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Dialogue national inclusif pour sortir de la crise au Mali

Dans la salle Bazoumana Sissoko-Palais de la culture à Bamako, le 14 décembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)

Au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keita a lancé samedi le dialogue national inclusif, une initiative censée trouver une solution à la crise sécuritaire et humanitaire que vit le pays.

Les débats vont durer jusqu’au 22 décembre. Plusieurs organisations civiles et partis d’opposition ont refusé de prendre part à ce dialogue qui doit définir une nouvelle feuille de route pour sortir de la crise sécuritaire.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta lance le "dialogue national inclusif"
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Ces 10 jours de débat constituent la phase ultime d’un dialogue lancé depuis plusieurs mois, à travers des concertations locales dans 605 communes, 10 régions, 57 cercles, et dans les six communes de Bamako.

Les ambassades et consulats du Mali à travers le monde ont aussi servi de cadre à ces concertations. Plus de 30 résolutions ont été prises lors de ces rencontres décentralisées.

Les objectifs de ces débats qui ont démarré ce week-end sont donc clairs: faire un diagnostic sans complaisance et surtout proposer des solutions, pour sortir définitivement de la crise.

Cheick Sidi Diarra, président du comité d'organisation du dialogue national inclusif, explique que "c'est une chance inégalée que le peuple accepte de s'exprimer sur nos préoccupations majeures de l'heure et d'offrir des pistes de solution dans la courtoisie et dans le respect de l'état de droit".

"Cette chance, nous devons la saisir de toutes nos forces pour la traduire en avancées irréversibles pour notre démocratie, en faveur de la consolidation de l'état de droit et de la bonne gouvernance".

Le président IBK parle à la population à Bamako, le 14 décembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)
Le président IBK parle à la population à Bamako, le 14 décembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)


Après avoir remercié les organisateurs, le président IBK a planté le décor du dialogue en sa manière. "Il s’agira pour vous d’ausculter le pays pour voir quel est son mal, d’où nous vient-il et comment le soigner. Vous êtes une force de propositions. Et le peuple attendra de vous que votre congrès ne soit pas un congrès de plus, mais le congrès qu’il fallait pour mieux asseoir notre processus démocratique, adapter nos institutions, corriger notre gouvernance, stabiliser notre pays, renforcer notre commune volonté de vivre en commun".

Pour le président IBK, la crise que traverse le Mali depuis 10 ans, a laissé des séquelles, qu'il faut soigner. "Il est désormais incontestable que de nouvelles légitimités se font jour qui gagnent le cœur des populations, avec un nouveau système de justice même si cela s’appelle charia, d’administration et d’enseignement".

"L’Etat tel qu’il est questionné, ébranlé dans ses fondements. Vos assises doivent mieux analyser et traiter la demande de mieux d’Etat que le processus de décentralisation, réforme majeure du Mali démocratique, a permis de déceler. Car dans nos villages, nos communes, aux yeux de nos populations, plus rien, ne peut être comme avant. Qu’on se le tienne pour dit !"

Cette rencontre va se dérouler sans la participation de plusieurs acteurs politiques et syndicaux qui estiment que ce dialogue est "faussé". C’est le cas du chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, qui a estimé jeudi que ce dialogue était "de la pure communication politique" et "une mise en scène".

A l'inverse, les groupes armés signataires de l'accord d'Alger prennent part aux travaux.

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L'UE et les Emirats livrent des véhicules blindés au Mali en guerre contre le djihadisme

Général Keba Sangaré lors de la revue des troupes, au Mali, le 8 septembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)

L'Union européenne a remis vendredi 13 véhicules blindés destinés à la composante malienne de la force conjointe anti-jihadiste du G5 Sahel, au lendemain de l'arrivée à Bamako des premiers des 130 blindés de fabrication russe en partie financés par les Émirats arabes unis.

Ces 13 blindés tout-terrain de type Bastion, huit destinés au transport de troupes, deux à la lutte anti IED (engins explosifs improvisés), deux pour les évacuations sanitaires et un aménagé en poste de commandement ont été remis aux autorités maliennes lors d'une cérémonie au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, selon un communiqué de l'UE.

Ils sont destinés à équiper les deux bataillons maliens de la force conjointe des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad), dont le manque persistant de matériel a, selon l'ONU, ralenti la montée en puissance depuis sa relance en 2017.

Ils font partie d'un lot de 46 véhicules blindés déjà ou en passe d'être livrés par l'UE à ces pays du Sahel dont les armées paient un lourd tribut à la lutte contre les groupes djihadistes, dont les attaques se multiplient. Outre ceux livrés vendredi au Mali, 13 l'ont déjà été au Niger, 7 à la Mauritanie, 4 au Tchad et 4 au Burkina.

Dans les prochaines semaines, trois supplémentaires doivent être fournis au Tchad et deux au Burkina Faso, selon une source diplomatique européenne.

L'UE et ses Etats membres ont débloqué quelque 155 millions d'euros pour soutenir la Force conjointe depuis sa création, dont près de 70% ont déjà été décaissés. L'UE a en outre décidé d'un financement additionnel de 138 millions d'euros, confirmé par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell lors du sommet de Pau entre la France et le G5 Sahel le 13 janvier.

"Ces blindés vont aider nos soldats, surtout à éviter les mines et les embuscades, parce qu'ils peuvent résister à beaucoup de coups de feux", a déclaré à l'AFP en marge de la cérémonie le général de brigade Moustapha Drabo, directeur du matériel, des hydrocarbures et des transports des Forces armées maliennes (FAMa).

Jeudi, un vol cargo avec à son bord sept véhicules blindés de type Typhoon Kamaz, des 4x4 de fabrication russe, avait atterri à l'aéroport de Bamako, selon le gouvernement malien.

Ils font partie d'un lot de 130 véhicules de ce type destinés aux FAMa. Trente de ces blindés constituent un don des Emirats arabes unis, les 100 restants étant financés par le budget national malien, selon les services du Premier ministre Boubou Cissé.

L'UE remet 13 véhicules blindés aux forces armées maliennes

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