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Une cinquantaine de diplomates américains réclament des frappes contre Assad

Norway US KerrySecretary of State John Kerry speaks during the Oslo Forum at Losby Gods

Une cinquantaine de diplomates américains ont critiqué ouvertement la politique de leur pays en Syrie. Dans une note interne, ils demandent au président d’ordonner des frappes contre le régime de Bachar el-Assad. Le document conforte les détracteurs de la politique étrangère de Barack Obama.

Une cinquantaine de diplomates américains ont formé un groupe demandant que les Etats-Unis frappent militairement le régime syrien. Le document est une critique sévère de la politique menée depuis cinq ans par le président Barack Obama.

Le secrétaire d'Etat John Kerry, a reconnu l'existence du "télégramme diplomatique".

"Je pense que c’est un document important et je respecte ce procédé, et je vais probablement rencontrer ces gens et nous allons avoir une conversation à mon retour aux Etats Unis." a-t'il déclaré.

D'après le Wall Street Journal and le NY times, le télégramme plaide un recours judicieux à des frappes de missiles ou de drones. Il juge par ailleurs évidente et incontestable la logique morale à agir pour mettre fin aux tueries et aux souffrances en Syrie, après cinq années d'une terrible guerre.

Les diplomates soulignent également "le status-quo en Syrie continuera de provoquer des situations de plus en plus catastrophiques en matière humanitaire, diplomatique et de terrorisme".

Pour rappel, Barack Obama avait renoncé à la dernière minute l'été 2013 à bombarder des infrastructures du régime de Damas, malgré le fait que l'armée syrienne avait utilisé des armes chimiques contre des civils en août de cette année-là.

Depuis, l'administration américaine persiste à refuser tout engagement militaire d'envergure en Syrie, en proie à une guerre civile qui a fait 280.000 morts.

AFP/AP

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Le loup n'est plus une espèce protégée aux Etats-Unis

Des loups gris hurlent dans une zone d'exposition du Centre international du loup à Ely, dans le Minnesota, en février 2008. (Photo AP / John Flesher)

L'administration de Donald Trump a confirmé jeudi que les loups ne seraient dorénavant plus une espèce protégée aux Etats-Unis. Elle révoque ainsi une classification en place depuis 1978 après leur quasi-extinction, et ouvrant la voie à ce qu'ils soient davantage chassés.

L'annonce intervient quelques jours avant l'élection présidentielle du 3 novembre, alors que de nombreux élus républicains du Midwest, terre électorale cruciale, réclamaient le retrait du loup de la liste protégée.

"Après plus de 45 ans sous un statut d'espèce protégée, le loup gris a excédé tous les objectifs de préservation en vue de son rétablissement", a déclaré le secrétaire à l'Intérieur David Bernhardt (les premières protections ont commencé en 1974).

La population de loups (Canis lupus) aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) est remontée à 6.000, selon le département de l'Intérieur, contre moins de 1.000 en 1967.

Le loup s'est redéveloppé dans la région des Rocheuses et a commencé à revenir dans l'Ouest. Sous la présidence de Barack Obama, il avait déjà perdu son statut protégé dans l'Idaho et le Montana.

Il reviendra désormais aux Etats de décider comment gérer les populations de loups, en autorisant ou non la chasse et les pièges. La mesure était réclamée par des éleveurs. Seul le "loup mexicain", présent dans le Sud-Ouest, restera protégé au niveau fédéral.

La communauté scientifique et un grand nombre d'élus, de citoyens et de militants s'opposaient à la révocation, car le loup n'a pas encore regagné tout son habitat historique.

L'ONG Earthjustice a promis de contester la décision en justice, accusant l'agence fédérale chargée de la protection des animaux de ne pas avoir suivi les procédures scientifiques normales.

"Choquée et attristée" par la décision de l'US Fish and Wildlife Service, Jane Goodall, célèbre avocate des animaux et spécialiste des primates, a expliqué que les loups ne pourraient plus étendre leurs territoires en raison de la chasse et des pièges.

"Les loups ont la même conscience, les mêmes émotions et la même intelligence que les chiens, voire plus", a dit Jane Goodall dans une vidéo. "Comment réagiriez-vous si votre chien était abattu pour que quelqu'un accroche sa tête sur un mur?"

Treize espèces ont perdu leur statut protégé depuis 2017 sous l'administration Trump. La liste inclut une chauve-souris, un gecko ou encore un campagnol.

Le célèbre rapace "bald eagle" (pygargue à tête blanche), animal symbole des Etats-Unis, a été retiré de la liste protégée en 2007.

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