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États-Unis

Destitution: des élus républicains interrompent un témoignage au Congrès américain

Les députés républicains, en colère, devant la salle d’audition de la Commission du renseignement de la Chambre des Représentants à Capitol Hill, à Washington, le 23 octobre 2019.

Des élus républicains du Congrès américain, furieux de ne pas être assez impliqués dans l'enquête des démocrates en vue d'une procédure de destitution de Donald Trump, ont interrompu mercredi un témoignage à huis clos, créant un rare chaos sur la colline du Capitole.

Plus d'une vingtaine d'élus républicains de la Chambre des représentants ont fait irruption dans une pièce sécurisée, retardant le témoignage d'une responsable du Pentagone, dans le cadre de l'enquête démocrate qui pourrait aboutir sur une mise en accusation ("impeachment") du président Trump.

En violation avec les règles de sécurité de la Chambre, les parlementaires ont pénétré dans cette pièce avec leurs téléphones portables.

Certains contestataires ont même écrit des messages sur Twitter depuis cette chambre sécurisée, appelée "SCIF" dans le jargon du Congrès.

"J'ai conduit 30 de mes collègues dans le SCIF où Adam Schiff (président démocrate de la commission du Renseignement à la Chambre, ndlr) recueille des dépositions secrètes pour l'impeachment", a ainsi tweeté le représentant de Floride Matt Gaetz, un fidèle soutien de Donald Trump.

Adam Schiff, qui mène de facto l'enquête parlementaire démocrate contre le président républicain, a été contraint d'appeler le sergent d'armes de la Chambre, selon le Washington Post.

Selon un enregistrement audio d'un autre élu républicain, Alex Mooney, Adam Schiff a quitté la salle "car il refusait que l'audition se déroule de manière transparente".

Les auditions se déroulent pourtant devant l'ensemble de la commission du Renseignement, où une trentaine d'élus, démocrates et républicains, peuvent interroger les témoins.

- Retard de plusieurs heures -

L'audition de Laura Cooper, chargée de la Russie, l'Ukraine et l'Europe centrale au Pentagone, a finalement pu démarrer dans l'après-midi après plusieurs heures de retard.

Pour freiner la progression de l'enquête, au terme de laquelle les démocrates - majoritaires à la Chambre - peuvent voter un "impeachment" de Donald Trump, les élus républicains dénoncent un manque de transparence.

Mardi, c'est le diplomate américain Bill Taylor, en poste en Ukraine, qui s'est exprimé pendant 10 heures - un témoignage qui a conforté les démocrates dans leurs soupçons.

Il a relaté comment le président de la première puissance mondiale avait essayé de faire pression sur l'Ukraine pour que ce pays enquête sur la famille de son rival démocrate Joe Biden à l'approche de l'élection de 2020.

Devant la Chambre des représentants, M. Taylor a relaté que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne (UE), lui avait clairement indiqué que M. Trump avait lié le déblocage d'une aide à l'Ukraine à l'annonce par Kiev d'une enquête visant le fils de M. Biden, qui fut au conseil d'administration d'une entreprise ukrainienne.

Si la Chambre vote l'inculpation de Donald Trump, la procédure passerait au Sénat, à majorité républicaine, pour le "procès" du président.

L'incident de mercredi intervient deux jours après que le milliardaire new-yorkais a appelé les parlementaires républicains à "s'endurcir" et "combattre" cette procédure de destitution qui le vise.

Avec AFP

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L'ouragan Zeta a touché terre près de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane

Un panneau de campagne électorale se trouve dans un arbre alors que l'ouragan Zeta balaie la Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis, le 28 octobre 2020.

L'ouragan Zeta a touché terre mercredi après-midi près de La Nouvelle-Orléans,dans l'Etat américain de Louisiane, avec des vents allant jusqu'à 130 km/h, après avoir légèrement perdu en puissance, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Zeta, la 11e tempête portant un nom à frapper les Etats-Unis cette année, un record, a touché terre en temps qu'ouragan de catégorie 2 sur une échelle qui en compte 5 à environ 100 kilomètres au sud de la Nouvelle-Orléans.

Les effets de sept tempêtes ou ouragans se sont fait ressentir, à des degrés divers, en Louisiane, particulièrement affectée cette saison.

Une alerte ouragan a été émise et s'étend sur plus de 300 kilomètres de la ville de Morgan City en Louisiane, jusqu'à la frontière entre le Mississippi et l'Alabama. Des ordres d'évacuation obligatoire ont été émis dans certaines régions côtières.

Outre les vents et les fortes pluies attendues, le NHC a également mis en garde contre les dangers posés par la montée des eaux de la mer: une alerte à la submersion côtière est en place pour toute une partie du littoral, avec une houle attendue à plus de 3 mètres.

Les habitants de La Nouvelle-Orléans, rodés à l'exercice, bouclaient les préparatifs mercredi avant l'arrivée de Zeta: provisions stockées, en prévision des coupures d'eau ou d'électricité, et maisons protégées par des sacs de sable ou du contreplaqué.

"Pour les gens qui habitent ici, ça fait juste partie du fait de vivre ici", a expliqué à l'AFP, Geoff Wallace, 60 ans. "Ce qui a de bien avec celui-là, c'est qu'il bouge vite."

Zeta se déplace en effet à une vitesse de 40 km/h, ce qui diminue les risques d'inondation sur La Nouvelle-Orléans. Cette dernière reste encore traumatisée par le passage de l'ouragan Katrina en 2005 qui avait eu le temps d'inonder 80% de la ville et de provoquer environ 1.500 décès en Louisiane.

"Il semble assez clair maintenant que Zeta frappera directement La Nouvelle Orléans. Finissez de vous préparer ce matin", a tweeté dans la matinée la maire de la ville, LaToya Cantrell. "Assurez-vous que vous avez de l'eau, de la nourriture et des médicaments pour tous les membres de votre foyer."

Le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards a pour sa part appelé les gens à rester chez eux, ajoutant sur Twitter que si "aujourd'hui a été dur, nous continuons à subir Zeta, chacun doit rester à l'écoute des consignes locales et suivre les couvre-feux là où ils sont déclarés".

Lors d'une interview radio, le gouverneur a précisé que 500.000 foyers étaient déjà privés d'électricité, donc 78% de la Nouvelle-Orléans, où son emblématique quartier Français a été totalement déserté.

Certaines zones côtières, particulièrement touchés, ont déclaré le couvre-feu.

Le président Donald Trump a approuvé mardi soir la déclaration d'état d'urgence pour la Louisiane, permettant de débloquer des moyens fédéraux, a annoncé la Maison Blanche.

L'ouragan Zeta, qui s'était formé sur la mer des caraïbes, avait touché terre lundi soir dans les environs de Ciudad Chemuyil, dans l'Etat de Quintano Roo au Mexique. Son passage n'y a pas fait de victimes, selon son gouverneur. Il avait ensuite été rétrogradé en tempête tropicale avant de reprendre de la puissance et de toucher les Etats-Unis.

La saison des ouragans, qui n'est pas encore terminée, est particulièrement intense cette année. A cause de l'épuisement de la liste des noms latins prévus, les météorologues ont commencé à les identifier avec l'alphabet grec.

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques, qui prévoient une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5, les plus destructrices.

Ancien bastion républicain, le Texas de plus en plus contesté

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La lune de miel entre Washington et Paris est terminée

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COVID-19: premiers résultats prometteurs pour les thérapies à base d'anticorps

Un technicien de laboratoire tient le médicament de traitement de la maladie à coronavirus (COVID-19), le «Remdesivir» dans les locaux d'Eva Pharma au Caire, en Égypte, le 25 juin 2020. REUTERS / Amr Abdallah Dalsh

Deux sociétés américaines, Regeneron et Eli Lilly, ont publié mercredi des résultats différents et plus ou moins concluants sur leurs traitements contre la maladie Covid-19 à base d'anticorps de synthèse, jugés prometteurs pour les patients au début de la maladie.

Regeneron a d'une part affirmé dans un communiqué de presse que des essais sur 524 patients avaient démontré que son cocktail d'anticorps dits monoclonaux, REGN-COV2, avait permis de réduire la charge virale des malades, et le besoin d'attention médicale ou d'hospitalisation, par rapport à des patients ayant reçu un placebo.

C'est ce traitement qu'a reçu le président américain Donald Trump début octobre.

Ces résultats, qui complètent des précédents sur 275 patients, n'ont pas encore été évalués indépendamment par une revue scientifique.

Le groupe Eli Lilly, qui avait publié auparavant par communiqués de presse des résultats intérimaires, a en revanche publié mercredi des résultats de l'essai de phase 2 de son propre traitement aux anticorps (LY-CoV555, aussi appelé bamlanivimab) dans la revue médicale New England Journal of Medicine.

Les données de cet essai-là sont mitigées. Un seul dosage (2.800 mg) a montré une efficacité modeste, chez des patients non hospitalisés ayant des symptômes légers à modérés.

Les deux sociétés sont soutenues par le gouvernement américain.

Regeneron a reçu plusieurs contrats, dont un à 450 millions de dollars, pour aider à fabriquer des doses à grande échelle aux Etats-Unis.

Et le gouvernement a annoncé mercredi l'achat de 300.000 doses du traitement de Lilly, mais sous un autre dosage (700 mg), pour 375 millions de dollars, avec une option à 812,5 millions de dollars pour 650.000 doses supplémentaires.

Les deux ont déposé auprès de l'Agence américaine des médicaments (FDA) des demandes d'autorisation, les traitements n'étant aujourd'hui disponibles que dans le cadre d'essais cliniques ou d'autorisations au cas par cas, comme M. Trump en a bénéficié.

Niger: les ravisseurs de l'otage américain demandent une rançon

Les forces spéciales nigérianes participent à un exercice de sauvetage des otages à la fin de l'exercice Flintlock à Mao, au Tchad, samedi, avec l'appui de l'armée américaine et ses partenaires occidentaux. (Photo AP / Jerome Delay)

Les ravisseurs de l’Américain Philip Walton, enlevé dans le nuit de lundi à mardi à Massalata au Niger, près de la frontière avec le Nigeria, ont exigé mercredi une "rançon" contre sa libération, selon le préfet de la zone.  

"Les ravisseurs ont appelé le père sur son téléphone pour réclamer une rançon", a expliqué Ibrahim Abba Lélé, préfet de Birni NKonni (dont Massalata est voisine), sans préciser le montant demandé.

Dans un communiqué lu sur la radio nationale, le ministère de l’Intérieur a indiqué que les ravisseurs avaient "fouillé le domicile à la recherche de l’argent" et avaient ensuite fui "en direction de la zone frontalière".

"Les forces de défense et de sécurité de la zone ont conduit des opérations de ratissage et des renforts ont été déployés", souligne le communiqué qui indique que "toutes les dispositions sont prises, en collaboration avec les services de sécurité américains et nigérians en vue de retrouver l’intéressé".

Philip Walton était installé à Massalata avec sa femme et un enfant depuis deux ans, selon son père Bruce Walton qui habite Birni Nkonni et vit au Niger depuis près de 30 ans.

Un porte-parole du Département d'Etat américain à Washington a confirmé mardi qu'un "citoyen américain avait été enlevé au Niger".

Le Sahel est régulièrement le théâtre d'enlèvements d'Occidentaux par des groupes jihadistes.

Début octobre au Mali, la Française Sophie Pétronin et deux otages italiens ont été libérés, mais plusieurs restent détenus au Sahel. Parmi eux, l'humanitaire américain Jeffery Woodke enlevé au Niger en octobre 2016 à Abalak, à environ 200 km au nord de Birni Nkonni.

Toutefois la zone dans laquelle Philip Walton a été enlevé est loin du rayon d'action habituel des groupes jihadistes. C'est une zone de contrebande et de banditisme actifs, grâce à la porosité de la frontière entre le Niger et le Nigeria.

En août, six humanitaires français et deux Nigériens avaient été assassinés à 60 km à l'ouest de Niamey dans la réserve naturelle de Kouré, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Le Niger est en proie à des attaques jihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts.

Les Américains disposent de deux bases de drones à Agadez et Dirkou, au nord du Niger. Leurs appareils survolent le Sahel en permanence et sont un soutien important à la force française antijihadiste Barkhane.

En 2017, quatre soldats américains des Forces spéciales et cinq militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger. Cette attaque avait été revendiquée par l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) alors qu'officiellement les USA ne disposaient pas de troupes en opération au sol.

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