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Dix morts, dont sept supplétifs de l'armée, dans une attaque au Burkina


L'opération de Barkhane dans le nord du Burkina Faso, le 9 novembre 2019.

Au moins dix personnes, dont sept supplétifs de l'armée, ont été tuées dimanche lors d'une attaque dans le nord du Burkina Faso, ont indiqué lundi à l'AFP des sources des services de sécurité et locales.

"Des individus armés non identifiés ont attaqué hier (dimanche) le village de Niha-Mossi, ciblant particulièrement les VDP", de cette localité de la commune rurale de Pensa, située dans la province du Sanmatenga (région du Centre-Nord), a déclaré une source de sécurité.

"Le bilan de l'attaque est de sept VDP (Volontaires pour la défense de la patrie, supplétifs civils de l'armée) et trois civils tués", selon cette source qui a également évoqué "d'important dégâts matériels".

Un responsable local des VDP a confirmé l'information en précisant que "les concessions (propriétés) des villageois et le marché ont été incendiés, occasionnant un mouvement de fuite des habitants vers Pensa".

"Des opérations de ratissage sont en cours avec le soutien des volontaires des autres localités et des forces de défense et de sécurité", a-t-il affirmé.

Créés en décembre 2019, les VDP sont des supplétifs civils qui interviennent aux côtés des forces armées pour des missions de surveillance, d'information et de protection après une formation militaire de 14 jours.

Ils font également office de pisteurs et combattent souvent avec l'armée, au prix de lourdes pertes, avec plus de 200 morts dans leurs rangs depuis 2020, selon un décompte de l'AFP.

Le Burkina Faso, particulièrement les régions du Nord et de l'Est, est confronté depuis 2015 à des attaques jihadistes qui ont fait plus de 1.500 morts et contraint près de 1,5 million de personnes à fuir leur foyer.

Vendredi et samedi, le président Roch Marc Christian Kaboré, qui assure également les fonctions de ministre de la Défense, a échangé avec le personnel d'une armée mal formée et sous-équipée, en vue de trouver les moyens d'améliorer la lutte contre les groupes jihadistes liés à l'Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda.

Depuis l'attaque début juin du village de Solhan (Nord-Est), la plus meurtrière depuis six ans et qui a fait de 132 à 160 morts selon les sources, les manifestations de colère d'une population excédée se multiplient au Burkina.

La dernière a eu lieu samedi dans la ville de Dori (Nord) où plusieurs centaines de femmes ont manifesté pour dénoncer l'insécurité et les violences jihadistes qui minent leur vie quotidienne.

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