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Dialogue avec les groupes armés "primordial" pour le président centrafricain

  • VOA Afrique

Dépôt de gerbe de fleurs au monument des Martyrs à Bangui avec Antonio Guterres, Centrafrique, le 26 octobre 2017. (VOA/Freeman Sipila)

Le dialogue avec les groupes armés est au "centre" de sa stratégie, a déclaré jeudi à Bangui le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, lors d'une conférence de presse avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

"Si nous avons l'argent, nous irons rencontrer tous les groupes armés sur le terrain pour leur dire qu'il est temps de cesser les violences", a dit M. Nahayo à des journalistes, soulignant qu'un contact a d'ores et déjà été pris avec ces groupes.

Le DDR, dont un projet pilote a débuté en septembre 2017, a pour objectif de désarmer les milices qui contrôlent la plupart du pays de 4,5 millions d'habitants.

Le projet reste fragile, tant les conflits restent vivaces - faisant des centaines de morts civils ces derniers mois - dans certaines parties du pays (sud-est, nord-ouest, centre).

Mi-septembre, un remaniement ministériel a acté l'entrée au gouvernement de représentants de plusieurs groupes armés, dont certains continuent de se livrer à de meurtrières exactions dans le reste du pays.

Cette "ouverture" a suscité le scepticisme de nombreux observateurs, tant le président centrafricain n'a cessé de marteler que la justice serait "implacable" vis-à-vis des auteurs de crimes commis alors que ces mêmes groupes sont unanimement désignés comme les principaux responsables des violences.

Après leur rencontre avec la presse, MM. Touadéra et Guterres se sont rendus au rond-point des Martyrs, dans le centre de Bangui, où ils ont déposé une gerbe.

Dépôt de gerbe de fleurs au monument des Martyrs à Bangui avec Antonio Guterres, Centrafrique, le 26 octobre 2017. (VOA/Freeman Sipila)
Dépôt de gerbe de fleurs au monument des Martyrs à Bangui avec Antonio Guterres, Centrafrique, le 26 octobre 2017. (VOA/Freeman Sipila)

M. Guterres a ensuite, sous les hourras, serré quelques mains de Centrafricains, réunis en grand nombre sous haute protection aux abords du rond-point.

Mercredi, il s'était rendu à Bangassou (sud-est), théâtre de violents affrontements ces dernières semaines qui ont fait des dizaines de morts selon des bilans encore provisoires.

Il avait ensuite rencontré à huis clos à Bangui des victimes de violences sexuelles et des familles de victimes.

Reunion avec la société civile et la plateforme religieuse en la présence d'Antonio Guterres, à Bangui, Centrafrique, le 26 octobre 2017. (VOA/Freeman Sipila)
Reunion avec la société civile et la plateforme religieuse en la présence d'Antonio Guterres, à Bangui, Centrafrique, le 26 octobre 2017. (VOA/Freeman Sipila)

Arrivé mardi, pour sa première visite à une mission de paix de l'ONU depuis sa prise de fonctions en janvier, M. Guterres a plaidé à plusieurs reprises pour un renforcement de 900 Casques bleus de la mission de l'ONU dans le pays, la Minusca, forte de 12.500 hommes.

Cette demande doit être actée par le Conseil de sécurité, qui renouvelle en novembre le mandat de la mission.

Pour la dernière étape de sa tournée, le patron de l'ONU donnera un discours à l'Assemblée. Puis il fera une visite du PK5, le grand quartier musulman de la capitale.

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