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Trois femmes kamikazes tuées dans l'Extrême-Nord du Cameroun


Un agent de sécurité fouille une femme au camp de réfugiés de Minawao à Minawao, au Cameroun, le 15 mars 2016.

Mora, ville de l’Extrême-Nord du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria, a connu un autre attentat-suicide vendredi.

Les kamikazes, deux jeunes femmes, ont été tuées dans l’explosion de leurs charges aux environs de 5h du matin, au quartier Amatchali, rapporte Aboubacar Mahama Ali, journaliste de Radio Sava FM de Mora, contacté par le correspondant de VOA au Cameroun.

Une source de sécurité salue la bravoure et la franche collaboration "des membres du comité de vigilance qui ont aperçu les deux jeunes femmes kamikazes et ont alerté une patrouille des éléments du Bataillon d'intervention rapide (BIR), l'unité d'élite de l'armée camerounaise chargée de lutter contre le terrorisme dans la région de l’Extrême-Nord, et du 42e Bataillon d'infanterie motorisé (BIM).

A l'arrivée des forces de défense, les deux jeunes femmes kamikazes ont déclenché leurs charges, se tuant sur le coup et faisant deux blessés légers au sein de la population du quartier Amatchali.

Les forces de sécurité camerounaises ont, par ailleurs, abattu une autre femme kamikaze à Amchidé, près de la localité de Kolofata, toujours dans l'Extrême-Nord du Cameroun

Les deux attentats déjoués ce vendredi à Mora et Amchidé prouvent à suffisance combien la lutte contre Boko Haram reste ardue pour le Cameroun.

Le 21 juin 2017, à la suite d’un nouvel attentat-suicide à Kolofata, Babila Aroua, préfet du département de Mayo Sava, a confié à la VOA que, " pendant le mois du ramadan, les kamikazes sont endoctrinés par la perspective de se retrouver au paradis en cas d'acte terroriste commis par leur soin."

Ce qui explique "la recrudescence d'attentats kamikazes durant le mois de juin" , a expliqué le préfet du Mayo Sava.

Emmanuel Jules Ntap

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