursuivent pour le dixième jour consécutif en Bolivie, où des partisans de l'ex-président Evo Morales protestent contre le nouveau report des élections générales au 18 octobre, provoquant des difficultés d'approvisionnement en aliments et médicaments.

"Il y a 142 barrages routiers dans le pays", a indiqué mercredi le vice-ministre de l'Intérieur, Javier Issa, qui a dénoncé la présence de manifestants armés autour de certains d'entre eux.

Ces barrages concernent les neuf départements du pays, mais sont surtout concentrés autour des grandes villes, La Paz, sa voisine El Alto, Cochabamba et Santa Cruz, selon le dernier décompte du ministère de l'Intérieur.

Des partisans du Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti de l'ancien président Evo Morales ont commencé à bloquer les routes le 3 août après l'annonce par le Tribunal Suprême Electoral d'un nouveau report des élections présidentielle et législatives en raison de la pandémie de coronavirus.

D'abord prévues le 3 mai, ces élections avaient déjà été reportées une première fois au 6 septembre. Les protestataires estiment que ce nouveau report sera préjudiciable pour le candidat du MAS et dauphin d'Evo Morales, Luis Arce, en tête dans les intentions de vote pour le premier tour, selon les derniers sondages.

En pleine pandémie, ces blocages routier compliquent l'approvisionnement en denrées des principales villes du pays, où des pénuries ont été constatées tout comme un début de spéculation sur les prix.

Ils rendent également plus difficile l'arrivée de bouteilles d'oxygène médical dans les hôpitaux pour les malades du Covid-19. Le pays andin de onze millions d'habitants compte à ce jour 93.300 cas déclarés, dont 3.761 décès.

Mardi, l'Eglise catholique, l'Union Européenne et l'ONU ont annoncé une démarche conjointe pour tenter de mettre en œuvre un dialogue entre les différentes parties en conflit, dont le gouvernement intérimaire de la présidente de droite Jeanine Añez et l'opposition de gauche.

Selon l'Eglise catholique, les discussions pourraient débuter dès mercredi entre le gouvernement, le Parlement, l'instance électorale, les partis politiques et les syndicats.

La Bolivie traverse une crise post-électorale depuis le scrutin d'octobre 2019. Le président sortant, Evo Morales, s'est proclamé vainqueur de la présidentielle pour un quatrième mandat, mais l'opposition a crié à la fraude.

Après des semaines de manifestations, le président indigène a démissionné début novembre et fui la Bolivie, lâché par la police et l'armée. Un gouvernement intérimaire est en place depuis lors, dans l'attente de nouvelles élections.

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Un député argentin dénude le sein de sa compagne et l'embrasse en pleine visioconférence

Photo d'illustration. (Reuters)

Un député argentin a été suspendu jeudi pour avoir, lors d'une session parlementaire en visioconférence, embrassé le sein de sa conjointe à ses côtés.

Sur l'écran géant installé au Parlement, lors de ces séances où seuls une partie des députés sont présents physiquement et alors que l'un d'entre eux a pris la parole, une femme apparaît sur la vignette d'écran au côté de Juan Emilio Ameri qui l'enserre de son bras.

Le député de la province de Salta a alors sorti un sein du t-shirt que portait la jeune femme et s'est mis à l'embrasser. La session parlementaire a d'abord été interrompue, puis suspendue, par le président du Parlement, Sergio Massa.

"Tout au long de ces mois en télétravail nous avons vécu différentes situations où un député s'est endormi ou un autre s'est caché, mais aujourd'hui nous avons vécu une situation qui dépasse les règles de bienséance de cette maison," a lancé M. Massa.

Ameri a tenté de s'excuser, affirmant qu'il pensait ne pas être connecté à ce moment-là. "La connexion est très mauvaise. Ma conjointe est sortie des toilettes. je lui ai demandé comment étaient ses prothèses et je l'ai embrassée, car elle a été opérée pour des prothèses mammaires", s'est défendu le député de 47 ans qui devrait connaître dans les cinq jours la sanction infligée par le Parlement.

Interviewé sur la chaîne d'information argentine Todo noticias, qui fait ses gros titres de l'affaire, le député, membre de la coalition gouvernementale Frente de Todos du président de centre-gauche Alberto Fernandez, a exprimé sa "grande honte" mais indiqué qu'il ne démissionnerait pas.

"Je vais attendre que mes pairs décident en commission et je verrai ensuite", a-t-il dit, se défendant à nouveau d'un "regrettable accident" dû "à une mauvaise connexion" internet. Il dit que, depuis, sa conjointe se sent "très mal" et "ne cesse de pleurer".

Libération d'une Salvadorienne détenue 5 ans pour avortement

Manifestation devant un tribunal pour la libération de femmes qui purgent de longues peines de prison pour avortement présumé, à San Salvador, le 13 décembre 2017. L'avortement est illégal dans toutes les situations au Salvador. (AP/Salvador Melendez)

La justice salvadorienne a libéré Cindy Erazo, condamnée en 2015 à 30 ans de prison pour homicide aggravé après un accouchement prématuré, en application de la loi stricte sur l'avortement en vigueur au Salvador.

"Cindy a retrouvé la liberté, après avoir subi un procès injuste et avoir passé plusieurs années de sa vie en prison pour quelque chose qu'elle n'avait pas commis", a déclaré mercredi Morena Herrera, coordinatrice d'une organisation qui lutte pour la dépénalisation de l'avortement au Salvador, l'Agrupacion Ciudadana por la Despenalizacion del Aborto.

Cindy Erazo est sortie mardi d'une prison salvadorienne. L'affaire remonte à août 2014, lorsque la jeune femme a subi un accouchement prématuré avec hémorragie dans les toilettes d'un centre commercial de la périphérie est de San Salvador.

Le Salvador a adopté dans les années 90 une législation draconienne qui interdit l'interruption de grossesse en toutes circonstances, même en cas de risque pour la vie de la femme.

En avril 2015, Cindy Erazo a donc été condamnée à 30 ans de prison pour homicide aggravé. Après un recours de sa défense devant la Cour suprême de justice du Salvador, la peine a été réduite à 10 ans en 2016.

Elle a bénéficié pour bonne conduite de la possibilité prévue par la loi de sortir de prison après avoir purgé la moitié de sa peine. "Nous sommes heureuses de la libération de Cindy, qui est une victoire de plus pour les femmes qui sont en prison et sont accusées injustement après avoir subi des urgences obstétrique", a déclaré Morena Herrera.

Selon des organisations de défense des droits des femmes, 18 femmes sont actuellement détenues au Salvador en raison de cette loi particulièrement répressive après avoir été condamnées pour interruption de grossesse.

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