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RDC

Deuil national décrété après un naufrage en RDC

Le président de la RDC, Felix Tshisekedi, arrive le 16 avril 2019 dans un centre de traitement Ebola de l'hôpital général de Beni.

Treize personnes sont mortes et 114 sont portées disparues après le naufrage d'une embarcation sur le lac Kivu dans l'est de la RDC où le président Félix Tshisekedi a décrété une journée de deuil national, a indiqué jeudi la présidence.

"Le président de la République a décrété un jour de deuil national (vendredi) à la suite du naufrage d'un bateau" dont le bilan est de 13 morts et de "114 personnes qui manquent à l'appel", indique la présidence congolaise dans un communiqué.

Le président Tshisekedi a fait cette annonce dans la région du Kivu où il se trouve depuis dimanche. Le chef de l’État a aussi décidé du port obligatoire de bouées de sauvetage par des passagers voyageant sur le lac Kivu.

Mardi, la présidence congolaise avait avancé dans un tweet le chiffre de "150 disparus", repris par des grands médias et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, qui a proposé son aide à la RDC, avait évoqué de "nombreux disparus".

Ce bateau avait embarqué dans la nuit de lundi à mardi "49 adultes et sept enfants", selon le "manifeste" (liste des passagers) établi par le commissaire fluvial de Kalehe, consulté par l'AFP. Cette liste omet souvent des passagers clandestins.

En RDC, les naufrages se soldent souvent par des bilans très lourds en raison de la surcharge et de la vétusté des embarcations, de l'absence de gilets de sauvetage à bord et du fait que beaucoup de passagers ne savent pas nager.

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Mille morts et 500.000 déplacés dans les violences en Ituri en 3 ans

Des soldats marocains de la Monusco patrouillent dans le territoire de Djugu ravagé par la violence, dans la province de l'Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo, le 13 mars 2019.

Près de 1000 personnes ont été tuées et un demi-million ont été déplacées dans les violences en Ituri depuis décembre 2017, selon l'ICG.

"Depuis décembre 2017, des violences dans la province de l’Ituri ont fait près de 1 .000 morts et un demi-million de déplacés", écrit le Centre d'analyse politique International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié mercredi à Kinshasa.

Dans son rapport, ICG demande également aux autorités d'envisager de négocier "la reddition" de plusieurs milices.

"Le gouvernement congolais devrait privilégier une stratégie visant à négocier la reddition des milices Lendu tout en soutenant un dialogue plus vaste entre les Hema, les Lendu, et d’autres communautés de l’Ituri", estime l'ONG.

"Des acteurs externes, selon ICG, y compris de la province (voisine) du Nord-Kivu et des pays avoisinants, sont également impliqués dans ce conflit".

Le président congolais Félix Tshisekedi devrait "simultanément travailler avec les pays voisins pour qu’ils cessent tout appui aux assaillants de la région", estiment les auteurs du rapport, l'invitant à "mettre le conflit de l’Ituri à l’ordre du jour du nouveau forum quadripartite réunissant l’Angola, l’Ouganda, la RDC et le Rwanda".

Entre 1999 et 2003, un conflit entre les milices des deux communautés Lendu et Hema, instrumentalisé par l'Ouganda voisin, avait fait des dizaines de milliers de morts.

Les violences ont repris pour des motifs obscurs fin 2017, sans que cette fois l'Ouganda semble y jouer un rôle. Les attaques sont attribuées aux miliciens de la secte ethnico-mystique Coopérative pour le développement du Congo (Codeco, qui prétend défendre les Lendu). Les Hema n'ont pas reconstitué de milices, s'en remettant à l'autorité de l'État.

Cependant, selon ICG, "l’organisation de jeunes hema en groupes d’autodéfense qui érigent des barrages sur les routes de l’Ituri devraient alerter sur le risque d’une plus forte communautarisation du conflit".

Une délégation d'anciens chefs de guerre du conflit de 1999-2003 séjourne en Ituri depuis quelques jours pour tenter d'œuvrer pour la paix à la demande du président Tshisekedi.

Les tueries en cours en Ituri "pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale", a mis en garde la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda, le 4 juin dernier.

Depuis près de trois décennies, Kinshasa négocie les redditions des groupes armés avant d'intégrer combattants et commandants au sein de l'armée régulière sans jamais mettre fin à l'activisme des groupes armés et des milices dans sa partie orientale.

Confusion à Kinshasa autour de la démission supposée du chef des juges

Président ya Vour constitutionnelle Benoït Lwamba Bintu na Kinshasa, 19 janvier 2019. (Photo by Caroline THIRION / AFP)

La présidence de la RDC dit avoir pris acte de la démission du juge qui dirige la Cour constitutionnelle, mais ce dernier nie avoir démissionné.

Une controverse couve au sujet du plus haut juge de la RDC : ses pairs juges et la présidence du pays prétendent qu'il a démissionné, ce qu'il nie.

Mardi, Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, directeur de cabinet intérimaire du président congolais Félix Tshisekedi, a adressé une correspondance au Conseil supérieur de la magistrature pour accuser réception d'un procès-verbal dans lequel le Conseil - l'organe qui régule la justice - valide la démission du président de la Cour constitutionnelle, le juge Bénoit Lwamba Bindu.

Le président Tshisekedi "saisit cette occasion pour féliciter et remercier une fois de plus, le président démissionnaire pour les services rendus à notre justice", écrit le directeur de cabinet.

Mais selon l’avocat du juge Bénoit Lwamba Bindu, la lettre de démission brandie par le Conseil est fausse, son client n'a pas démissionné.

"Il n’y pas démission parce que celle-ci a été démentie par le président de la Cour constitutionnelle. Il s’en suit que les actes qui ont été posés en vertu de cette prétendue démission sont caducs. Le président reste en place", a déclaré à VOA Afrique Me Théodore Ngoyi, avocat du juge Lwamba Bindu.

Il explique que son client est en Europe depuis quelques temps pour des soins médicaux.

"Quand il va revenir, il aura la liberté de dire si oui ou non il a démissionné. Pour le moment, nous avons sa lettre qui dit qu’il n’a pas démissionné", précise Me Ngoyi.

Le président de la plus haute cour congolaise dit qu'il n'a pas démissionné
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Sans mâcher ses mots, l'avocat accuse des agents du service de renseignement de s'être introduits illégalement dans les bureaux du président de la Cour constitutionnelle qui est également président du Conseil supérieur de la magistrature.

"Ils ont cassé l’antichambre du bureau à la recherche des documents ou du sceau parce qu’on voudrait, semble-t-il, donner un numéro correct à la lettre de démission attribuée au président (de la Cour constitutionnelle)", explique Me Ngoyi.

Comme preuve, il précise que la fausse lettre de démission porte un numéro de référence qui en réalité correspond à un tout autre document.

"Cette lettre n’est pas passée par la cour", conclut Me Ngoyi.

En place depuis près de 20 ans, le juge Bénoit Lwamba Bindu est sous le coup de sanctions américaines: Washington lui reproche d'avoir contribué aux violations de droits de l'homme en RDC.

Le procès en appel de Vital Kamerhe fixé au 24 juillet

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Le président de la plus haute cour congolaise dit qu'il n'a pas démissionné

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Des milliers de personnes se sont rassemblées ce matin à Kinshasa

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